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Onrush

Codemasters s’est offert des développeurs aux C.V. intéressants, en vue d’un jeu de course. Tout le monde s’est ainsi rapidement intéressé à Onrush. Qui depuis nous a appris qu’il se lançait dans un domaine non classique. Mais qu’en est-il réellement ?

Automoba

La coopération & ne pas avoir besoin de franchir une ligne d’arrivée n’est pas tout nouveau. Mais Onrush compte bien traiter ces 2 aspects, sous des angles différents de ce que l’on peut déjà connaitre.

En effet, le jeu nous propose ici plutôt une adaptation véhiculée du genre MOBA. Mix innovant & attrayant, qui s’il s’appréciera déjà en solo, prendra tout son essor à plusieurs. En ligne il est à préciser. Pas de multi local.

Pour réussir ce tour de force, les développeurs ont dû procéder à quelques choix s’avérant les bons. On imagine que les playtests ont été nombreux & ont clairement mis le doigt sur l’aspect dont nous allons traiter, à savoir être toujours au cœur de l’action.

Ceci valant dès le démarrage, où l’on ne navigue pas vraiment dans la classique attente du top départ. Avec le besoin de réagir au bon moment. Ici place à la bataille lancée. Ce à quoi il faut associer les respawns. On pourra, surtout lors de ses premières parties, facilement se retrouver au loin ou s’exploser contre un obstacle. Les autres ayant théoriquement le temps de partir faire leurs affaires dans un jeu de course classique.

Cependant avec Onrush, on nous replonge instantanément dans le bouillon ! Aucun répit, mais surtout aucune perte. Une décision judicieuse & fonctionnant bien.  Surtout que l’on cherchera constamment à vous envoyer valdinguer, si ce n’est à faire splash sur votre tête.

I have a rush on you

De la moto, du buggy, du pick-up, de la bagnole, Onrush se veut éclectique. Une sélection rendant évidemment compliquée la tache au niveau de l’équilibrage & des diverses conduites. Répartis sur 8 classes, tous les bolides répondent de manière intéressante. Avec une véritable sensation de vitesse ressentie chez chacun, ainsi qu’un maniement assez aisé au premier abord. Connaissant néanmoins une certaine marge de progression.

Comme toujours, la partie virage s’avérant le grand point à développer chez chaque joueuse/eur. Les particularités du genre course n’ont donc pas été laissées de côté, ce qui est rassurant en vue de délivrer un style rafraichissant. De grosses sensations arcades par la débauche d’action & l’énergie déployée, mais pas une approche simplifiée. Nuance essentielle.

On a vu la partie vroom vroom, mais pour qu’il en résulte ce que l’on évoquait précédemment, il fallait des modes originaux. On en rencontre 4, avec des règles suffisamment différentes pour tous tenir la route.

On appréciera particulièrement Lockdown, la défense de territoire. Celui-ci avançant, notre équipe doit en faire tout autant en son sein durant un certain temps. Au détriment des adversaires. Une dimension stratégique évidente, sachant se traduire de manières variées comme vous le constaterez aussi avec les autres façons de jouer. Cela se multipliant par la diversité des engins, capables selon les gabarits & leurs qualités spéciales de tracer, gagner davantage de boost par des figures, se faufiler, écrabouiller, protéger…

Switch, mettra justement en avant cette diversité des machines & leurs spécificités, en vous les faisant incarner tour à tour au sein d’une même partie. On débutera avec une moto & la possibilité de se louper 3 fois. Au fil de ses ratés, on passera au niveau « au-dessus ». De quoi se retrouver avec des voitures changeant l’approche. L’équipe voyant toutes ses « vies » réduites à néant, étant défaite.

Countdown, on reprend le principe des checkpoints, donnant du temps supplémentaire à son équipe, lorsque l’on franchit une porte. Comme dans les jeux de course à l’ancienne, une fois le compteur à 0 on a perdu.

Overdrive, pouvant sembler moins stratégique, ce pan du jeu pousse néanmoins à se servir des capacités spécifiques de chacun(e), afin de glaner du boost. Le but étant d’en utiliser un maximum pour remporter la victoire.

La bande à Dingo

Il y a de quoi se plaindre du manque de localisation ces dernières années. Si un jeu de course basique n’est pas nécessairement le genre à en avoir le plus besoin, Onrush fait partie de ceux voulant apporter un certain univers. Pas tant une dimension scénaristique. Plutôt un accompagnement comique, avec non pas du second degré, mais carrément du trente-millième degré. Ceci via un choix burlesque sur de multiples termes & approches, afin de faire davantage sourire. D’ailleurs on pensait que seul l’auteur de cette critique utilisait encore le mot dingo.

Artistiquement, les développeurs sont également partie sur quelque chose d’assez dingo. Les couleurs claquent dans tous les sens. On sent l’envie de transmettre même visuellement, l’esprit foufou du jeu. Mention très bien au level design, conçu comme il se doit pour mettre en exergue les qualités physiques & pouvoirs des protagonistes motorisé(e)s.

Aussi innovant qu’accrocheur, Onrush réussi son délicat pari d’insuffler une bourrasque de fraicheur. On ne se dit jamais : « tiens ils ont repris cet élément à tel jeu », tant l’approche détonne. Mais surtout elle fonctionne ! Ce qui n’était pas gagné d’avance, des véhicules n’étant pas de simples personnages.

Inod

Développeur : Codemasters
Éditeur : Codemasters
Genres : Course/MOBA
Supports : PC, Xbox One & PlayStation 4

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