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The Caligula Effect: Overdose

Le jeu en question, dont la version originelle est disponible au Japon depuis 2017 sur PS Vita, bénéficie d’un suffixe signalant divers bonus pour sa sortie en Europe. & en sus, The Caligula Effect: Overdose arrive sur davantage de machines. Mais cela sera-t-il suffisant ?

Déprime je t’élimine

Dans la vie, de nombreuses personnes arguent qu’écouter certaines musiques permet d’oublier leurs soucis. Elles ne croient pas si bien dire ! The Caligula Effect: Overdose nous prouve même que tout cela n’est que la machination d’une idol vocaloid nommée μ (Mu). Ce programme absorbe les gens dans Mobius, un monde où se mêlent réalité & virtuel.

Une VR, voire une réalité augmentée, plus poussée que dans notre propre univers. Celle-ci permettant de voir s’envoler nos tracas, pour une vie meilleure dans le sympathique établissement scolaire de Kishima High. Malheureusement comme toujours, ce lieu merveilleux cache une réalité bien moins joyeuse. Notre avatar (fille ou garçon, au choix), ainsi que les membres du Go-Home Club se rendent compte de la supercherie & cherchent ensemble à s’extirper de Mobius. Chose non aisée, puisqu’en face se trouvent les soutiens de cet idéal, les Ostinatos Musicians. Prêt(e)s à nous mettre des bâtons dans les roues. Tout en venant à bout de Digiheads. Des personnes ayant succombé à μ & depuis devenues des créatures pas tant que cela portées sur la gaieté.

La musique, c’est elle qui a la clé, des soucis de la réalité

Vous connaissez les JDR en temps réel ? Mais aussi les RPG au tour par tour ? Voici le cocktail des deux ! The Caligula Effect: Overdose propose effectivement un système, où les combats se déroulent de manière semi-automatique ou semi-active. L’originalité est de mise &, de prime abord, tant mieux. Dans les faits, on apprend donc une nouvelle façon de jouer, ce qui est toujours intéressant Au final, elle s’avère suffisamment bien pensée & tenue, pour que l’on acquière progressivement ses codes & fasse preuve d’imagination au fur & à mesure.

Concrètement, lorsque vous croisez un(e) ennemi(e), le temps s’arrête pour vous laisser préparer votre plan. Si possible, attaquez l’adversaire par surprise pour déclencher cette phase, cela vous vaudra un sacré bonus. Une fois cette rencontre effectuée, on passe à cette fameuse mise en place. Cette dernière permet de régler avec soin le timing & l’action, que l’on exécutera par rapport à notre opposant(e). La Chaîne Imaginaire en français, délivre ainsi une quantité si astronomique de possibilités, que l’on ne peut clamer infinies certes, mais si nombreuses que l’on n’en arrivera jamais au bout.

Au-delà de leur nombre, elles peuvent s’avérer ultra spectaculaires. Au fil de notre connaissance des mécaniques, l’on s’éclate & peaufine de plus en plus ses stratégies. Par exemple, frapper ce malandrin de telle manière le projettera en l’air. Il ne faut donc pas chercher à enchainer avec quelque chose au sol, sauf si éventuellement on attend qu’il y retombe. Mais il est tout à fait envisageable de prévoir une offensive aérienne par ce biais. Ou encore si vous craignez une riposte, vous aurez l’occasion de déclencher une défense au moment opportun. Ce qui reste un élément subtil. Se tromper de tempo, comme dans la musique, ruinera votre composition d’actions.

Afin de s’octroyer une chance de ne pas se méprendre, l’on a droit à une prévision des répercussions. De quoi notamment savoir où la/le Digihead atterrira, pour mieux lui en remettre une couche. Les distances s’avérant aussi primordiales. Toutefois, il n’est pas sûr que la prévision se déroule comme le jeu l’indique. L’opposition a évidemment droit de riposter & possède peut-être des arguments défensifs que vous n’avez pris en compte. La situation risque dans ce cas de se retourner.

L’aventure propose également une large dimension sociale, avec plus de 500 PNJ à fréquenter. On n’a pas été jusque-là. Celles & ceux-ci vous confient des quêtes à accomplir, plus ou moins intéressantes. Par contre, il est toujours important d’avoir davantage de protagonistes. Tant pour faire tourner sa bande parée pour la bagarre, que pour approfondir les thèmes. Tout le monde a des failles dans Mobius & l’on a envie d’en apprendre plus. D’ailleurs, un arbre de liens titanesque existe & il est assez impressionnant.

