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Oninaki, le RPG à ne pas manquer cet été ?

Oninaki

 

Si l’on devait se poser la question, que serions-nous capable de comprendre sur l’Existence ? Pas seulement en tant qu’observateur, mais aussi en tant qu’acteur. Que se passe t-il après avoir existé physiquement ? Vers où notre âme se déplace t-elle ? Qu’advient-il d’elle ? Tant d’interrogations se bousculant dans nos têtes, et si profondes, qu’il serait judicieux de ne pas perdre le fil de ce qui pourrait être, potentiellement, une histoire riche en questions existentielles !

C’est ainsi qu’Oninaki, développé par Tokyo RPG Factory et édité par Square Enix, aborde l’une des thématiques les plus tourmenteuses de l’histoire de l’humanité. Alors que peut-on tirer d’intéressant de la démo du jeu, sortie le 23 juillet 2019 sur Switch, PS4 et PC (Steam) ?

(Cette démo a été testée sur PC via Steam avec une manette Xbox One)

L’existence comme substantifique moelle

La démo d’Oninaki démarre de la façon la plus brutale qui soit pour Kagachi, le héros. Entre autres, la mort de ses parents alors qu’il n’est qu’un enfant. Si les circonstances de la mort de ses parents sont limitées en explications, il ne fait nul doute que Kagachi fait preuve d’une apathie particulière qui pourrait presque ressembler à de la maladresse, voire de la méchanceté. L’histoire d’Oninaki utilise des thèmes déjà abordés par bon nombre d’autres jeux. Cela ne ternit en rien la profondeur de la narration, et la présence de sous-titres en français ne sera pas de trop afin d’en comprendre la totalité des tenants et des aboutissants. Les voix, quant à elles, resteront en VO sans possibilité d’en changer pour la langue de Shakespeare, par exemple.

Notre héros aux yeux vairons supporte plus ou moins la mort de ses parents. Il décide donc de sortir de la maison dans laquelle il se trouve, pour se retrouver nez à nez avec une jeune fille mystérieuse qui lui demande pourquoi il n’est pas “entier”. Une interrogation de plus à mettre dans notre panier. C’est alors que nous avons droit au fameux cliché de la jeune fille qui disparait une fois que l’on a le dos tourné. Cet évènement aura pour seul but de tourmenter un peu plus Kagachi. Car comme on le distingue assez rapidement, l’existence ne sera pas le seul sujet abordé dans Oninaki. La vie, la mort, le doute et la tristesse seront, par extension, aussi de la partie.

Néanmoins, et ce grâce à la magie du confort scénaristique, nous retrouvons Kagachi, ainsi que son amie d’enfance Mayura, une vingtaine d’année plus tard. Devenus tous deux des “Gardiens du Voile” accomplis, le tempérament de Kagachi n’a, quant à lui, pas évolué. En tout cas, pas dans le bon sens. Mais les Gardiens du Voile ont un but bien précis : Sauver les “Égarés” en les soulageant de leurs fardeaux. Afin de les aider dans leurs tâches, ils sont accompagnés de “Démons” dont ils se servent pour combattre. Malheureusement, l’état d’esprit torturé de Kagachi l’oblige à considérer les Démons comme de simples armes. Pourtant, les Démons sont des Égarés qui ont perdu leurs souvenirs, capables de se battre aux côtés des Gardiens.

 

Oninaki

 

Si tout cela laisse supposer un scénario digne d’un anime, le fait d’avoir répertorié l’histoire au mot près dans un journal de mission est une idée tout à fait bienvenue. Car dès le départ, en plus des messages tutoriels, l’histoire se complexifie à l’image du gameplay qui s’avère être stratégique pour du combat en temps réel. Autant vous le dire tout de suite, lorsque vous attaquez, vous devez attendre que l’animation soit terminée pour enchaîner avec une esquive. Une agilité brocantée contre une tactique de combat à laquelle il faudra faire flirter quelques compétences pour pallier au manque de célérité de Kagachi. Le tout prend une forme de gameplay agréable manette en main. Il serait absurde de cracher dans la soupe !

Puisque l’on parle bagarre, soyons honnêtes sur un point : Pas de musique en combat hormis pour les plus importants. Même si nous sommes sur des affrontements ne dépassant pas, pour la plupart, les quinze secondes, rappelons qu’il s’agit d’une démo et que si le gameplay est annoncé comme identique à la version finale, le sound design peut de son côté subir quelques changements. Cela reste à vérifier. On retient tout de même la musique de l’écran-titre, calme et apaisante. Pour ce qui est de ce qu’Oninaki a à offrir à nos yeux, il n’y a rien de bien exceptionnel. Cela reste ressemblant à beaucoup d’autres titres déjà parus comme la série des Tales Of, pour ne citer qu’elle.

Pas d’histoire de vengeance en vue, mon capitaine !!

À priori, l’histoire d’Oninaki ne repose pas sur une vendetta pure de la part de Kagachi. Et tant mieux, car les histoires de vengeance d’un être proche en début de jeu sont légion. Il est rafraîchissant de pouvoir suivre une histoire dont les thématiques ne riment pas avec “représailles”, mais plutôt avec “allocentrisme”.

À noter qu’un mode Bataille est visible sur l’écran-titre et que celui-ci vous propose de faire équipe avec quatre Démons. Intéressant pour ceux qui souhaitent s’entrainer à trouver le Démon adéquat à une situation donnée.

Stats, mini map, compétences, objets de soin… Emballé, c’est un RPG !

