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The Baldur’s Gate : Enhanced Edition Pack

Le moins que l’on puisse dire à propos des jeux de rôle dernièrement, est que nous sommes fortement servi(e)s en productions cultes. Avec l’univers de Donjons & Dragons en arrière-plan. En attendant Neverwinter Nights disponible dès demain, sont déjà ressorties d’autres légendes. Y compris sous une version physique via Just For Games. Parmi celles-ci, l’on retrouve The Baldur’s Gate : Enhanced Edition Pack. Qui comprend, entre autres, les épisodes I & II de la saga qui a porté au plus haut BioWare.

À 20 ans on est invincible

Précisément, afin de célébrer les 20 ans de la franchise, The Baldur’s Gate : Enhanced Edition Pack contient Baldur’s Gate : Enhanced Edition et Baldur’s Gate II : Enhanced Edition. Les 2 jeux auxquels s’incluent l’intégralité des contenus téléchargeables qui étaient sortis. Et également l’extension Siege of Dragonspear. Ce n’est néanmoins pas tout, puisque Beamdog (fondé par des anciens de BioWare) a eu un plus profond impact lors du développement, grâce à des ajouts inédits, reliant les 2 logiciels. Un bonus pas banal, allant au-delà de la compilation complète. Même si l’on ne remarque pas la différence, étant donné que nous n’avions jamais touché au second épisode.

Dans l’éventualité où vous ne connaîtriez pas les JDR à l’ancienne en papier/crayon, puis sur micro-ordinateurs avec du texte et progressivement des structures filiformes, ainsi que des illustrations pour les ennemi(e)s, vous en prendrez ici une bonne dose d’emblée. Car l’on démarre avec la fameuse création de son personnage. Les paramètres s’avèrent tellement titanesques, que l’on relève déjà la performance de l’époque, tout en restant encore pantois(e) aujourd’hui. Où la concurrence va rarement aussi loin. De quoi déterminer des physiques, des origines & des classes si variés d’une partie à une autre, que la rejouabilité y gagne d’entrée.

Cependant si l’aventure restait en ligne droite, la seule différence ludique viendrait d’approches différentes dans les mécaniques de notre avatar. Qui sera en sus rejoint au fur & à mesure par des compagnons. Pour un escadron d’un maximum de 6 unités. Au contraire, chaque décision, quête, rencontre, peut s’avérer très différente selon votre envie. Que vous privilégiez la roublardise, l’affrontement direct, parlementer… Les possibilités sont florissantes & l’on se délecte de détenir une telle variété.

Baldur’s Gate and Baldur’s Gate II: Enhanced Editions_20190605131034

C’est quoi le hack & slash ? Ben tu hack & tu slash…

Si désormais de nombreux jeux se targuent d’être des action RPG ou jeu de rôle action, tout provient du hack slash. Terme quasi désuet aujourd’hui, car à connotation répétitive. Alors qu’il ne l’est pas davantage qu’un JDR action ou même de tout autre type de JV action. La différence avec le genre de The Baldur’s Gate : Enhanced Edition Pack, s’avère plus exactement sa dimension PC. Gorgée de sélections à la souris pour les combats, la désignation de tel endroit où envoyer un personnage… Et de raccourcis clavier. Cette combinaison qui ne s’avérerait pas pratique sur consoles.

Heureusement, les déplacements sont facilités par une maniabilité plus aisée avec le joystick. Un bienfait énorme, il faut l’admettre. On y gagne grandement en rapidité d’exécution & en précision, point essentiel pour les personnes qui se plongeront dedans, sans l’aspect nostalgique. Le gameplay d’origine risquerait de les décontenancer. Mais surtout, car l’on ne désire tout de même pas un chamboulement des jeux originels, pour céder à la facilité. Il s’agit d’une véritable praticité essentielle. Tant se rater est monnaie courante dans les jeux de base. Entre la bande éparpillée, un personnage mal placé qui se fait atomiser, la perte de temps pour tout rafistoler faisant que l’on nous tombe dessus… Qui plus est, la lisibilité y gagne aussi, en étant dévoue au second stick.

En ce qui concerne le reste, The Baldur’s Gate : Enhanced Edition Pack conserve son identité. Si vous désirez utiliser un objet ou une capacité, transmettre un ustensile à un(e) autre membre… Il s’agira d’en passer par les menus. Si l’on pouvait craindre un fastidieux périple en leur sein à la manette, on s’en sort en réalité plutôt très bien. Et arrive à aller assez vite. Pour ce qui s’avère du changement de protagoniste incarné(e), l’alternance en appuyant sur une gâchette est adéquate, tant l’on transite entre elles & eux en un instant. L’autre atout fort dans cette adaptation est la sélection, par exemple, d’un artefact à proximité. Qu’il suffira de mettre en surbrillance en appuyant dessus avec le bouton d’action.

Les batailles en semi-temps réel sont, elles toujours bien là. On y oscille entre actions et pauses, en vue de sélectionner quoi que ce soit. La nouvelle donne des déplacements précédemment évoquée facilite leur bonne tenue. Cela ne signifiant pas que l’expérience en devient simpliste, mais plus juste. Pour la rendre plus ou moins ardue, vous avez de quoi faire avec le réglage de la difficulté. Tant pour en faire une exploration sans risque, que pour lutter plus que jamais en se faisant souvent dépecer.

Excuse my french

Nous n’avons pas encore abordé les scénarios de The Baldur’s Gate : Enhanced Edition Pack, remédions-y maintenant. Tout du moins avec le 1er volet, qui nous verra quitter notre terre de toujours, alors qu’un grave danger pèse sur nous. Le périple sera long, avec des missions à la en veux-tu en voilà & une progression faramineuse. Tandis que sa suite, vous permettra de devenir un être encore plus accompli. La narration est telle qu’il vaut mieux ne pas en dévoiler davantage. L’on joue notamment afin de suivre l’histoire des 2 aventures. Qui par ailleurs donnent lieu à de nombreux dialogues. Heureusement, en français dans le texte & particulièrement soigné. En revanche, les doublages français ont disparu, nous laissant avec ceux en anglais. Que forcément vous serez moins ici à comprendre.

Il est également envisageable que vous ayez envie d’y jouer pour sa direction artistique toujours au top, dans cette vue en 3D isométrique. Attention toutefois à ne pas trop zoomer, car comme vous le savez la 3D, même rehaussée mais sans avoir bouleversé les graphismes de fond en comble, souffre davantage des affres du temps que la 2D. Néanmoins elle tient encore bien la route. Là où la 3D classique de la même époque prend en revanche plus globalement un sacré coup. Cependant si l’on s’engouffre dans ce monde, ce n’est pas pour admirer ses visuels, mais vivre intensément son exploration & son histoire.

Toujours aussi titanesque en les comparant aux productions actuelles, les 2 pépites contenues par The Baldur’s Gate : Enhanced Edition Pack ne s’avèrent pas un simple divertissement nostalgique. Mais de fantastiques expériences, que les non attiré(e)s par des jeux d’antan se doivent pourtant d’accomplir, si elles & ils croient être des expert(e)s des RPG. L’aventure ne s’arrête néanmoins pas à cette caste, tant la liberté de difficulté, d’approches, d’objectifs à remplir… est vaste & pourra convenir à tout le monde.

Inod

Développeur : Beamdog
Éditeur/Distributeur : Skybound Games/Just For Games
Genre : Jeu de rôle
Supports : PlayStation 4, Xbox One
et Nintendo Switch

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