Les nouveautés offertes au sein de cette édition sont loin d’être anecdotiques. En ce qui nous concerne, nous n’avons pu toucher à la première. Mais il suffit de renseigner, pour savoir ce qu’amène The Caligula Effect: Overdose. Et l’on se rend vite compte après joué, si ces apports ont un quelconque intérêt ou non. Le moins que l’on puisse dire, est qu’ils ne sont pas accessoires, puisque la trame principale s’en trouve considérablement augmentée. Il nous est évidemment impossible de comparer avec TCE 1er du nom. On ne peut ainsi que vous confier que l’éditeur annonce qu’elle est 2 fois plus riche sur Overdose.

Pourtant, l’on n’en fait justement pas d’overdose. Déjà car une histoire avec un contenu plus fourni, cela fait toujours plaisir. Encore faut-il qu’il ne s’agisse pas d’ajouts sans fond. Clairement ici on a droit à du lourd. Tout bonnement car l’on peut désormais passer du côté des « vilain(e)s ». Oui entre guillemets, car finalement la frontière entre les méchant(e)s & les pseudos gentil(le)s est bien mince. Souvent même plus trouble qu’il n’y parait. Et cela ne vaut pas que dans le jeu vidéo… Si vous n’avez pas connu l’aventure d’origine, vous avez ainsi directement droit à une structure plus complète. Tandis que si vous êtes aguerri(e)s à la licence, vous avez de quoi la découvrir sous un nouveau jour. On peut ainsi transiter des sympathiques opposant(e)s combattant les monstres, au côté plus sombre des partisan(e)s de Mobius.

Parmi les autres exclusivités que ne l’on ne peut comparer, apprenez que l’on retrouve davantage de personnages. Mais également des chemins de scénario en plus et des fins inédites. Là encore, les déjà habitué(e)s à la licence bénéficient de quoi faire & connaitre une expérience, voire plusieurs, pleinement différent(e)s.

Moi je connais une chanson pour énerver les gens, moi je connais une chanson pour énerver les gens, moi je connais une chanson pour énerver les gens… (ad lib.)

L’approche de l’ennemie emblématique de The Caligula Effect: Overdose est particulièrement intéressante. On retrouve ainsi une idol de J-Pop, vocaloid qui plus est. Et si certaines sont de qualité dans la vraie vie, on sait également que l’on peut y retrouver les « musiques » les plus gonflantes du monde. Voire insipides, mais qui risquent d’autant plus de vous rentrer dans la tête, avec leurs lancinantes, ou plutôt trop énergiques boucles. Et justement, The Caligula Effect: Overdose sait jouer avec ces codes. Ainsi, la chanteuse absorbe les gens avec ses morceaux en les matraquant, telle une radio F.M. avec un tube de l’été, pourtant de piètre qualité. De quoi bouffer l’esprit, alors qu’au départ ou objectivement, l’on n’apprécie pas un titre.

En ce qui concerne la bande-son de l’aventure, elle s’avère néanmoins de qualité. Le vice n’a pas été poussé jusqu’au point de nous balancer de la soupe. Détail présent appréciable, proposer les versions avec & sans vocaux. Les environnements s’avérant très variés, l’on a droit à des ambiances sonores assez différentes selon les lieux. Ces derniers qui, comme généralement dans les RPG, ne sont pas poussés visuellement. Le travail principal étant dévolu aux entités qui jalonnent l’expérience. On a pu constater qu’elles sont nombreuses, l’effort est donc conséquent pour insuffler de l’originalité à autant de monde à créer. On se régale du chara design, notamment via les visuels accolés aux sous-titres. D’ailleurs ces derniers sont en anglais, tandis que l’on profite du doublage en japonais.

En tant que tel, The Caligula Effect: Overdose bénéficie déjà d’une dimension sociale énorme et d’un système original & ingénieux pour ses affrontements. Si ce n’est pas la première fois que l’on croise un effet de dominos, il est suffisamment rare pour être signalé & se calibre dans un univers différent de ceux connus. Mais au-delà de ces aspects, si vous avez déjà retourné la version d’origine, celle-ci aura de quoi vous surprendre. Des tas d’ajouts concrets, qui impactent l’expérience & la rejouabilité. Dont la possibilité d’aller voir du côté des « méchant(e)s ». Ce que l’on adore.

Inod

Développeur : FuRyu
Éditeur : NIS America
Genre : Jeu de rôle
Supports : PlayStation 4, Nintendo Switch & PC

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