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WormLord

Décidément, Andrew Cedotal & Jonathan Bittner sont en forme ! En forme de quoi ou de qui vous direz nous. Et bien en forme de vers ! Si vous répondez que vers ce n’est pas une forme, mais une couleur, l’on ne peut plus rien pour vous. Hormis vous proposer de conquérir le monde avec WormLord (Sit Down!/Atalia).

Et oui vous avez bien lu, conquérir le monde Minus ! Enfin pas avec des souris, mais des lombrics. Ces derniers ont toujours eu beaucoup d’ambition. Malheureusement vous savez ce que c’est, les conflits internent entre les diverses couleurs, font qu’ils n’ont jamais su se mettre d’accord entre les roses, jaunes, bruns & bleus.
Par conséquent, avant même de prendre la tête de la planète, ils en passeront par un règlement de comptes durant WormLord .

Tout comme House Flippers du même duo de créateurs, les participant(e)s évoluent simultanément. Entrainant une dose de folie dynamique, où l’on tente de conquérir 3 cases objectifs, par des noeuds de cordes de sa couleur.
Mais pour en arriver là, l’on devra déjà en occuper d’autres pour les atteindre. Concrètement, surtout si vous êtes du genre à vous plonger intensément au sein d’un univers & donc ici dans celui de WormLord, ces cordes ne sont autres que la représentation des vers. Que l’adversité pourra très bien dénouer pour nous repousser.

Vous l’aurez compris, jouer en même temps signifie qu’il faudra réfléchir & réagir rapidement, par rapport à vos actions & celles de votre ou vos 2 à 3 adversaires. Mais avant même d’en arriver là, il s’avèrera indispensable d’être efficace dans la création de nœuds
Ce qui se fait aisément, toutefois il s’agit d’une mécanique originale, allant au-delà de la simple prise d’un élément à poser. On démarre ainsi chacun(e) en nouant sa 1e corde, à ajouter sur une case adjacente à sa base. Et à partir de là, l’on continue son périple en en nouant une nouvelle. Qui pourra ainsi être disposée sur un emplacement adjacent à celui que l’on vient de faire sien. Ou par rapport à base.
Puis l’on perdure dans ce système, afin d’avancer vers les cases visées.

Voilà pour s’établir sur des lieux vides. WormLord ne s’arrête toutefois pas en si bon chemin, puisque comme nous l’évoquions, l’on peut dénouer & donc expulser un(e) ennemi(e) déjà en place.
Il sera indispensable qu’elle/il soit sur un endroit adjacent, à un sur lequel un de nos vers se trouve. On noue une autre de nos cordes, la met sur l’emplacement ciblé et défait celui adverse. Puis l’on rend la cordelette à qui de droit.

En revanche, interdiction de dénouer l’un de ses propres éléments. Dans l’éventualité où l’on n’aurait plus un vers libre, il faudra attendre que l’on nous en rende. Après qu’une personne ait conquis une case que l’on occupait. Ce qui apporte une dimension stratégique plus grande, étant donné que l’on peut se bloquer & devenir dépendant(e) du/des camp(s) d’en face.
Pour éviter qu’un emplacement soit attaqué, il est envisageable d’y installer son quartier général (un cube). Attention, pas sur une case qui figure parmi les objectifs.
Pour inclure davantage de personnes & potentiellement de rires, l’on peut y prendre part en duo. Pour des sessions à 4, 6 ou 8, où les nœuds & dénouements s’exécuteront avec une main de chacun(e) des 2 membres. Ce qui donne lieu à des rires, techniques & agacements, décuplant l’amusement par un autre biais.

Les vers dessinés par Gyom renforce la facette humoristique, avec des vers déterminés qui sortent chacun de leur base. WormLord bénéficie également du plus physique attirant, en la présence des cordes. On en notera la solidité, on n’est pas dans le gadget qui se dégraderait rien qu’avec ces manipulations.

On ne peut que vous guider vers WormLord, tant il accroche par son système, que par l’humour de son atmosphère. Les 2 se rejoignant au travers des cordes/vers.

Inod

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