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Speed Maps

Vous faites partie des gens qui adorent tripoter les plateaux et/ou avez envie d’un jeu particulièrement manuel ? Ces productions restent rares & d’autant plus intéressantes à chaque découverte. Voyons ainsi ce que nous propose Martin Nedergaard Andersen, au travers de Speed Maps.

On navigue pleinement au milieu d’un monde heroic fantasy durant Speed Maps. Dragon, licorne, sorcière, princesse, magicien & preux chevalier y figurent. Mais il adviendra à notre propre personne (en solo ou jusqu’à 4 en confrontation) de les faire se rejoindre, en accomplissant diverses quêtes. En précisant qu’il en existe 30 faciles. Ces dernières qui demandent de dénicher sur une même parcelle de carte les personnages ou objets. Tandis que les 60 difficiles requièrent de trouver la route qui relie les personnages ou objets.

Un tour est simple dans sa mise en forme, puisque l’on pioche une carte Défi commune. Chaque participant(e) doit ensuite au plus vite réaliser l’objectif, en pliant/dépliant sa propre carte avec des chemins, les héro(ïne)s & divers endroits précis. Vous aurez ainsi saisi le pourquoi du titre Speed Maps. Ce qui s’avère particulièrement intéressant dans l’élaboration de ces parchemins & des buts à atteindre, est la présence de plusieurs solutions pour certains. Une joueuse pourra par conséquent très bien trouver d’une certaine manière. Alors qu’un concurrent avait réussi d’une autre façon. Cependant, seule la première personne à poser sa main sur la carte défi en cours la glanera.

Il ne faut toutefois pas confondre vitesse & précipitation. Car si l’on s’accapare cette carte & que la vérification prouve que cette solution est incorrecte, la mission part aux oubliettes. Et dans le cas où la/le participant(e) en question détient déjà au moins une carte défi, elle/il devra se défausser de celle-ci/de l’une d’entre elles. On gère donc sa stratégie, pour éviter de s’en retirer une. Surtout que pour gagner Speed Maps, l’on a besoin de récolter 5 cartes. En solitaire, l’on évoluera en contre-la-montre sur chaque objectif pioché.

Les dessins d’Irina Pechenkina accentuent l’envie de jeter sur Speed Maps. Les défis nous révélant de fantastiques illustrations des personnages susnommés, mais également d’objets & autres lieux. Bien entendu, le jeu n’aurait aucun intérêt si les cartes pliables & dépliables à souhait s’avéraient fragiles. On les a suffisamment testées pour être convaincu(e)s de leur excellente facture, si bien qu’il faudra le vouloir pour leur faire mal.

Capable de triturer encore plus notre esprit qu’on ne le fait avec ses cartes, Speed Maps est rapide à comprendre, mais demande du temps pour sa maitrise. Une mécanique millefeuille qui fonctionne toujours.

Inod

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