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Tropico 6

Et un pack de six pour la table de Windows, Mac et Linux, un ! La saga de gestion à l’ambiance tropicale est de retour avec Tropico 6 dès à présent, et à l’été sur PlayStation 4 et Xbox One. Serez-vous du côté du peuple ou plutôt de celui de la seule personne digne d’intérêt : vous-même ?

Il ne peut en rester qu’un

En tant qu’entité, a priori éternelle, en incarnant El Presidente l’on pourra avec Tropico 6 à nouveau mettre cette spécificité de vie longue durée, au service du peuple. Enfin de la manière que l’on désire, nul n’est tenu de vraiment aider ses concitoyen(ne)s. D’emblée, nous avons l’occasion de personnaliser El Presidente.
Physiquement certes, ce qui est plutôt sympathique pour au moins avoir du style lorsque l’on verra notre avatar. Mais au-delà de cet aspect esthétique, on a surtout la possibilité d’inclure des caractéristiques qui changent diamétralement le caractère de notre personnage. Influant ainsi directement sur nos parties.

Ce qui s’ajoute aux promesses effectuées lors de nos discours. Un moment où le cliché du chef d’État qui prononce du haut du balcon ses ambitions et autres, est particulièrement bien retranscrit. Les (potentielles) fausses promesses et les (éventuelles) réelles accusations fusent.
Gagner le cœur des électrices/eurs fonctionne comme dans la réalité. On lance des sujets forts, mais l’on ne tiendra jamais parole. Et l’on fustige les opposant(e)s, car qui dégaine en premier à souvent raison selon le peuple. Même si dans les faits, il s’agissait d’un mensonge et que la cible n’a rien à se reprocher. Contrairement à l’attaquant.

Attention toutefois, mieux vaudra-t-il accomplir les objectifs que l’on lancera. Sous peine d’aller au devant de grandes déconvenues. Même si l’on pourra toujours s’arranger pour faire taire qui de droit… Le tout, et il est important de le souligner, dans un ton toujours pleinement humoristique.

Archi complet

Et non vous n’avez pas la berlue et ne nécessitez pas d’opticien(ne) ! Tropico 6 ne propose pas une ” simple ” gestion d’île, mais demande bel et bien de s’occuper d’un atoll. La donne s’en retrouve bouleversée, puisqu’au-delà du changement au niveau de la dimension géographique, l’éloignement entre les îlots apporte une réflexion supplémentaire.
Cette dernière qui touche en premier lieu les transports. Au travers de l’archipel dont vous vous occuperez, vous devrez songer à votre stratégie pour relier les îles entre elles. Ou pas, mais si vous désirez vous bloquer d’éventuelles ressources… Néanmoins cela est très amusant, puisque l’on tente d’en faire vivre en autarcie. Mais ce n’est pas véritablement le plus pratique.

Selon les quatre époques que l’on gravira au fil de notre réussite : l’époque coloniale, la Grande Guerre, la Guerre Froide et l’époque moderne, l’aspect transport évoluera. Comme toutes les industries vous vous en doutez. Des bateaux basiques, pour rallier un endroit à un autre par la voie maritime, on ira jusqu’à la construction de tunnels. En passant également par la mise en place de ponts.

Ces 2 derniers systèmes permettant de se déplacer avec des moyens actuels, transports en commun compris. Des atouts essentiels pour les personnes. Mais tout autant pour porter n’importe où vos diverses productions. Plus efficace l’import/export est, mieux vous vous porterez.
Dans le vous, nous comprenons bien sûr la populace. Elle-même qui devra se sentir épanouie au niveau professionnel et privé. Pouvoir bosser et se loger, sans connaitre certaines contraintes, notamment de distance, est une spécificité appréciée. Tropico 6 n’est autre que le reflet de la réalité. Mais à l’instar de cette dernière, Tropico a peur tous les soirs à 20 heures.

