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Outward

Au travers d’Outward, Nine Dots Studio et Deep Silver nous proposent une aventure où la difficulté ne sera pas que celle renvoyée par des individus. Car si son monde se teinte de fantastique, l’avatar se rapproche de notre propre personne.

La nuit des héros…

Et des héroïnes, mais le titre de cette émission culte a oublié cette mention. Le milieu vidéo-ludique lui a pour habitude depuis toujours, de nous permettre de réaliser ce dont l’on est incapable dans la réalité. Notamment par des héroïnes et héros justement, qui sont, dans 99% des cas, non touché(e)s par certains aspects concrets, propres à la survie. Outward figure parmi l’ultime pourcent. Car même si son univers touche au surnaturel, à l’instar de soi-même, notre protagoniste devra satisfaire à certains besoins biologiques pour tenir le coup. Ce qui s’avère loin d’être anodin, dans ce monde plus menaçant que jamais.

Après avoir choisi son sexe et personnalisé son héroïne/héros, nous voici parti(e) dans la première phase du périple. Celle-ci plombera bien l’ambiance et nous mettra tous les gens du coin à dos. On ressent bien que l’envie lors de l’élaboration du scénario d’Outward, fut de nous démontrer d’emblée que l’on n’est pas l’unique personne capable de réaliser une prodigieuse prophétie. Avec tout le peuple derrière nous. Pour se refaire la cerise auprès de la population nous devrons partir à l’aventure, en vue de payer la sanction. Toutefois, l’on menace de nous exclure des lieux si l’on ne remplit pas l’objectif dans les temps…

Suite à l’accomplissement de celui-ci, l’on partira vers une autre voie. Sans vous gâcher la surprise, sachez que cette seconde partie nous fera devenir un(e) exploratrice/eur au sens propre. Et surtout, le type d’aventurière/ier que l’on désire être, tant l’ouverture est immense.

Massivement multi à 2

Avant même d’entrer dans les mécaniques d’Outward, signalons une originalité à l’heure actuelle : la possibilité d’y évoluer en coopération. En ligne, mais surtout en ce qui concerne l’originalité par rapport à l’ère contemporaine : en local avec écran partagé ! Sur le papier, l’on en est ravi(e)s. Concrètement, le ravissement de l’annonce se confirme. Pouvoir s’allier offre des sensations complètement différentes. Tant dans le fait d’aider notre comparse à vivre au mieux, qu’en la/le secourant lors d’une bataille. Avancer dans ce périple en duo devient une histoire propre IRL, au-delà même de celle du jeu.

Si le premier but relaté précédemment vous donne un objectif temporel, on y reconnait là une bonne manière de nous introduire dans cet univers. Cela nous permet d’avancer juste ce qu’il faut, de tâtonner… En vue d’une mission qui ne nous demandera pas encore de partir ” trop ” loin, dans tous les sens du terme. Une phase de rodage déjà bien consistante mais quasi gentillette et surtout essentielle, car la suite nous ouvre le champ des possibles.

Comme nous l’évoquions précédemment, l’on est ensuite libre de faire ce que l’on veut et devenir qui l’on veut. Si l’on désire développer sa magie, pas de montée en niveau, suite à des points glanés de n’importe quelle manière. Il s’avère indispensable de rallier des lieux spécifiques. Idem pour améliorer d’autres capacités, il s’agira de faire les choses précisément. Comme dans un livre ou un film fantastique, il faudra en l’occurrence en passer par de l’entrainement. Et rien n’est gratuit dans Outward. Vos ” maitres ” devront être rétribués.

Selon vos affinités de base, vous partirez sûrement vers une approche différente. Soit à distance avec un arc, voire un chakram. Mais vous préférez peut-être le combat rapproché à l’épée ? Neuf genres suffisamment variés entre les armes, pour se faire plaisir dans l’évolution. Mais également changer ses envies lors d’une nouvelle partie. Précisons à ce propos qu’une partie équivaut à une sauvegarde. Et comme la difficulté est au rendez-vous, il nous arrivera souvent des bricoles. Mais lorsque l’on est défait(e) par exemple, on n’en sera pas forcément rendu(e) au point de départ. L’équipement et tout le toutim est parfois même encore directement avec nous. Parfois le résultat s’avèrera plus étonnant, mais l’on pourra quand même récupérer ses affaires.

Ces dernières indispensables, entre sa poche et son sac pour les ranger. Néanmoins la saveur réaliste d’Outward pousse le vice à rendre le sac gênant pour notre personnage. Le déposer est donc à privilégier, afin de se déplacer plus rapidement notamment. Au-delà de cet aspect qui donne déjà le ton, ne croyez pas pouvoir simplement avancer dans cette immensité, progresser, vous bagarrer… L’héroïne/héros que vous incarnez n’est autre que vous. Il est primordial qu’elle/il puisse s’hydrater, manger, dormir, se prévenir des dangers de la nature… Les conditions climatiques s’avérant évidemment une menace. Forte chaleur ou froid glacial, attraper un virus risque de vous coûter cher. Mais comme le dirait n’importe quel(le) médecin : ” Et surtout du repos, du repos, du repos. “. Effectivement, faire dodo sera efficace pour se remettre d’aplomb, à l’instar de la vraie vie.

Mais à ce propos, en dehors même des maladies, se reposer est indispensable. Sauf que durant sa sieste, le pire peut arriver… D’où le choix entre les genres de sommes. On peut ainsi dormir sur une oreille ou d’un œil, selon votre expression favorite. Ce qui nous protégera certes, mais sera bien moins réparateur pour notre organisme. Contrairement à un repos complet, soit dormir sur ses 2 oreilles. Même si c’est super compliqué comme position. Enfin le 3e, permet de réparer son équipement. Il est aussi possible de se requinquer en buvant du thé. Au cas où vous demanderiez si l’on doit aller à l’herboristerie pour se soigner.

Supernaturéaliste

S’axant sur une dimension prononcée concernant ses mécaniques, mais également ses lieux particulièrement vastes, Outward avait de quoi laisser les graphismes de côté. Son cœur bénéficie déjà de suffisamment de spécificités attrayantes, nul besoin de jouer la carte visuelle. Il n’empêche que durant tous les périples que vous vivrez, les décors n’ont pas été bâclés. Ce qui rend tout de même l’exploration plus agréable, tant l’on devient un(e) aventurière/ier, ayant plaisir à communier avec la nature. Les effets de magie et autres feux de camp sont aussi de très bonne facture. Sachant ressortir avec cette touche impressionnante. Pour apporter cet impact surnaturel et/ou de chaleur. Les protagonistes sont quant à elles et eux en retrait graphiquement. Elles et ils restent de bonne qualité, mais sans plus, contrairement aux environnements d’Aurai.

Leur prestance est tout de même au rendez-vous avec de très bons doublages. Et pour rester sur l’ambiance sonore, l’on a droit à des musiques nous portant littéralement dans cette aventure épique.

Terriblement gigantesque et ouvert, autant dans son monde, que dans les possibilités pour l’explorer de fond en comble, Outward est plus qu’un jeu de rôle. L’identité survie réaliste s’y fond pleinement. Ce qui offre une forte originalité, à un jeu qui propose en plus une énorme rejouabilité.

Inod

Développeur : Nine Dots Studio
Éditeur : Deep Silver
Genre : Jeu de rôle
Supports : PS4, Xbox One & PC

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