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Saint Seiya Deckbuilding

Vous connaissez bien sûr l’existence de Saint Seiya Deckbuilding (Yoka by Tsume), au moins via notre entretien avec Maxime Babad, l’un des 2 auteurs du jeu. L‘autre étant Nicolas Badoux. Si à l‘époque il n’était pas encore sorti, vous pouvez désormais le retrouver un peu partout. Mais il a beau être N1 des ventes sur un fameux vendeur en ligne de jeux de société, qu’en est-il réellement ? Amusement de qualité ou simple produit dérivé de la saga Les Chevaliers du Zodiaque ?

L’histoire de Saint Seiya Deckbuilding se consacre au premier grand arc. On retrouve ainsi nos 5 chevaliers de bronze les plus célèbres. Mais également l’autre quintet bronzé, les chevaliers noir, ceux d’argent, les 12 d’or plus le Pope, ceux d’acier et de nombreux autres. Comme ces fichus jaloux de l’île d’Andromède et même June, des chevaliers sans constellation et d’autres personnages. De quoi retrouver la fratrie Docrates/Cassios.

Le but étant de posséder l’équipe la plus forte, lorsque les flammes de l’horloge se seront éteintes, afin de l’emporter face à son ou ses adversaires. Le jeu proposant d’évoluer de 2 jusqu’à 5. Chacun(e) incarnant l’un des fidèles représentants d’Athéna, entre Shiryū, Ikki, Shun, Hyōga et Seiya. Ceux-ci ne s’affrontant pas comme lors des débuts des CDZ, mais combattent chacun de leur côté les divers(es) protagonistes évoqué(e)s précédemment. Avec pour but de les rallier à leur cause, afin de constituer un escadron plus puissant que celui des autres participant(e)s.

Portant bien son nom, Saint Seiya Deckbuilding vous demandera de construire votre deck, au fil des affrontements comme nous vous le précisions précédemment. On débute avec 9 cartes héros propres à son protagoniste, le montrant dans sa tenue de ville. Une carte de son armure, ainsi que 5 héros – chevalier de bronze. Ces dernières où il revêt l’armure, mais non jouables directement. On pioche ensuite 5 cartes et en pose 6 autres sur le tapis.

Cette demi-douzaine devenant la cible de toutes les convoitises. On les affrontera ainsi, généralement en vue de les acquérir, en sélectionnant celle(s) que l’on désire attaquer. La phase d’entretien entre le tour de 2 joueuses/eurs, servant à compléter cette rivière, perdant éventuellement 1 ou plusieurs cartes. Tout en retirant au préalable la 6e carte et en décalant celles toujours là. Cette séquence servant également à défausser toutes les cartes jouées, celles de sa main comprises. Et d’ajuster à nouveau celle-ci pour qu’elle contienne 5 cartes.

Les batailles seront loin d’être banales. Grâce aux différents effets (Défausser/Blesser/Détruire) des cartes, l’on pourra également impacter d’autres personnages. D’autres spécificités peuvent tantôt survenir lors de l’arrivée de la carte, tantôt après qu’elle ait été éliminée. Le genre de cadeaux empoisonnés ultimes. Tu m’as vaincu, mais regarde ce que je te réserve. De nombreux pouvoirs correspondant aux identités étant proposés et les cibles, clairement indiquées, connaissant aussi une grande variété, on a de quoi ne jamais se lasser.

Autre particularité reflétant à la fois l’esprit deckbuilding et celui de la licence, devoir employer l’armure de bronze et un duo d’héros identiques, afin de débloquer une carte héros – chevalier de bronze associée. On retrouve ainsi cette facette combinaison et défausse, pour obtenir une meilleure carte. Mais tout en imaginant notre héros en civil redoubler d’effort, afin d’avoir plus que le potentiel de revêtir l’armure convoitée. Et hop, « transformation », il porte l’armure. Peut-être qu’au bout d’un an on procédera de manière moins théâtrale à cette phase. Cependant pour le moment, on a tendance à en faire des tonnes, via un tour de passe-passe, puis appelant notre armure, avant d’enfin brandir notre chevalier.