L’insécurité est le moyen habituel des dictatures, pour s’imposer avec le soutien des autochtones. Les gens craignent la criminalité ? Faites-la diminuer pour être considéré comme le sauveur. Toutefois, peut-être privilégieriez-vous une hausse pour que la flippe fasse tenir tranquille un soupçon de rébellion ?

Et si jamais celle-ci se forme, on saura bien comment un peu les calmer. D’abord en l’écoutant, ensuite en envoyant l’armée. Et même si comme tout chef d’État l’on manipulera à sa guise les forces militaires et celles de l’ordre, cela ne nous empêchera pas d’être un fieffé chapardeur. Il est ainsi possible de voler certains symboles du monde entier. La Tour Eiffel gagnerait en effet un certain cachet en s’installant chez nous. Prendre soin de son peuple d’accord. Mais en dehors de notre archipel, on ne se gêne pas vraiment.

Hormis avec notre banquier suisse, offrant des placements intéressants. Si l’on dérobe des contrées riches, on a quand même besoin de l’une d’elle pour détourner de l’argent, mais aussi s’octroyer de nouvelles possibilités. Comme des plans pour bâtir de nouvelles structures. Accentuant le pan architectural. Sans oublier les liens avec les factions, qui peuvent mettre à mal une situation paisible. Trancher risque de s’avérer inévitable. Ce qui engendrera probablement un retour de bâton de la part de celle éconduite.

Sur une belle île tropicale, Sur une belle île tropicale (ad lib.)

Grâce à sa situation géographique, la franchise profite de certains atouts qu’elle développe pleinement dans son enrobage. Tropico 6 profite ainsi de musiques gorgées de soleil. On y ressent toute l’atmosphère tropicale et elle s’avère vraiment de bon ton. Tant de par les lieux, que par la facette humoristique.
Malgré des thèmes durs à l’instar des guerres et potentiellement votre féroce dictature, le côté léger omniprésent fait que cette ambiance sonore lui va comme un gant. Effet galvanisé par ce que l’on peut voir à l’écran, avec des graphismes chatoyants. Qui fleurent bon pour certain(e)s les vacances de rêves, dans un endroit qui ne l’est pas forcément pour ses habitant(e)s.

La qualité graphique est également au rendez-vous, sans être trop gourmande. Atout que l’on apprécie chez une grande quantité de jeux de gestion.
Plus essentielle, la personnalisation à outrance de ses parties. Ceci via le mode bac à sable, portant bien son nom étant donné les lieux traversés par Tropico 6. Il est ainsi envisageable de déterminer la taille de l’archipel et l’époque, au cas où vous ne souhaiteriez pas une évolution dans le temps. Mais également les conditions climatiques, les fonds dont l’on dispose…

Des tas de particularités, qui offrent des parties considérablement différentes d’entrée. On peut bien sûr tout autant se jeter dans une carte déjà prête, dans le mode bac à sable, afin d’y faire et de devenir ce que l’on veut. On retrouve également le mode campagnes, aux missions et aux aires de jeu très diversifiées. Sans omettre le multijoueuse/eur jusqu’à 4.
Soit une infinité de possibilités de base. Qui sait en plus se secouer tant par des objectifs variés, que des cartes parées à l’aventure complètement démentes, l’humour s’y déployant à foison dans leur conception.

Complet au niveau de l’aspect gestion, tout en y incluant l’évolution à travers les âges, et en s’avérant très drôle, Tropico 6 sait apporter de la fraicheur à sa franchise. L’arrivée des multiples îles ne s’avère ainsi pas gadget. Elle permet de repenser toute sa stratégie et de développer les transports de prodigieuse manière. Et surtout, le jeu nous sert sur un plateau la possibilité d’être soi-même créative/if dans l’élaboration de cartes. Tout autant que dans la gestion sur le terrain, où l’on pourra enchainer les parties, sans jamais se répéter.

Inod

Développeur : Limbic Entertainment
Éditeur : Kalypso Media
Genre : Gestion
Supports : Windows, Mac, Linux, PS4 et Xbox One

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