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Zanki Zero: Last Beginning

Avec derrière lui Yoshinori Terasawa et Takayuki Sugawara, producteur pour le premier et game designer pour le second de la saga Danganronpa, Zanki Zero: Last Beginning a de quoi susciter l’intérêt. Mais cela va-t-il plus loin qu’une simple association de noms, tout en se différenciant de la franchise susnommée ?

Suicide squad

Bonne ambiance d’entrée, puisqu’Haruto Higurashi essaie de se suicider du haut d’un immeuble. Essaie effectivement, car il se réveille sur une île, sans savoir pourquoi. C’est ainsi qu’il fait connaissance avec la première de ses futur(e)s comparses. Car, sans en connaitre les raisons non plus, le monde tel que nous le connaissions, a été détruit par les humain(e)s. La Terre qui devrait apparemment se renommer en Mer par ailleurs. Les eaux semblent en effet recouvrir plus que jamais le globe. Huit personnes restent en vie sur cette bien-nommée Garage Island, enfin des personnes… En réalité des clones, qui devront apprendre à survivre et décéder, pour revenir plus fort(e)s.

On ne vous en révélera pas davantage, tant Zanki Zero: Last Beginning mise sur son scénario et les nombreuses surprises qui vous attendent. Prenez tout de même en compte sa facette mature. Sept des protagonistes représentent ainsi tout autant de péchés mortels, dont le passé vous fera découvrir leur identité. Des séquences fortes & émotionnelles. Et vous constaterez que l’ultime avatar est loin d’être en reste côté péché.

La guerre des cliones

Du mélange des genres, l’on tire potentiellement de l’originalité. Zanki Zero: Last Beginning prend cette tournure et pas qu’un peu. On y découvre ainsi une dimension rôliste survie peu courante. Avec une tendance dungeon crawler pour la partie exploration et combats. Le scénario se mêle complètement à la partie ludique, puisque de leur identité de clones ressortent plusieurs particularités. Tout d’abord leur espérance de vie. Celle-ci ne dépassant pas les 13 jours, durant lesquels elles & ils passent par 4 périodes. Âge enfant, moyen, adulte et âgé. Des caractéristiques différentes étant allouées à chaque. En enfant, l’on peut se faufiler dans des recoins inaccessibles aux grand(e)s. Adultes l’on sera plus fort(e)s. L’on aura acquis davantage de connaissances à l’âge moyen… Mais il en va de même à propos des faiblesses. On peut ainsi être plus ou moins rapide, faible physiquement…

Sur l’île l’on devra construire sa nouvelle société, à base de bricoles que l’on récupérera ici et là. Qu’il s’agisse simplement de débris dérivant sur les îles ou de ressources à dénicher au sein de tours et autres donjons malfamés. Il faudra savoir user de ses spécificités, pour les user à bon escient afin de dénicher de nouveaux éléments. Mais tout autant pour venir à bout des ennemis. Prenant place en temps réel, les batailles mettent en avant un quatuor de nos protagonistes et les 4 autres en retrait. Avec évidemment la possibilité de les sélectionner. Le placement est primordial dans Zanki Zero: Last Beginning. On fera donc de notre mieux pour surprendre par derrière l’opposant(e), en vue de lui infliger davantage de dégâts basiques, puissants, voire au-delà comme on vous l’expliquera par la suite. Tout en évitant de se manger une grosse doudoune, par rapport à une rencontre frontale.

Mais décéder n’est que moyennement un souci chez notre escouade. Si cela survenait avant le cycle de 13 jours, une nouvelle version de l’héroïne/du héros en question déboulerait grâce au Shigabane correspondant obtenu. Ce dont l’on se servira dans une borne d’arcade, l’Extend Machine. Cette dernière qui délivre également des transplantations, comme des tentacules appelées Cliones, qui rendent considérablement plus efficac(e)s nos protagonistes. En quelque sorte, le clone apprend de ses défaites. Mais peut-être qu’il se trame quelque chose d’encore plus mystérieux derrière ? Comme le drôle de programme télévisé nous donnant des consignes, peut nous le laisser paraitre.

Mais chaque action a ses conséquences et la corruption ou encore une envie pressante ne sont pas de bonnes choses. Il est très intéressant de remarquer à quel point tout se relie dans l’aventure. Y compris d’user de trop de bonnes choses. Et pas via un simple blocage pour ne pas abuser. On retrouve un véritable élément scénaristique touchant au système de jeu à chaque fois et vice-versa.

D’ailleurs en concernant l’envie pressante, cela fait plaisir de voir cette réalité intégrée. Quasi jamais dans les jeux vidéo, livres, films, séries… les gens vont aux cabinets. Alors que l’on y passe notre vie et que l’on y joue, en profite pour lire, regarder des vidéos… Mais cette particularité n’est pas vaine. Il faudra absolument construire de quoi se soulager. Et à la fois, cela est normal de débuter par les conditions d’hygiène quand l’on parle de survie & de (re)construction d’une société. Mais il sera aussi important de fabriquer une cuisine, car si l’on ne mange pas on ira mal. Tout comme il faudra songer à s’hydrater. Tout autant qu’à se reposer en confectionnant des chambres…

L’île de la tentation

Avec son histoire très poussée, donnant lieu à de nombreuses séquences de dialogues tel un visual novel, l’on profite notamment des somptueuses illustrations de Zanki Zero: Last Beginning. La saveur manga/anime s’y ressent plus que jamais. Le chara design aux petits oignons attire davantage encore vers son monde à former. Il en va de même pour sn pendant 3D lors des séquences jouables, en vue à la première personne.

Mais il est intéressant de constater que Spike Chunsoft a décidé d’aller plus loin que ce couplage de 2 approches visuelles. On retrouve ainsi une sorte de dessin animé à l’ancienne, sur un téléviseur qui date un peu comme le dénote sa colorimétrie, en guise de l’émission T.V. évoquée précédemment. Tandis que l’Extended Machine nous renvoie à l’époque 8 bits, avec entre autres la représentation de nos clones au travers de la pixellisation qui va bien. Précisons aussi que l’on retrouve les doublages en japonais et en anglais. Tandis que les sous-titres anglais sont aussi à l’affiche.

Original dans son mélange des mécaniques, avec de véritables répercussions, Zanki Zero: Last Beginning est déjà très intéressant au niveau ludique. Mais il possède en plus un scénario profond & adulte, qui n’hésite pas à traiter de sujets rarement vus dans le médium.

Inod

Développeurs : Spike Chunsoft/Lancarse
Éditeur : Ravenscourt
Genre : Jeu de rôle de survie
Supports : PlayStation 4, PS Vita
& PC

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