Il s’agira néanmoins d’en acquérir davantage. Pour ce faire, les divers(es) combattant(e)s révélé(e)s au fil du temps dans la rivière, devront être défié(e)s par vos membres. Ces dernières/iers devant détenir une quantité de points de force ou de cosmos, équivalente ou supérieure à celle de l’adversaire sélectionné(e). On ne vous dévoilera pas toutes les subtilités de Saint Seiya Deckbuilding, car l’on ne s’appelle pas Manuel. Toutefois, au-delà déjà du renouvellement continuel au travers des effets des cartes, on note aussi une capacité de soin, non détenue par tous les personnages. Elle servira justement à remettre d’aplomb les blessé(e)s. Qui en attendant, sont incapables d’attaquer. Tout en ne pouvant être tranquillement défaussé(e)s, pour être suppléé(e)s par d’autres en pleine forme. Il faudra tout d’abord les guérir.

La partie prenant fin après que tout le monde ait joué lors du tour où l’horloge a vu sa 12e flamme être consumée. Sachant que c’est à chaque acquisition d’un chevalier d’or ou lorsque l’un est enlevé, de l’aire de jeu, lors de la phase d’entretien, que cela aura généralement lieu. Mais si Ptolemy de la Flèche débarque, il en sera de même. Clin d’œil fort à la licence. Une fois la douzaine éteinte, on compte les points de victoire de son deck. En sachant que certaines cartes et situations, peuvent en offrir davantage, à l’instar de Shaina ou Marine.

Le contenu de Saint Seiya Deckbuilding a de quoi émerveiller dès l’ouverture du coffret. Telle celle de sa Pandora Box laissant sortir son armure. Cela brille de partout, au propre comme au figuré. La qualité des éléments s’avérant d’un haut niveau visuel, tout autant que dans le matériel. Sans omettre la profusion de ressources : cartes, jetons, tapis ou encore horloge.

Concernant la brillance évoquée, elle vaut également pour les cartes elles-mêmes. On en découvre ainsi 200, l’intégralité profitant d’un effet brillant. Au prix du jeu, on verrait un peu partout ailleurs une boite ne comprenant que celles-ci et rien d’autre. Et encore, il y aurait sûrement moins de cartes. Plus fort encore, celles-ci provenant d’une énorme licence, on sait que le coût d’achat augmente habituellement. On en est que plus surpris(e) dans le bon sens du terme.

Notre cosmos n’est pas le seul à bruler dans Saint Seiya Deckbuilding. Les flammes de l’horloge du sanctuaire également. Cela touche énormément les féru(e)s de la licence. Le symbole s’avérant fort et nous frappant d’emblée. Plaisir immédiat. Au-delà de ce fait, elle s’avère déjà jolie, mais surtout pas gadget. Son originalité aimantée, permettant de placer et retirer les flammes sur les encarts de chaque maison des chevaliers d’or. De quoi les éteindre heure par heure. Ou plus exactement ici, Chevalier d’Or par Chevalier d’Or.

Gros atout également, le tapis. Rares sont les jeux à en proposer un directement. Ou alors il s’agit d’un simple papier glacé, voire il est à acquérir dans une édition prohibitive. Ici l’on reste en-deçà des 35€, avec un tapis en néoprène (les cosplayeuses/ers nous lisant connaissant le coût se rendent compte de l’affaire). Celui-ci étant au passage superbement décoré dans l’univers des chevaliers du zodiaque.

Ceux que l’on incarne justement, sont représentés par des jetons. Effectivement vue la somme demandée, on ne s’attendait à des Myth Cloth. On reste déjà étonné(e)s du rapport qualité/prix, tant il surpasse ce que l’on croise habituellement. On y retrouve une illustration double-face, représentant le héros incarné. Sans omettre des marqueurs pour les blessures.

Aussi fidèle aux CDZ par les spécificités des personnages, qu’il est agréable à jouer, tant pour les débutant(e)s, que pour des expérimenté(e)s du genre, Saint Seiya Deckbuilding s’avère effectivement excellent. Touchant les passionné(e)s de la franchise par son respect de celle-ci, mais également les personnes ne la connaissant pas, grâce à la qualité du jeu. De quoi sûrement leur donner envie de se pencher sur la saga. On attend désormais avec impatience les extensions Asgard, Poséidon et Hadès

Inod

 

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