Testé en mode de difficulté “Dingue”, Oninaki ne représente pas un challenge corsé dans ses premiers combats. Bien sûr, il serait aberrant de croire le contraire : nous ne sommes pas dans un titre au gameplay hardcore ! Il est même annoncé au départ que la difficulté choisie n’affectera pas le déroulement de l’histoire. Une curieuse précision de prime abord, mais cela permettra à tous les joueurs de suivre la même histoire.

Un autre détail ayant son importance, les données de la démo pourront être transférées au jeu complet. Merci pour la petite attention !

 

Oninaki

 

Comme tout bon RPG qui se respecte, nous y retrouvons nos bien connus, mais pourtant si cruciaux, objets de soins. Ceux-ci se récupèrent soit en éliminant des “Déchus”, soit en ouvrant des coffres. Pas de quoi renouveler le genre… En revanche, qui sont ces fameux Déchus, mis à part ceux qui justifient la présence d’objet de soin ? Ils seront tout bonnement vos ennemis adorés, autrefois Égarés. Une mini map est à notre disposition, annonçant d’un point rouge les ennemis environnants. Oninaki se joue dans un espace semi-ouvert et l’envie de se servir de la caméra était trop grande. Après avoir tenté d’utiliser le joystick R, on s’aperçoit très vite que celui-ci a une autre utilité. Effectivement, celui-ci sert à changer rapidement de Démon (et donc de gameplay). On commence à se rendre compte de toutes les possibilités qui pourront être débloquées au fil de l’aventure. C’est classique, mais efficace !

Autre chose, Kagachi et son amie Mayura ne sont pas des Gardiens pour rien. D’ailleurs, cela conduit à une mécanique dont vous allez abuser, soyez-en certains ! Avant tout, sachez qu’un Gardien du Voile a le pouvoir de passer du monde des vivants à celui de l’au-delà, rien que ça ! D’une simple pression sur la gachette LT, on passe d’un monde à l’autre, tous deux séparés par ce fameux Voile. Attention toutefois à ne pas se précipiter dans l’au-delà, car les Déchus sont fourbes. Ces derniers peuvent, pour la plupart, voler votre bonne perception de l’au-delà et se nomment “Voleurs de Vue”. Il est de votre devoir d’éliminer ces voleurs, car si vous faites fi de cela, la moindre attaque subit dans l’au-delà peut vous coûter très cher.

Un petit détour vers le menu pause nous prouve encore que nous avons affaire à un vrai RPG. Nous retrouvons les statistiques du héros (attaque, défense, vitesse, poids), ainsi que d’autres sous-menus. Ils y exposent les buffs et les debuffs de Kagachi ainsi le bestiaire en passant par les Démons en votre possession. Tout cela fait parti d’une liste non exhaustive.

En parlant du sous-menu des Démons, on ne vous cachera pas qu’il sera probablement le plus important. Puisque Kagachi tire la quasi-intégralité de ses compétences de son Démon, plusieurs arbres de compétences (un pour chaque Démon) seront mis entre vos mains afin d’en tirer les meilleurs profits. Des pierres d’âmes, à récupérer après avoir vaincu des Déchus, sont prévues à cet effet. Et ne vous attendez à rien de retors : ici, x pierres d’âmes = une compétence. Plus on obtient de compétences et plus le Démon montera de rang. Faire évoluer son Démon reste donc une tâche aisée et l’on apprécie ce souci de clarté.

Accessoirement, il est impossible de ne pas pointer du doigt le travail accompli sur le design des personnages dans les menus ! Même les arbres de compétences sont agréables à regarder. Une jolie technique artistique !

Ils m’entraînent au bout de la nuit !

Jusqu’ici, nous n’avons pas assez parlé en détail des Démons. Bien qu’ils permettent à Kagachi d’utiliser leurs compétences, ils ne se limitent pas seulement à ça. Comme on peut le constater, un pourcentage est visible sur le coin inférieur gauche de l’écran. Il s’agit en réalité de l’affinité du Démon qui augmente à chaque coup touchant sa cible. Les compétences, au contraire, la font baisser. Si cette affinité dépasse un certain seuil, cela aura pour effet d’améliorer votre attaque au détriment de votre défense. À vous de trouver un équilibre en fonction de votre façon de jouer. Admettons que l’on arrive à plus de 100% d’affinité avec un Démon : il nous est alors possible d’activer le mode “Manifestation”. Voyez cela comme une sorte d’ultimate démoniaque augmentant vos statistiques, comme la vitesse d’attaque. Attention tout-de-même, une fois la Manifestation utilisée, vous devrez en attendre la fin pour pouvoir changer de Démon.

Oninaki est en chemin pour être un excellent RPG de cet été 2019 (sortie prévue le 22 Août). Cependant, une légère complication est venue entacher l’expérience proposée dans cette démo. Rien de grave, si ce n’est une petite frustration en essayant de comprendre. Pour rappel, cette démo à été testée sur PC via Steam avec une manette Xbox One. Plusieurs fois, il nous a été proposé d’interagir avec plusieurs objets ou personnages en appuyant sur le bouton A, mais cela n’avait aucun effet. En réalité, il fallait appuyer sur le bouton B pour interagir avec notre environnement. Cela peut paraître anodin, mais sans véritable recherche de la part du joueur qui ne fait que suivre les indications à l’écran, cette affaire aurait très bien se traduire par l’empêchement de réorganiser son équipe de Démons, de sauvegarder, ou même d’arriver jusqu’au bout de la démo ! Précisons également que les paramètres de la manette étaient ceux proposés par défaut.

En espérant que le problème soit corrigé d’ici la sortie officielle.

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