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Puyo Puyo Champions

Chez la famille Puyo Puyo, on sait fréquemment se renouveler, afin de ne jamais avoir l’impression qu’un nouvel épisode ne vaut pas le coup, ni le coût. Au travers de Puyo Puyo Champions, l’on devrait pouvoir s’en assurer, puisqu’il propose justement 2 facettes qui se complètent. D’une part Puyo Puyo 2 et de l’autre Puyo Puyo Fever.

La fièvre du samedi Puyo

La saga Puyo Puyo, fait partie des puzzles simples à saisir, qui possèdent à la fois une large marge de progression. Et rien qu’en lançant le jeu, Puyo Puyo Champions met cet adage en exergue, puisqu’il propose d’immédiatement se jeter dans une partie de Puyo Puyo 2 ou Puyo Puyo Fever. Sans même transiter par le menu. Vers lequel l’on peut néanmoins se rendre, en tant que troisième choix. Mais ce côté jeu immédiat, colle tout à fait à ce que l’on ressent quand on se plonge dans n’importe quel volet de la franchise. Et cette entrée en matière la place on ne peut mieux en avant. D’où l’envie de vous la confier.

Une fois en action, le principe reste immuable et tout aussi efficace qu’habituellement. On associe au minimum 3 puyos d’une même couleur, afin de les faire disparaitre, en vue de glaner des points. Mais évidemment, il vaudra mieux réussir des combinaisons avec davantage d’éléments. Voire réussir des combos simultanément, grâce à un Puyo double avec d’un côté, un coloris, et un autre du côté opposé. Ou mieux encore, créer des réactions en chaine, après le déclenchement d’une combinaison réussie. Ce qui au travers du pendant Fever, peut être magnifié justement par le déclenchement de la phase du même nom. Cette dernière vous enchainant des tableaux différents du votre, qui reçoivent une et éventuellement plusieurs pièces si vous n’y arrivez pas avec la première, prévue(s) pour provoquer un effet dominos. Et donc enfiler les associations concluantes.

Sie sind die masters

Bien qu’en solo l’on s’éclate déjà et vise le meilleur score, le multi permet d’autres approches. Puisqu’au sein des parties, l’on pourra voir envoyés des blocs gênants à notre ou nos adversaire(s). Un moment faisant toujours grandir l’hilarité, au-delà de l’acharnement pour l’emporter par la destruction des puyos classiques. On peut ainsi s’y adonner aussi bien face à l’intelligence artificielle, qu’en local jusqu’à 4 en même temps, voire en ligne. Avec évidemment des duels et éventuellement des batailles en quatuor chacun(e) pour soi. Mais l’on peut également privilégier l’enchainement d’opposant(e)s en continu. En somme, un mode survie addictif quand l’on est seul(e). L’organisation de tournois jusqu’à 8 est par ailleurs directement prévue dans Puyo Puyo Champions.

En évoquant les blocs, bien sûr l’on peut tout autant en être la victime. Et devoir réaliser une association de puyos, adjacente à une ou plusieurs de ces « puyos pierres », pour faire disparaitre celle(s) accolée(s). Ce qui peut vite devenir complexe tant des éboulements peuvent venir en masse. Et si vous atteignez le haut de l’écran, cela en sera fini de vous. Même si l’on peut régler la quantité de victoires nécessaires, pour une opposition. Cette dernière qui peut par ailleurs se révéler particulièrement retorse. Atout très appréciable.

Mon puyo à moi

Il n’y a pas qu’en ligne que l’on gardera une trace des exploits ou des déceptions de chacun(e). Puyo Puyo Champions s’avérant une version sympathique de la NSA. Notamment via la titanesque conservation de statistiques. De quoi bénéficier de preuves pour vérifier certains dires. Là où des personnes oublient les fois où elles ont été ridiculisées. Ou encore d’autres qui se vantent et qui peuvent ici se faire prendre dans leur mythomanie. Pour ce faire, on nous propose la création de plusieurs profils, permettant de sauvegarder les données de chacun(e). Avec la possibilité de choisir son logo, son personnage, les couleurs de sa bannière… Pas mal d’options pour se distinguer donc.

Et il en va de même en ce qui concerne les matchs en eux-mêmes. Si les puyos gouttes sont toujours aussi charismatiques, on apprécie changer les formes pour rafraichir l’impression visuelle. Surtout avec les plus originales. Comme les têtes de Sonic, les puyos Game Gear ou encore les mutants. D’ailleurs cela impacte même la jouabilité pour de nombreuses personnes, tant les styles diffèrent dans la forme. Ce qui fut amusant étant donné que cela jouait en notre faveur. On a également droit à une bonne pelletée de fonds pour l’écran de jeu. Ainsi que de musiques. Et à ce propos, entre ces dernières, les voix et autres bruitages, l’on profite d’un ensemble aussi éclatant qu’explosif. Tout comme au niveau visuel. Captivant de base, avec son aspect mignon et ultra coloré, il en rajoute une couche à chaque effet visuel. Et davantage même lors du passage en fever.

Complet grâce 2 variantes constituant Puyo Puyo Champions, ce dernier nous propose 2 jeux toujours aussi absorbants. Dont la rejouabilité infinie, n’a d’égal que la qualité de ses mécaniques. Et au-delà de cette déjà démente base, l’on profite d’une quantité d’options bienvenues et surtout, d’une large ouverture au multi, tant en local qu’en ligne. Ce qui est constamment à signaler, tant cela devient rare.

Inod

Développeur : Sonic Team
Éditeur : SEGA
Genre : Casse-tête
Supports : PlayStation 4, Xbox One, PC
et Nintendo Switch

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