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The Crew 2

Un premier épisode sorti lors du retour de la frénésie des jeux de course, avec notamment plusieurs nouvelles licences, & voici que The Crew 2 décide de ne pas vraiment faire dans la continuité. Si l’on perdure sur le point du terrain de jeu nord-américain très ouvert, Ubisoft a sinon grandement revu sa copie. Pour le meilleur ?

Courses à la carte

Le volet originel officiait donc dans la fameuse mouvance des logiciels de course en monde ouvert, avec un scénario. On fait plutôt table rase de cette facette au cours de The Crew 2. Où l’on retrouve des courses que l’on peut facilement rejoindre. Mais l’on peut tout autant décider de privilégier la balade & dénicher des évènements ici & là. Au fil de notre réussite, davantage de défis seront proposés, la progression se laissant aller de manière assez simple. Crédits & réputation  étant à l’épicentre de cette avancée. D’ailleurs on ne nous demandera pas systématiquement de gagner telle ou telle course, ce qui ouvre le champ des possibles.

Numéro 2 oblige, la carte surpasse celle du 1. & pas qu’un peu ! On traversera les Etats-Unis « fantasmés ». Bien sûr chaque centimètre n’est pas représenté, mais les espaces s’avèrent suffisamment longs & profonds pour rendre un certain réalisme & impressionner. On croise ainsi des points-clés, via des monuments & autres lieux réputés. Un bon moyen d’apporter des objectifs secondaires, comme les clichés de ces endroits mythiques. Avec des routes variées menant aux villes. Ce qui permettra aussi bien de rouler sur l’asphalte, que l’herbe, la boue, l’eau, les cieux… Un dépaysement total constant au niveau ludique. Sans pour autant chercher la complexité tout à coup d’une simulation de rallye par exemple. On reprend sans arrêt une dose d’amusement explosif & immédiat.

The Crewformers 2

D’emblée, sans même jouer, ce qui attire vers The Crew 2 est bien entendu sa diversité au niveau des véhicules. Si l’on parle souvent de quantité de telle ou telle machine, ici on passe un sacré gap. En effet, le casting nous propose ici carrément de voyager sur terre, sur l’eau & dans les airs. Oui rien que cela ! Ce qui peut paraitre un peu fou, mais en réalité pourquoi cela serait interdit ? Au contraire, on nous propose 3 espaces très différents & davantage encore au sein même de ceux-ci . De quoi en faire un programme quasi ultime pour un jeu de course. Avec des bagnoles : routières, de rallyes, de la monoplace de courses… Ainsi que du hummer, du monster truck… Puis il suffit de retirer 2 roues & l’on passe aux motos.

On ajoute des ailes & l’on s’envole à bord de coucous. Puis l’on enlève tout & se jette à l’eau avec nos bateaux. Avec à chaque fois des genres différents, permettant de répondre aux multiples attentes des missions. Les avions proposant aussi bien des courses avec checkpoints, que des séquences axées sur les figures. On aura également de la variété au niveau aquatique. Ce qui permettra d’enchainer entre des amusements plus ou moins toniques.

Le très bon premier point de leur utilisation, est la simplicité avec laquelle passer d’un avion, à un bateau ou encore une voiture. Tandis que pour le pilotage de chaque, avec qui plus est plusieurs catégories, on aura ce qu’il faut de différences, sans non plus se retrouver perdu(e) lors d’un changement. Même si l’on découvre une machine ou n’avons pas conduit l’un des 3 grands types depuis longtemps.

On évolue ainsi dans un style arcade, avec prise en main aisée & des courses d’une puissance phénoménale. Gros atout, le non blocage pénible des contrées de The Crew 2. Une technique que l’on aurait pu croiser, afin de nous dévoiler les lieux au fur & à mesure. Malheureusement beaucoup de jeux rendent cet exercice plus pénible, qu’un réel apprentissage & une découverte progressive. Cependant si Ivory Tower & Ubisoft avaient fait ce choix, l’identité même de The Crew 2 en aurait été entachée. La liberté & les longues virées d’un coin à l’autre de l’Amérique sont son essence. & l’idée de ne pas la frelater fut la bonne.

Ce mix des genres ne force pas pour autant la main. On bénéficiera de quelques triathlons si l’on peut dire. Mais les développeurs ont préféré ne pas forcer le trait. Ce qui s’avère une bonne idée. Tout bonnement car de nombreuses personnes, probablement la majorité, viendront pour les voitures, le véhicule rassemblant davantage de monde. Si les tracés en triplette étaient monnaie courante, une grande partie de ces joueuses/eurs tournerait le dos à un divertissement qui s’en trouverait fondamentalement différent, car axé sur un trio d’approches.

The Americrew dream

En tant que véritable aventure aquatique, aérienne & terrestre, aventure rôliste même puisqu’il y a du loot à glaner, The Crew 2 saura se faire contemplatif tout au long de nos pérégrinations. On apprécie particulièrement le cycle jour/nuit, tant pour la différence apportée à notre session, que par la dimension visuelle délivrant des panoramas sublimes. Tout autant que des éclairages y prenant leur pleine mesure.

Les environnements étant à l’image des endroits véritables, on a droit à des paysages d’une immense variété. Idem concernant le climat. Et comme toute bonne virée, on n’oublie pas la musique. La sélection de radios proposant une diversité  conséquente & rafraichissante, on aura plaisir à vivre cette expérience à leurs côtés. Et ce durant longtemps.

Avec son contenu démentiel, mêlant véhicules, courses & balades dans les airs, sur l’eau & la terre, The Crew 2 titille immédiatement l’intérêt. Qui plus est tout est instinctif, sans omettre d’apporter des spécificités aux machines. Ceci dans un univers gigantesque, offrant davantage une expérience de vi(déo-ludiqu)e, qu’un banal jeu de course.

Inod

Développeur : Ivory Tower
Éditeur : Ubisoft

Genre : Course
Supports : PC, Xbox One & PlayStation 4

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