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Pokémon : Détective Pikachu

Adapter un jeu vidéo au cinéma est un exercice périlleux. Tandis que les premières images effrayèrent pas mal de fans de la saga, « Pokémon : Détective Pikachu » continua son bonhomme de chemin. Réalisé par Rob Letterman (« Gang de requin », « Chair de poule, le film »), le film dont nous allons vous parler aujourd’hui dure 105 minutes. Il est disponible dans les salles obscures Françaises depuis le 8 Mai 2019.

Une enquête connue

Contraction de Pocket et Monster, un Pokémon est un être vivant, pouvant s’apparenter à nos animaux. Tout droit sortie de l’imagination de TAJIRI Satoshi, la franchise débuta par de nombreux jeux vidéos, notamment sur la GameBoy. Le but du jeu est de capturer ces êtres afin de les faire évoluer, et ainsi devenir le/la meilleur(e) dresseur(euse). Le jeu de Game Freak rencontra vite un grand succès. Au point qu’il fût rapidement décidé de sortir des produits dérivés. Dont notamment une série animée qui arriva en 1997, soit à peine une année après la sortie des jeux au Japon.

À l’occasion du vingtième anniversaire de la franchise, The Pokémon Company sortait un jeu vidéo se déroulant dans l’univers Pokémon, mais à la structure différente des épisodes canoniques. Ainsi l’archipel pu jouer à mener l’enquête sur 3DS, avec pour la première fois, un Pikachu qui parle et est compris par les humains. C’est ce jeu qui se retrouve, dans son concept, adapté en film.

Grand écran

Tim Goodman (Justice Smith) est un employé d’une agence d’assurance d’une petite ville. Il est élevé par sa grand mère, et vie plutôt bien le fait qu’aucun Pokémon ne soit lié avec lui. C’est alors que Jack (Karan Soni) se fait du soucis pour lui. C’est en lui proposant d’essayer d’attraper un Osselait que nous découvrons le héros du film. L’occasion de voir qu’il n’a guère de réussite avec les Pokémon. Par la suite, Tim apprend que son père (policier de métier) a eu un accident. Ce qui le pousse à rentrer à Ryme City, la ville dans laquelle vivent en harmonie Humains et Pokémon.

Ayant tourné le dos à son paternel il y a de cela quelques années, le choc de la mort de son père est bien encaissé par le jeune homme, qui ne pense qu’à vider l’appartement de celui-ci et retourner dans sa campagne paisible. Seulement, lors de la visite de cet appartement, où il se remémorera son passé, Tim va découvrir un Pikachu peu commun. Celui-ci est parfaitement compréhensible par le jeune homme (qui est le seul à avoir cette capacité cependant). C’est avec un Pikachu amnésique, mais certain que le père de Tim est vivant, que Tim va se lancer sur les traces du policier déclaré mort.

Surprise

Le film se veut avant tout grand public. Donc malgré la présence de Ryan Reynolds au doublage de Pikachu (Pierre Tessier, voix Française officielle de l’acteur pour la VF), ne vous attendez pas à avoir un mignon Pikachu qui dit des horreurs. Pourtant, malgré cela, on ne pourra que rire de bon cœur et percevoir la blague des « berlingots » comme limite, bien qu’il veuille parler des tripes, bien entendu. Sachez qu’il n’est pas obligé de connaître sur le bout des doigts l’univers Pokémon. Évidemment, les téléspectatrices et téléspectateurs de l’anime aimeront l’allusion faite au générique, qui arrive dans un moment triste pourtant. Mais il n’y a rien qui puisse empêcher les nouvelles et nouveaux venu.e.s d’apprécier ce film.

L’univers y est juste enchanteur. La découverte de Ryme City, avec l’explication dans le train, fait penser à l’arrivée de Judy dans « Zootopie ». Il y a de la vie de partout, et les Pokémon, en plus d’être parfaitement intégrés dans la société de la mégalopole, sont aussi légitimes que les voitures ou les gratte-ciel. Ils ne choquent absolument pas, bougent comme si ils étaient vivants. Ils ne manqueront pas de vous attirer ou vous dégoûter. Ainsi, les interactions entre le Pikachu et Tim sont parfaites, et les expressions de la souris électrique sont nombreuses et facilement visibles. Un immense travail a été accomplit par Ben Collins et son équipe, la direction artistique est effectivement éblouissante.

Prévisible mais complet

Après, il faut reconnaître qu’en terme de scénario, si on est un peu attentif, on arrive à anticiper la fin. Mais ceci ne gêne rien en vérité. Car ce film vous proposera de l’action, de l’émotion, de l’humour. Et même des moments assez épiques, surtout lors du passage dans un certain jardin. Vous comprendrez en voyant le film. L’auteur de cette chronique n’est malheureusement pas assez calé en Pokémon pour vous dire si le film plaira aux vrais fans. Cependant, l’univers est travaillé, on y trouve des choses sympathiques comme des capacités spéciales ou des évolutions parfois spectaculaires. Il y a bien entendu moult Pokémon présents à l’écran. Parfois peu de temps, mais comment ne pas rigoler devant un Ronflex faisant la sieste en pleine intersection à Ryme City ? Ce qui devrait rappeler des souvenirs aux joueuses et joueurs.

Validé

« Pokémon : Détective Pikachu » est une grande réussite, que l’on ait 7 ou 77 ans (et même plus ou moins), cet univers est enchanteur. Le découvrir sur un grand écran est une jolie expérience. Assez adulte pour plaire à ceux-ci. Avec, cerise sur le gâteau, des thèmes forts abordés. Comme la protection animale, la solitude, la gestion des médias et même la pollution. Ce film plaira aussi aux enfants, le Pikachu étant réellement trop mignon, et surtout très expressif. Un film à ne pas hésiter à aller voir, seul.e, ou à plusieurs. Un excellent divertissement se payant le luxe d’être une des meilleures (si ce n’est la meilleure) adaptation vidéoludique au cinéma.

 Source : Chaîne YouTube Warner Bros. France

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