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PES 2019

Qui dit ouverture de la saison européenne de football, dit arrivée de la nouvelle simulation de Konami. En l’occurrence, PES 2019 qui n’aura pas mis de temps pour donner son coup d’envoi, par rapport aux championnats réels.

Soirées pizzas sur canapé

Encore un article sortant ce vieux cliché des sessions jeu vidéo de football, à se goinfrer de pizzas sur un canapé ? Et pourquoi pas qu’entre mecs ? Vous le savez, nous ne sommes pas de ce genre. Il s’agit juste d’un clin d’œil aux licences présentes dans PES 2019. La plupart d’entre vous étant ravie de pouvoir incarner & affronter les clubs de L1 Conforama & de Domino’s Ligue 2. De quoi offrir des Nantes – Orléans ou encore Angers – Châteauroux. Rien qu’avec cela la partie équipes officielles nous satisfait. Si vous croyez qu’il s’agit d’une blague, suivez donc ce compte Twitter pour vous assurer du contraire. Vous découvrirez qu’en plus la saison prochaine sera encore plus folle avec le retour du Mans & de Tours. Il ne manque plus qu’Eve Perisset. Mais revenons-en à ce qui figure dans ce volet. En évoquant notamment la ligue belge, touchant directement une grande partie de notre public, ainsi que quelques membres de notre staff.

Si posséder des tas de licences s’avère loin d’être essentiel (un jeu à la maniabilité catastrophique avec tous les clubs, joueurs, sponsors… n’étant pas intéressant & pourtant beaucoup ont vu le jour), on sait toutefois que cela titille une frange d’entre vous. Qu’il semble loin le temps où l’on évoluait avec De Funès & Calvier. Voire par la suite avec Roberto Larcos face au club Normandie & que notre vedette en Master League était Cellini.

En somme, les franchises des coupes d’Europe ne sont plus là, ce qui n’est pas non plus une titanesque perte. On sait que ce sont davantage les équipes & sportifs qui vous intéressent. De ce côté-là, on retrouve plusieurs championnats avec la licence qui va bien : le Portugal, l’Argentine, le Brésil, la Suisse, la Russie… Ainsi que des clubs pleinement retranscrits dans le logiciel. D’ailleurs nous en avions évoqués certains ici. & question équipes nationales, la Roumanie est là, on n’a donc pas besoin d’autres pays… & l’on sait que vous êtes nombreuses/eux à être heureuses/eux de pouvoir évoluer en Ligue des champions asiatique.

Si comme nous vous êtes sur PS4, vous savez d’ores & déjà que vous pourrez vous procurez divers patchs, afin d’avoir les noms réels. Voire des créations plus fantasques. Par conséquent, si vraiment vous êtes accros aux visuels des maillots, aux noms… vous les aurez ! & pendant que vous regarderez & lirez tout cela sur le terrain, on vous flanquera un triplé avec Benjamin Nivet.

Un match dans ton logis

Les véritables noms, cela va bien 2 minutes, mais ce qui compte dans un jeu vidéo c’est… le jeu, jouer, la jouabilité… Tout ça ! Si vous tenez tant à lire des noms & voir les vraies marques sur les équipements de nos athlètes, lisez un almanach du foot saison 1994/95.

On entre enfin dans le vif du sujet. Et l’on en tombe à la renverse de la puissance de PES 2019 dans ce domaine. Premièrement, à force d’essais, l’on remarque qu’il ne privilégie pas un style que tout le monde reprendra. Parfois une stratégie pouvant clairement ressortir d’un jeu, pour en devenir reprise par quiconque tant elle fonctionne. Ici, on aura beau ne pas être lâché de sitôt, voire même jamais par l’opposition de l’I.A. (forcément en affrontement face à une autre personne cela peut changer), toutes les tactiques s’avèrent intéressantes.

Ceci grâce à la précision avec laquelle elles ont été conçues. Adeptes du jeu en redoublement, de passes courtes, de transversales plus directes que jamais, de centres au cordeau, d’actions aériennes, de profondeur… Tout est finement calibré. Cependant comme nous vous le confions, rien ne sera facile. Surtout pas les frappes lointaines. Les patators ronchonneront, mais cela colle davantage à la réalité. Néanmoins l’on garde l’espoir qu’au fil des semaines, la maitrise sur ce point grandira. Peut-être pas avec tous les joueurs composant ce PES 2019. Mais l’on arrivera à en trouver, dans certaines positions à longue distance, sous divers angles, de par des courses que l’on aura appris à régler, qui pourront nous apporter ce plus. Enfin pour le moment, s’approcher ou rentrer dans la surface est un meilleur atout. Tandis que l’on en a enquillé des goals à 27M sur de précédents volets. On ne lâche donc pas l’affaire.

Au-delà de la défense adverse, la difficulté pour atteindre votre objectif, enfin si celui-ci est de scorer, se situe également sur un point précis qui a évolué via PES 2019. Car si vous êtes la/le champion(ne) du monde du tous derrière & on marquera sur un contre ou un pénalty généreux, vous n’aurez rien à faire de ce que nous allons exprimer. Si l’on en a l’habitude depuis tant d’années avec ISS & Pro Evolution Soccer, Konami n’a pas hésité à accentuer ce que l’on peut clairement annoncer comme le réalisme.

