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Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy

Lorsqu’en 2006 déboula en Occident, un premier épisode de la saga Ace Attorney sur DS, on n’en revenait quasiment pas. On entendait parler de ces jeux d’enquête et plus particulièrement de cette simulation d’avocat. Mais sous couvert du sempiternel : c’est typiquement japonais et ça ne sortira jamais ici. Que nenni, Capcom a osé et à réussi son pari, puisque les jeux ont continué à affluer. Et aujourd’hui sur 4 supports de salon arrivent les 3 premiers épisodes de la franchise, via Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy.

Purée d’Avocat

En contenant 3 volets en un, Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy propose presque une quinzaine de dossiers et donc d’histoires. Ces dernières mêlent ainsi les sentiments personnels de notre héros avocat, Phoenix Nick Wright, et des pans éloignés de sa vie. La compilation regroupant Phoenix Wright- Ace Attorney, Phoenix Wright- Ace Attorney: Justice For All et Phoenix Wright- Ace Attorney: Trials and Tribulations, ce ne sont pas seulement les aventures dans son métier que l’on suit, mais toute son évolution. Tant dans sa fonction de défenseur de la justice, dans laquelle il progresse à notre instar. On n’est pas dans un système de jeu de rôle, pourtant l’on ressent ce lien entre le principal protagoniste & soi-même. Mais également dans son évolution en tant qu’homme, puisqu’il devra faire face à des problèmes où des personnes proches de lui seront impliquées.

On ne vous fera évidemment pas un rendu détaillé des cas à traiter, sans quoi l’on vous gâcherait la surprise des scénarii. Aussi bien si vous n’avez jamais joué aux logiciels de Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy. Que si vous ne les avez pas tous retournés. Voire si le temps a estompé vos souvenirs. Sachez néanmoins que l’on débute au sein du cabinet Fey & Co, alors que l’on vient d’être fraichement diplômé. Ce n’est pas pour autant que l’on démarrera par la facilité, puisque l’on défendra un ami d’enfance, pour notre premier dossier. Celui-ci n’étant rien de moins qu’accusé de meurtre.

On est ainsi pleinement plongé(e) dans l’univers d’Ace Attorney. Puisqu’au-delà de l’investigation & la défense, l’ambiance nous confronte directement à un sujet particulièrement personnel. Et non sur une affaire banale, avec un client que l’on ne connait pas. Grand atout qui jalonne cette trilogie. Ceci au même titre que des professionnel(le)s du milieu, directement impliqué(e)s dans d’autres dossiers. Ce qui approfondit la découverte de l’univers judiciaire. Le tout agrémenté d’affaires, non pas légères, mais comme nous l’évoquions, annexes à cela.

Investiguer, défendre, recommencer

En tant que bon avocat, du moins avec l’envie d’en devenir un & plus que tout en restant honnête… Du coup il n’est pas vraiment un avocat. Phoenix Wright devra en passer par 2 grandes phases. D’une part, enquêter. Notamment sur les lieux du « crime ». Trouver un objet dans le décor, parler avec les gens/témoins… Peuvent octroyer un indice, dont l’on pourra se servir afin d’en dénicher d’autres. Notamment lors des séquences devant la cour. Où l’on devra se préparer à défendre notre client(e), grâce aux indices concrets obtenus. Mais à la barre, les témoignages vous mettront en difficulté. Et le procureur en rajoutera une couche. Celui-là toujours prêt à vous mettre des bâtons dans les roues pour faire triompher sa vérité.

Il s’agira alors de savoir rebondir sur les déclarations des personnages appelés. Un mot pouvant déclencher un retournement de situation en votre faveur. Ce qui ouvrira la voie à de nouvelles perspectives. Tout autant que présenter une preuve, qui peut souligner ou réfuter une théorie. Pour peu que vous connaissiez le système dans la vie réelle, on retrouve pleinement ce jeu de passe-passe, où l’éloquence est souvent privilégiée à la vérité. Hormis le fait qu’ici l’on ressente une véritable volonté, pour notre héros, de connaitre la vérité et de travailler pour. Et non juste de se faire mousser en remportant une affaire. Peu importe la manière.

Pour accentuer le réalisme des mécaniques, il n’est pas possible d’avancer à tâtons & de faire n’importe quoi au tribunal. Une jauge représente notre marge d’erreurs à commettre. Si l’on décide de tout essayer, en pensant que l’on tombera ainsi sur la solution, le juge saisira notre incompétence. La difficulté monte d’ailleurs en grade au fil du temps. Notre patronne, Maya Fey, nous aide lors de nos débuts. Puis nous lâche la main, tant celle de Nick que la nôtre, pour que nous puissions régler de notre propre chef les futurs cas. D’ailleurs en parlant de la famille Fey, les pouvoirs surnaturels de la petite sœur apporteront une saveur autre à l’ambiance au fil du temps.

Objection (avec l’accent anglais)

En tant que jeu se basant grandement sur les dialogues et autres indications textuelles, comprendre à peu près tout ce que pourrez lire au cours de Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy, s’avère primordial. Attention, nul besoin d’être exceptionnel(le) en anglais. Avoir suffisamment de connaissances suffira pour des indications à relever dans les échanges. Autant que pour comprendre ce que l’on nous demande. Ou encore les pensées de Nick, qui aident généralement à la résolution. Le langage utilisé reste abordable. Ace Attorney étant une licence funky & non portée sur l’omniscience des parties entre le droit civil & le langage soutenu.

Par ailleurs, on sait que parmi nos lectrices/eurs vous êtes nombreuses/eux à maitriser le japonais. Vous pourrez donc vous y essayer. Même si là nous n’avons pas de recul. Et si vous attendez le français, les sous-titres arriveront bel & bien dès l’été. Il n’empêche que l’on continuera à régulièrement scander « Objection » (à prononcer Objekchieune). Ce moment, davantage encore la première fois, s’avère toujours aussi fameux. Même lorsque comme nous l’on s’adonne à cette franchise depuis des années & que l’on n’a jamais arrêté.

Si ce terme dénote l’identité amusante, d’un jeu aux affaires néanmoins dures au travers de divers crimes, les graphismes décuplent cette sensation. Désormais sur grand écran, ce trio de JV bénéficie d’un rendu en haute-définition. Faisant d’autant plus claquer l’ambiance hyper colorée. Mettant aux prises des personnages eux-mêmes hauts en couleur, dans tous les sens du terme. Leurs réactions volontairement exagérées, avec des codes visuels typiques du manga (énorme goutte de sueur, visage qui se tend…) amène autant à la facette un peu folle de Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy, qu’à sa partie ludique. Car l’on trouve là des moments de savoir que l’on tient le bon bout ou non.

Passionnant de par ses mécaniques originales & ses histoires, Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy détient une triplette de jeux aussi prenants qu’à l’époque, si vous y touchez pour la première fois. Son système n’ayant pas pris une ride. Tandis que les accros seront toujours aussi charmé(e)s  .

Inod

Développeur : Capcom
Éditeur : 
Capcom
Genre : Aventure
Supports : Switch, Xbox One, PS4
& PC

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