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Speed Mandala

Ces dernières années, les mandalas ont connu un retour de flamme saisissant. Tant chez les moins jeunes, que les plus petit(e)s & tous les âges se trouvant entre ces deux là. Il était donc évident que des activités propres à ce divertissement sortent en masse. Et l’on va justement se pencher sur l’une d’elles, toutefois pleinement ancrée dans le jeu de société. Speed Mandala, de Manu Palau, que nous propose Lifestyle Boardgames.

Et oui vous êtes déjà au courant, Speed Mandala n’est pas juste un énième set, qui s’avèrerait a priori plus ou moins forcément sympathique, mais dont l’intérêt ludique serait similaire à celui de ses concurrents. La différence ne se faisant entre ceux-là qu’au point de vue du matériel.

Ici, l’on navigue comme vous l’aurez compris, au sein d’un véritable jeu de société, qui utilise les mandalas. Soit un concept original, en reprenant un loisir que la majorité connait. Que l’on s’y soit adonné(e) ou non, à haute dose ou sporadiquement ou encore par notre entourage dans lequel l’on retrouve généralement des adeptes. Il est par conséquent d’emblée intrigant, d’apprendre la présence de l’usage d’un élément connu d’à peu près toutes & tous, là où le marché ne s’aventure finalement guère.

L’objectif de Speed Mandala est facile à comprendre, à savoir : accumuler 5 cartes défis avant ses adversaires (jouable jusqu’à 4), en reproduisant les mandalas affichés. Précisons qu’il existe 27 de ces cartes, recto-verso. Soit un nombre suffisant pour enchainer des parties qui se renouvellent. Tout le monde prend un trio de disques, qui en contient un violet, un jaune et un bleu. Chacun possédant en plus un motif propre. De quoi varier les solutions et accentuer davantage la rejouabilité.

En évoluant à tour de rôle, l’on retournera le défi du dessus de la pioche, qui deviendra le modèle commun à confectionner. Il est évidemment indispensable d’aller le plus vite possible, si l’on désire remporter la séquence. Nos méninges travaillent ainsi énormément, au même titre que nos mains & nos yeux. On pivote complètement, retourne, décale, superpose… nos disques, pour enfin dénicher la combinaison adéquate. Le cocktail de représentation dans l’espace, avec le travail manuel, offre à Speed Mandala une dimension riche sur plusieurs aspects. Tout en pouvant devenir totalement craqué, par le besoin de rapidité.

Régulièrement, l’on passera à un chouïa de la résolution. Chambrera une personne qui n‘arrête pas d’en être proche. Voire qui ne s’en rend pas compte, alors qu’il suffit d’une légère poussette. Sans oublier que l’on réussira peut-être souvent à les caler de façon idoine, sans le remarquer car l’on part déjà vers une autre tentative.

Dès que l’on songe avoir complété sa forme, il suffit de clamer « Stop ! ». Et c’est là que l’on verra que des joueuses/eurs perdent carrément la boule avec le stress du temps. Puisque les erreurs existent. Si vous êtes dans ce cas, ce défi reste en cours pour les autres. Tandis que vous en êtes exclu(e) & reviendrez au prochain. En revanche si vous avez bon, vous glanez cette carte. Notons que Speed Mandala se prête tout autant au solo, forcément moins hilarant, mais pratique pour s’entrainer. En jouant cette fois face au chronomètre, en essayant d’atteindre le meilleur temps sur 5 mandalas.

Aussi intéressant au niveau ludique, que dans la folie que la rapidité & le « j’y étais presque » insufflent à ses parties, Speed Mandala est typiquement le jeu que l’on sort avec tout le monde. Et grâce auquel l’on voit ressortir certaines qualités & autres défauts dans la gestion des émotions.

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