Qu’il s’agisse du ballon ou des joueurs, tout est réalisé de manière à ce que les sensations se rapprochent de ce que l’on connait dans la vraie vie. Les déplacements des joueurs, la précision par rapport à toutes les données que l’on a évoqué pour une frappe de loin, mais qui évidemment vaut pour tout & notamment la qualité des passes, ainsi que celle de tout tir. Mais la vedette, c’est le ballon. Car si lors d’une reprise de volée l’on doit dominer le ballon, on sait bien que dans les faits c’est lui qui maitrise tout le monde. Sa physique est tout aussi ébouriffante, que chaque détail s’y répercutant selon l’effet, l’angle, la vitesse, la puissance, le bon pied ou non…

Et pour nous tenir en haleine toute une saison, la Master League fait toujours son effet ! Le mode myCub apporte divers changements, malheureusement n’ayant joué à la version PES 2018, nous ne pouvons en tirer des conclusions. Nous vous laissons découvrir les différences sur le site de PES 2019. Tandis que l’on adore le 3 contre 3. Il faut savoir que l’on est pour le collectif avant tout. On sait donc par avance que bien d’autres détesteront ce pan ou du moins y seront ridicules avec leur tactique personnelle. Y évoluer avec l’intelligence artificielle est également intéressant, celle-ci faisant preuve de bon sens en tant que partenaire. On retient particulièrement cette talonnade dans la surface adverse, nous offrant le ballon sur un plateau dans les 6 mètres. Là où sur quasiment tous les jeux, l’I.A. aurait tenté la frappe dans l’angle fermé où son joueur se situait.

Tenu éloigné du niveau des Pro Evolution Soccer

On en prend toujours plein la face, tel un coup-franc d’Adriano, au niveau visuel. PES 2019 plaçant la barre, évidemment transversale, très haut. Les développeurs ont visé juste, tel un coup de pied de coin de David Beckham. Complexe de faire ressentir une beauté par des mots, il faut que vous regardiez des actions. Le mouvement fait la différence. Et il s’agit de véritables séquences de jeu, de réactions. Et non d’une simple image totalement remaniée ou encore une cinématique créée par un ordinateur aux capacités que vous ne pouvez imaginer.

L’aspect graphique claque : modélisation des joueurs, rendu de la pelouse, éclairage, effets de lumière… Mais l’on est davantage subjugué par son mix avec le moteur physique. Une beauté froide n’ayant pas d’intérêt, il faut du concret. C’est le cas de PES 2019, dont la plastique n’a d’égal que le cœur. Les déplacements naturels des footballeurs, avec une mention très bien pour les gardiens qui sont des êtres à part dans le vrai football & constituent donc un défi différent pour une simulation, impressionnent. Mais encore, l’on peut se dire d’accord il s’agit des principaux acteurs. Tout a été mis sur eux & c’est normal qu’un haut niveau soit atteint. Même s’il faut reconnaitre que celui –ci dépasse allégrement tout ce que l’on a connu.

Justement, Konami ne s’arrête pas à ces hommes virtuels. Le terrain subissant les dégâts s’avérant juste bluffant. Nouvelle preuve que celui-ci est immensément important, comme tout outil de travail. Si seulement toutes les équipes, fédérations & autres municipalités pouvaient en prendre de la graine. Un studio de JV leur démontrant à quel point il faut fignoler dans les plus petits détails ce rectangle & son gazon.

On profite également d’effets de lumière somptueux, mais aussi de tas de détails, comme l’impact de l’action sur les filets semblant toujours plus réaliste, à l’instar des réactions capillaires de nos héros en short. Et on sait à quel point ils sont pointilleux sur leurs cheveux, car ils le valent bien. Mais ces atouts ne sont rien comparés à la véritable vedette de ce sport, notre meilleur ami : le ballon ! Ce dernier devenant toujours plus vivant. Ses déplacements selon la situation, sa vitesse, ses envolées, en somme sa physique, tout a connu un approfondissement si soigné que l’on a du mal à en revenir. Cela s’amalgamant à la jouabilité. Car ce que l’on évoquait à ce propos, épouse la sphère, pour un mariage réussi : contrôle orienté, une-deux, frappe en lucarne & c’est le buuut. Mais tout comme les engagements IRL, une bonne partie se soldera par un divorce : amorti partant en touche, passe à la Koji Nakata, tir assommant la vendeuse de crêpes à l’extérieur du stade…

On a souvent parlé du retour du roi à propos de PES. Mais concernant PES 2019, on est surtout morgan de lui et l’on dit « vive le roi ». De la gestion du ballon, à celle des joueurs, tout est fignolé. Tandis que les diverses stratégies sont aussi intéressantes les unes que les autres, tant aucune ne tire la couverture. Pour ne rien gâcher, l’aspect visuel & ses détails savent être à la hauteur de la physique des 23 acteurs présents sur le terrain. Et l’on ne parle pas de l’arbitre.

Inod

Développeur : Konami
Éditeur : Konami
Genre : Sport
Supports : PS4, Xbox One & PC

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