Breaking News
Accueil / Critiques / Panic Diner

Panic Diner

Au restaurant, vous le savez, la/le client(e) est reine/roi ! Et pour les contenter, il s’agit d’un vrai travail d’équipe. Soit l’approche prise par Henri Kermarrec pour Panic Diner (Blue Orange/Blackrock Games).

Dans l’éventualité où vous ne connaitriez l’envers du décor de la restauration, Panic Diner vous permettra de le découvrir d’une certaine manière. Au cours de 7 jours, qui représentent les manches d’une partie. Une semaine durant laquelle l’on devra glaner un maximum de Trophées succès, afin d’obtenir la meilleure réputation possible.
Pour ce faire, il s’agira d’accomplir les commandes, tout en respectant le défi quotidien. Vous le constaterez, ce dernier qui peut s’avérer complètement barré.

Parlons-en d’ailleurs dès à présent. Car avant de se lancer dans la journée de 90 secondes chronométrée, l’on prendra connaissance de son défi. Quinze sont des évènements, parmi lesquels Pâtissier, où l’on sélectionne une personne qui sera la seule à pouvoir disposer les jetons Dessert sur les cartes Client. La Saint Patrick nous fera en déterminer une, qui sera cette fois l’unique à pouvoir placer des jetons Vert. Le Chef Cuisto reprend le principe, mais là il s’agira des plats salés.
Et pour ces 3 évènements, qui ne sont pas les seuls du genre, la/le joueuse/eur choisi(e) aura droit à son surnom durant la séquence. Selon le cas : Pâtissier, Patrick ou encore Cuisto.

Cependant Panic Diner propose d’autres types d’évènements. Comme Pingouins, qui offrira l’opportunité de se servir de 2 mains et non forcément d’une seule, pour la phase de jetons à ajouter sur les cartes Client. Sauf que l’on ne pourra se servir que d’un doigt de chaque main pour les plats. Rendant la manipulation complexe. On vous laisse la surprise pour le reste.
Cinq autres défis existent, sous l’appellation Super Client. On ne vous en révèlera qu’un, la Tortue Ninja, qui commandera 4 pizzas, 2 donuts & 1 café. Soit un appétit gargantuesque pour quiconque, mais normal pour un batracien qui pratique les arts martiaux.

Maintenant que tout le monde sait quel sera le défi, qui peut bouleverser la donne dans sa contrainte, à l’instar de devoir s’occuper des commandes de la/du voisin(e), l’on peut débuter son dur labeur journalier. En l’occurrence retrouver, au cours de la minute & trente secondes, les plats quémandés par la/le client(e) de chaque participant(e), parmi ceux éparpillés sur la table. En précisant que la coopération est de mise et que l’on peut signaler que tel ou tel plat se trouve par-ci ou par-là.
Lorsque l’on en aura contenté un(e), l’on récupèrera un jeton étoile. En sachant que l’on en dépose au préalable autant qu’il y a de personnes jouant.

De prime abord, l’on peut songer qu’hormis des tirages éventuellement compliqués, seuls les défis rendront difficiles la journée de boulot. Ce qui n’est déjà pas si mal.
Néanmoins Panic Diner va plus loin, en agrémentant le service par la plonge. Car pour délivrer de nouveaux plats, il sera indispensable d’en passer par la vaisselle. Mais elle ne sera pas automatique & le lendemain, l’on pourra se retrouver avec un manque criant de jetons dont l’on a besoin. Ce qui renforce considérablement la difficulté, par une mécanique censée & complètement dans le thème.

Par conséquent, il s’avère indispensable d’effectuer le nettoyage pendant la journée, tel l’enchainement d’un véritable établissement culinaire.
Pour ce faire, il faudra réunir les jetons aux coloris montrés sur les assiettes au verso des client(e)s. L’on peut cette fois employer 2 mains simultanément, en sus de n’être impacté(e) par les contraintes des défis.

L’identité un peu folle de Panic Diner prend encore plus d’ampleur par le biais des illustrations de Maud Chalmel. Rigolotes & hyper colorées, elles ajoutent une douce dinguerie. Associée au charisme de la clientèle.

La démence des restaurants est assurément au menu de Panic Diner. La cohésion du groupe n’est pas juste à la carte, mais clairement le plat du jour sur toute la semaine.

Inod

Voir aussi

Père Fouettard Corporation #3

Pas de Marie-Noëlle, ni de Jean-Balthazar dans Père Fouettard Corporation #3 (Kurokawa) d’Hikaru Nakamura. Un …