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Persona Q2 – New Cinema Labyrinth

Mettant à la sauce JDR en donjon la licence, Persona Q: Shadow of the Labyrinth a vraisemblablement convaincu, puisque ce pendant connait un nouvel épisode : Persona Q2 – New Cinema Labyrinth. Un, si ce n’est l’ultime grand jeu de la 3DS à arriver en Europe ?

Le Phantom du cinéma

Avant même de se lancer dans le vif du sujet, les féru(e)s de la saga seront ravi(e)s d’apprendre que Persona Q2 – New Cinema Labyrinth rassemble une myriade de protagonistes de Persona 3 et Persona 4, à l’instar du volet précédent. Mais également désormais de Persona 3 Portable et Persona 5. Soit une réunion titanesque, qui touche la corde sensible des accros. Tandis que les autres auront le plaisir de découvrir une grande quantité de personnages. Et éventuellement de les situer, pour leur donner envie de connaitre la genèse. Mais cela est une autre histoire.

Justement en parlant d’histoire, si vous avez retourné P5 vous serez d’autant plus marqué(e)s, car l’on retrouve Joker en vedette. Lui et les Voleurs Fantômes/Phantom Thieves, étant projetés dans une autre dimension. Un lieu parallèle qui justifiera la présence des héro(ïne)s de ces divers épisodes. Mais l’endroit n’est pas simplement menaçant et grouillant d’ennemis. Il s’inscrit dans un monde cinématographique, où les codes et références iront bon train. Et l’on peut déjà vous confier que l’attrait de cet original environnement n’est pas qu’esthétique. Ni même juste amusant de temps en temps par des clins d’œil. L’intégralité de Persona Q2 – New Cinema Labyrinth passe à la moulinette du 7e art, tant dans l’application des mécaniques de jeu, que dans les moindres détails de ses actions.

Cinéma à la carte

Enfin c’est bien beau tout cela, mais notre bande a tout de même envie de rentrer chez elle. Et devra en ce but, explorer ce donjon aussi labyrinthique, que cinématographique. Persona Q2 – New Cinema Labyrinth reprend ainsi la base dungeon crawler à carte. On explore ainsi chaque niveau avec comme outil préférentiel notre carte. Avec le plaisir d’indiquer chaque recoin, pour par la suite savoir où l’on met les pieds. Car suivant notre quantité de pas, un combat se déclenchera. On évitera donc d’atteindre la limite par crainte de se faire occire. Parfois l’on prendra la voie inverse, en vue d’affronter du menu fretin, pour gagner en expérience. On n’hésitera donc pas à tourner en boucle, au sein d’un parterre qui ne nous effraie pas, grâce à notre plan.

Tracer son chemin et placer des indications, pour savoir ce qui nous attend lorsque l’on passera à nouveau dans le coin, fait partie intégrante du plaisir de jeu. Cette identité du JDR à l’ancienne, avec traçage de son chemin sur du papier, fonctionne royalement et pas juste de manière nostalgique. Les nouvelles/veaux venu(e)s sur ce territoire, se plongeront tout autant avec ferveur dans la conception de leurs cartes. Néanmoins si vous trouvez le concept fastidieux ou désirez gagner du temps, mais perdre la profondeur de l’univers qu’apporte cette particularité, vous pouvez opter pour un marquage automatique. Fonction toutefois bienvenue, car elle permettra à certaines personnes d’au moins se régaler de tout le reste de l’univers de Persona Q2 – New Cinema Labyrinth.

En revanche pour la bagarre, il faudra que tout le monde donne du sien. On organisera son équipe entre les divers(es) comparses enrôlé(e)s. Chacun(e) détenant ses propres qualités et faiblesses. On guidera sur le terrain au maximum un quintet, lui-même séparé en 2 rangs. Un devant pour les attaques directes et un en soutien. Les oppositions prennent elles place au tour par tour, où les offensives, soins et autres objets seront évidemment de la partie. Mais tout au long de son aventure, PQ2 délivre également des tas de missions secondaires. Sauf qu’elles ne le seront pas tant que cela. Car si bien sûr elles octroieront de sympathiques bonus, elles permettront tout autant d’approfondir les relations. Un point essentiel, afin de bénéficier de la nouvelle spécificité : l’Unison. Où les membres s’associent pour un résultat détonnant. De quoi renverser une situation, par une attaque démentielle.

Ciné cinéma

Au travers de son approche originale, Persona Q2 – New Cinema Labyrinth nous fait voyager dans moult environnements, tous plus différents les uns des autres. Renvoyant à chaque fois à un nouveau décorum typique du cinoche. Au sein desquels se fondent les avatars sous une version super déformée, comme l’on en a l’habitude avec Persona sur 3DS. Ce qui lui offre un côté mignon et plus encore, rafraichit ce que l’on connait sur consoles de salon. Plutôt que de prendre le même parti graphique, qui forcément ne peut pas suivre techniquement. C’est toujours un plaisir de passer de l’une à l’autre de ces visions.

Comme d’habitude chez la série, on profite d’une superbe bande-son. Qui de par l’identité nouveau jeu, avec des héro(ïne)s ancien(ne)s, décide de mêler compositions précédemment entendues , à d’autres inédites. Niveau sonore, l’on retrouve également les voix japonaises, comme on le demande à chaque fois. Tandis que l’anglais est là pour les sous-titres et menus. Les dialogues s’avérant intéressants et bourrés d’humour, on ne saura que trop vous inciter à les lire. Et dans l’éventualité où l’anglais n’est pas votre tasse de thé, la communauté Persona devrait pouvoir vous aider, tant elle est active pour la localisation.

Profond tant sous ses aspects ludiques, que scénaristiques, Persona Q2 – New Cinema Labyrinth propose en plus un univers cinématographique si original, qu’il revisite chaque séquence jouable et visuelle, d’une manière époustouflante.

Inod

Développeur : Atlus
Éditeur : Deep Silver
Genre : Jeu de rôle
Support : Nintendo 3DS

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