Breaking News
Accueil / Critiques / Yōkai

Yōkai

Les jeux de société coopératifs, avec une dimension parlée mesurée, ont le vent en poupe. En voici un nouveau avec Yōkai, de Julien Griffon.

Les farces gentilles ou non des Yōkai, sont généralement endiguées s’ils sont apaisés. Il s’agit justement de l’approche du jeu, notre but étant de les rassembler par famille. Pour le moment éparpillés, ceux-ci ont besoin du soutien des 2 à 4 participant(e)s, afin de retrouver l’harmonie. Nous devrons donc ensemble réussir à les réunir, sans voir de prime abord de quelle caste ils font partie. Un quatuor se présente ainsi à nous. Entre Kitsune – renards, Rokurobuki – femmes au long cou, Oni –démons et enfin Kappa – garçons de la rivière. Quatre membre de chaque y figurent. On crée alors un carré de 4 x 4 cartes, à la face cachée. Tandis que sur le côté, l’on dispose face cachée les cartes indices. D’une quantité qui varie selon à combien l’on joue. Voire que l’on peut modifier, par rapport aux personnes présentes. Notamment si l’on s’en sert pour faire débuter des enfants.

Yōkai se prête particulièrement à ces évolutions par rapport aux indices et bien d’autres aspects pour moduler la difficulté. En plus d’une victoire collective. Attribuée si et seulement si, les Yōkai sont regroupés par famille. Si l’on y arrive, l’accomplissement peut s’avérer d’un niveau plus ou moins élevé. On évoquera par la suite le système de points, mais sachez que plus vous en totaliserez, meilleur sera le classement. Avec un podium de réussites. Allant de la plus faible Honorable, à la plus haute Totale, en passant par Glorieuse.

Lors de chaque tour, la/le joueuse/eur en cours, peut affirmer que les Yōkai sont apaisés. La partie se termine dès cet instant. Puis l’on passe à la vérification. Mais on ne tentera évidemment pas le coup de sitôt. Le reste du temps, un trio d’actions obligatoires sera joué durant son passage. Tout d’abord, l’on doit soulever, mais uniquement pour la personne en cours, 2 créatures. Attention, l’on ne révèlera sous aucun prétexte leur identité à notre/nos comparse(s). Le jeu mise sur une coopération où l’on peut parler, mais sans aller trop loin. Les règles vous délivrent des conseils sur cet aspect, comme l’ouverture vers une stratégie générale à mettre en place. Sans que les partenaires ne se confient ce qu’elles/ils savent.

Au fil du temps, vous trouverez votre manière préférée pour appréhender le jeu. Il est d’ailleurs intéressant d’en changer d’une partie à une autre. Avec tantôt une dimension parlée poussée pour l’élaboration de la tactique, tantôt en ne discutant pas. Ni même en s’exprimant par des gestes, en voyant l’action d’autrui.

La deuxième phase consiste à déplacer un Yōkai, qui n’a aucunement besoin d’être l’un des 2 que vous venez de voir en secret.  En revanche, son point de chute doit être adjacent à une autre carte. Et une subtilité empêchera de faire tout ce que l’on désire, ce qui rend le défi plus retors. Il s’avère ainsi impossible de diviser les esprits en plusieurs groupes. Enfin 3e action, l’on préparera ou utilisera un indice. Détail important, puisque chaque indice que l’on conserve face cachée, vaut 5 points pour le compte final. Tandis que si on le prépare, mais ne s’en sert pas, 2 points sont offerts.

Néanmoins l’on aura tendance à en employer, car c’est via ceux-ci que fonctionne la communication. Lorsque l’on en place un sur un Yōkai, on donne une indication à tout le monde. Soit l’identité même de celui-ci, ce qui est le plus intéressant. Soit plus nébuleux, 2 possibilités, dont une s’avère l’identité du Yōkai sur lequel on le dispose. Et encore plus complexe, il peut s’agir de 3 identités, dont celle de l’esprit concerné. Pour peu qu’il n’y ait pas eu d’erreur dans leur utilisation. Ce que l’on ne pourra apprendre qu’au terme de la partie. Un indice bloquant le Yōkai sur lequel il se situe, l’opportunité de le regarder ne sera plus envisageable. Au même titre que le déplacement.

On ne peut donc plus interagir avec. Et quand tous les indices seront épuisés, toute interaction sera même rompue, car cela signalera la seconde méthode de terminer la partie. On passe ensuite aux totaux. Qui en plus de ce que l’on a déjà dévoilé, voient les indices placés sur des Yōkai devenir également important sur ce point. On vérifie alors si les indices collent à la réalité de qu’ils affirment. Chaque carte avec une identité identique à celle du Yōkai en question délivre 1 point. Tandis que si elle n’y figure pas, on retire 1 point. On fait donc en sorte de les harmoniser, avec en parallèle le maximum de points, afin de rendre honneur aux Yōkai au charme envoutant transmis par Christine Alcouffe.

Très intéressant dans sa nécessité de coopérer avec une communication mesurée, Yōkai profite en plus d’une profondeur de variantes et de difficultés accrues. Ce qui le renouvelle sans cesse, tout en l’ouvrant à tous les publics.

Inod

Voir aussi

Extension Soleil et Lune – Harmonie des Esprits du JCC Pokémon bientôt disponible

The Pokémon Company International a révélé la nouvelle extension du Jeu de Cartes à Collectionner …