Breaking News
Accueil / Critiques / Villagers

Villagers

Nom originel du jeu d’Haakon Gaarder, sorti chez Sinister Fish Games, précisons que Villagers est également édité en français par Gigamic, sous le titre Compagnons. Une création qui se déploie ainsi comme la peste, mais espérons-le, pour notre bien ludique.

La peste noire justement à l’épicentre de Villagers. Le peuple a été terrassé par cette maladie et le village entretenu par chaque concurrent(e) (2 à 5 personnes) doit se remettre sur pieds. Heureusement, ces lieux pourront compter sur des gens de passage, qui désirent également s’en sortir, des compagnon(ne)s qui deviendront des villagers. Celles et ceux-ci qui repeupleront notre bourgade, tout en lui apportant certaines qualités propres.

On se les disputera d’ailleurs, puisque ces potentiel(le)s nouvelles/eaux habitant(e)s se déploieront sur un chemin commun. Permettant à n’importe qui de les enrôler durant la 1ère phase, à savoir le recrutement. Aussi bien publiquement pour celles & ceux à la face visible. Qu’au pif si la face est cachée. Pendant celle-ci, l’on peut récupérer avec soi 2 villageois(e)s, plus 1 par nourriture de son propre village. Dans la limite de 5 entités. On procède au tour par tour, puis une fois cette étape conclue, l’on passe à celle Nouveaux Arrivants. Qui renvoie les villageois(es) détenant une pièce posée sur elles/eux et vient les suppléer par d’autres venant d’être tiré(e)s. Toutes les cartes désormais sur la route, se voient affublé(e)s d’une pièce 1. Puis l’on se lance dans la phase Placement.

Cette dernière demande de disposer au sein de son village, les cartes de sa main désirées. En suivant le même code que pour le recrutement. Sauf que la Nourriture est remplacée par Maison. En respectant la limite de 5 avatars, même s’il existe une subtilité sur laquelle nous reviendrons. Attention toutefois, l’on ne pourra procéder n’importe comment dans Villagers. Comme précédemment évoqué, les chaines sont à respecter pour fonctionner. Il s’agira donc de respecter celles de production, en associant les personnages et donc les métiers, de la manière requise. Nous signalions une certaine subtilité dans la limite de villageois(es) à placer. Et pour cause, car pendant cette séquence, il est envisageable d’acquérir des Bûcherons, Faneurs et Mineurs, en échange de n’importe quelle entité de notre main. Action potentiellement exécutable 3 fois maximum par tour. Ouvrant de nouvelles voies, pour se développer. Surtout si l’on n’avait rien en main pour avancer.

Au-delà des mises en place pour les chaines de production, de nombreuses interactions annexes existent entre les personnages. Avec pour commencer, des villageois(es) spéciales/aux, qui apporteront des spécificités bien particulières, bouleversant une donne classique. On retrouve aussi une approche que l’on n’avait pas vu venir. La présence de cadenas et de clés ! Certaines cartes sont verrouillées et nécessitent la présence de celles qui les ouvriront pour les utiliser. Sans besoin que la libératrice ne se situe dans le même village. Cependant il faudra montrer l’argent et mieux vaut ajouter de l’or en son village, que vers un autre. Voire chez cette satanée banque si aucun(e) d’entre vous n’a un élément débloquant.

Lorsque cette seconde grande phase se conclura, l’on repartira pour un tour en débutant par celle de recrutement. Avec évidemment un(e) nouvelle/eau joueuse/eur de départ. Mais pas forcément tout de suite ! Villagers continue de casser les codes. Une phase de Marché peut avoir été lancée à la fin de cette manche, si les 2 premières pioches à gauche de la route sont vides. La banque y devient sympathique, puisqu’elle nous rétribue, selon la valeur uniquement en or des villageois(es) situé(e)s en haut des piles de notre bourgade. Ce à quoi s’additionne la valeur des pièces placées sur elles/eux. La 2e phase de marché se déclenche elle aussi au terme d’une de placement. Mais cette fois, quand il n’y a plus une seule pioche de route. Et contrairement à la 1e, celle-ci peut nous faire gagner des sous même avec les symboles argent de nos cartes.

Suite à ce second marché, l’on passe aux totaux de Villagers. Celle ou celui avec le plus d’or, remporte la partie ! Précisons qu’en duel, les règles connaissent des différences. Ces dernières qui se retranscrivent tout autant pour le mode solo. Avec évidemment en sus l’adaptation au fait d’être seul(e). Tout en étant en réalité opposé(e) à une Comtesse ! Ultime survivante de la terrible famille royale. Loin d’être à l’agonie, entre son argent et ses troupes armées, elle désire désormais le pouvoir. Comptant devenir Reine, mais sûrement pas une sympathique pour respecter la lignée familiale. Dont proviennent sûrement ses vertus qu’elle usera face à nous : corruption, ruse et violence.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Voici peut-être la raison pour laquelle Haakon Gaarder s’est occupé des illustrations de Villagers. La variété étant assez immense, entre les protagonistes et autres éléments. Elle s’avère intéressante pour créer un véritable univers autour de sa partie. Avec un côté épuré et une teinte à l’ancienne, pour coller au thème médiéval.

Afin de bénéficier d’un matériel de plus haute qualité, l’on retrouve même en marge de l’édition classique, un lot de pièces chez Sinister Fish Games. Spécifiquement conçu pour Villagers comme le prouve sa boite, l’on a droit à 150 éléments en bois. Qui correspondent aux valeurs et besoins de nos parties. Bien entendu, elles sont utilisables pour n’importe quel autre jeu.

 

Il est nécessaire de faire preuve de réflexion à chaque sur chaque détail au cours de Villagers. Le cercle vertueux de production réaliste et la surveillance d’une phase de marché qui peut survenir, ne laisse pas un moment de répit.

Inod

Voir aussi

Punto

En apercevant les images, vous imaginez sûrement que Bernhard Weber a sorti un jeu de …