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Super Night Riders

Les studios indépendants, parfois menés par une seule personne, adorent depuis quelques années, nous replonger dans les fastueux temps de l’arcade. C’est le cas de neko.works, avec son jeu de course Super Night Riders.

N-2000

On incarne Alice, pilote de moto davantage réputée sous le nom de Red Rider, comme sa combinaison le prouve. Toutefois notre héroïne n’a pas pour but de franchir la ligne d’arrivée la première. Super Night Riders n’officiant pas dans ce genre, mais plutôt dans celui d’un Hang-On ou Out Run. Puisque l’on devra aller d’un lieu A, à un lieu B, avec non pas le besoin de réaliser un chrono d’enfer. Mais de réussir à franchir les divers points de passage, avant la fin du temps imparti.

Alice ça glisse sur les diverses pistes

Comme chez ses illustres prédécesseurs, SNR ne s’avèrera pas un long fleuve tranquille. Si l’on ne rencontre pas de concurrent(e)s à dépasser pour une place, il s’agira néanmoins d’esquiver des tas de motocyclistes. Ceux-ci gênant notre progression. Le tout mêlé à des circuits de plus en plus retors, avec le besoin de maitriser au plus vite l’appréhension des virages. Savoir les prendre à la corde ou en laissant Alice collée à l’intérieur au départ, on apprendra vite les bonnes méthodes, en visant évidemment au loin.

Cependant comme nous l’évoquions, cette donne se mélange à la présence d’autres participant(e)s. Zigzaguer devenant notre pain quotidien, amenant un aspect stratégique non feint. On n’est pas dans du grand n’importe quoi arcade. Mais un amusement arcade finement ciselé.

La maitrise s’avéra également essentielle dans Super Night Riders, afin de ne pas sortir de piste, ce qui s’avèrerait punitif. On note à ce propos la qualité du rendu de la conduite. Tandis que l’on roule à toute berzingue sur le chemin prévu dans l’environnement du désert, il suffit que l’on aborde quelque peu le sable sur les côtés, pour que l’on éprouve la sensation de littéralement rouler sur celui-ci. Si l’on s’attendait effectivement à ce que l’on peine en sortant de route, les cartouches des années 80 le faisait déjà, on n’imaginait pas une telle réussite dans l’impression de pédaler dans la semoule.

La nuit c’est trop pur

Au travers de ses parcours nous faisant partir de jour, pour progressivement atteindre la nuit, puis voir le soleil qui vient de lever en compagnie de l’ami RI… Alice, Super Night Riders sait inclure une dose ludique, à celle graphique. Puisque notre vigilance changera, le regard devant s’habituer à cette évolution visuelle. On adore cette avancée temporelle. Et les passages lorsque le jour se couche offrent même de jolis panoramas. Tandis que les séquences nocturnes s’avèrent assez excitantes, avec ses effets lumineux prévus pour voir dans le noir (phares, lampadaires…), apportant une dimension tout autre.

Au sujet des graphismes en eux-mêmes, la carte du JV d’antan est jouée d’une double manière. On a ainsi le choix entre l’aspect super, plus rondouillard, soit une sorte de visuels d’époque connaissant une transformation. Et l’aspect classique, faisant lui dans le polygone bien à l’ancienne. Les 2 genres se complètent. Il est amusant d’évoluer sur une partie avec l’un, puis sur celle d’après avec le second.

Enfin, à l’instar des cultes dont il s’inspire, SNR propose une bande-son avec la fameuse sélection d’avant course. Le clin d’œil est là, tout en l’appuyant par des morceaux de qualité, du genre à donner du peps alors que l’on doit perdurer à vive allure.

Aisé à prendre en main, tout en délivrant un défi de taille pour réussir à enchainer ses circuits, Super Night Riders nous plonge littéralement dans le jeu de course sur borne d’arcades ou consoles des années 80/90. On attend désormais impatiemment le jeu de rôle de neko.works : Light Fairytale, tirant lui ses influences du JRPG.

Inod

Développeur : neko.works
Éditeur : 
neko.works
Genre : Course
Supports : PS4, Xbox One & PC

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