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Palm Reader

On s’est probablement toutes & tous adonné(e)s à ce fameux jeu, où l’on confie à voix basse une phrase à sa/son voisin(e), devant la répéter à la/au sienne/ien & ainsi de suite. Avec souvent une hilarante incompréhension au final, tant la citation initiale avait évolué. Jonathan Bittner & Andrew Cedotal naviguent dans cet univers avec Palm Reader (Sit Down !/Atalia). Sauf qu’au lieu de mots, ce seront des dessins de Gyom Seijnhaeve, qui devront être retranscrits de manière non tangible, au sein de cette distraction coopérative.

Cette alternative évoquée en préambule attire, mais reste pour le moment vague. Concrètement, l’on dessinera bel & bien. Mais à l’instar de mots chuchotés, ceux-ci s’envoleront. Et l’on ne pourra regarder l’œuvre de sa/son partenaire. Tout bonnement car, comme vous l’aurez peut-être saisi au titre Palm Reader, celle-ci aura lieu sur votre paume. Ceci juste à l’aide d’un doigt, sans encre ou autre. Vous devrez comprendre & retenir, afin de poursuivre le symbole originel sur la personne d’après. Qui en fera autant sur la suivante. Ceci jusqu’au bout de la chaine, puisque l’on peut y prendre part de 4 à 10 dessinatrices/eurs. Avec 4 niveaux de difficulté pour les retranscriptions.

Chaque manche débute par celle/celui que l’on nommera la/le joueuse/eur active/if, fonction transmise à tour de rôle. Celle/celui-ci étant seul(e) à connaitre le logo en cours. Qui lui aura été confié au hasard par le dé placé dans la roll box. Une boite évitant les regards indiscrets, car le résultat sera la réponse à donner par chacun(e) à la fin d’une séquence. Puisque ce chiffre signifiera quel logo de la carte piochée vous devrez dessiner. En la conservant face cachée par rapport à vos camarades. Précisons que si vous tombez sur le ?, vous déterminerez le symbole parmi les 5.

Il suffira ensuite de procéder simplement comme précédemment indiqué, en dessinant sur la paume d’un(e) collègue, qui en fera de même sur un(e) autre… Toutefois sans faire n’importe quoi. Palm Reader adapte les contraintes comme il se doit. En l’occurrence, la/le joueuse/eur active/if doit reproduire tous les traits de l’emblème. Les autres évidemment feront de leur mieux, sans jamais l’avoir vu, donc cette règle ne s’applique pas pour elles/eux. Bien sûr, uniquement la personne qui dessine peut regarder ce qu’elle fait. Pas de parlante, ni de plouf-plouf je recommence mon croquis ou encore de triche tel que le numéro qui correspond au logo…

Quand tout le monde s’est fait dessiner dessus, la/le dernière/ier de la chaine en fait autant sur la/le première/ier. Qui doit se décider si ce qui vient d’être exécuté dans sa main, se rapproche suffisamment de sa requête initiale, pour imaginer que le reste de l’assemblée trouvera le bon signe quand le quintet de la carte sera dévoilé. Dans le cas contraire, elle/il exigera un second tour pour cette même manche. Cette fois dès l’ultime personne griffonnée, l’on passera aux votes.

Dernière phase, où la première/le premier joueuse/eur montre sa carte. Puis avec plus ou moins de doigts, simultanément, les autres indiquent chacun(e) le chiffre qui correspond au symbole qu’elles/ils croient avoir joué. Toute bonne réponse vaut une étoile, cependant si l’on a eu recours à un second tour, une sera soustraite. Selon le score au bout des 10 manches & de la quantité de participant(e)s, la réussite sera plus ou moins grande. De l’échec pathétique, aux noms gravés en lettres d’or.

Conclusion

Changeant du classique jeu oral, Palm Reader permet de s’éclater tout autant via le dessin. Un atout artistique (sans avoir besoin d’être artiste) qui amène beaucoup à l’expérience collective. Qui plus est, sa facette tactile possède de quoi effectuer des rapprochements. Et ça, c’est carrément plus humain & intéressant que de juste susurrer à l’oreille.

Inod

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