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Onimusha : Warlords

Licence ayant cartonné sur PS2, la disparition d’Onimusha depuis quelques temps a beau attrister le public, on sait que comme pour tout, cela s’étiole avec le temps. Mais il n’y a qu’à voir l’intérêt suscité suite à l’annonce d’Onimusha : Warlords, pour que Capcom remarque que beaucoup de monde est intéressé. Cette remasterisation sera-t-elle suffisante pour entrainer la saga vers un retour, avec un nouvel épisode ?

Elle était où hein la Yuki ?

Les remasterisations ont beau s’avérer de plus en plus rapides ces derniers temps, Onimusha : Warlords a lui attendu ses 18 ans quasi révolus. Celui-ci étant sorti le 25/01/2001 sur PlayStation 2. Mais il a décidé de laisser le 25 janvier 2019 au remake de Resident Evil 2.

Si bien que l’on se (re)plonge dès à présent dans un Japon féodal, où les esprits sont plus que farceurs. Justement, la princesse Yuki Saitō se retrouve bien vite entourée d’une astronomique quantité de démons dans le château d’Inabayama. Des troubles sûrement causés par l’ambition du seigneur Nobunaga. Même si l’on n’en révèlera pas davantage à ce sujet. Juste que notre duo constitué de la kunoichi Kaede & du samouraï Samanosuke Akechi, doit désormais rétablir l’ordre & sauver la princesse.

Pour venger Yuki ils sortent les katanas

Avant même d’explorer la partie jouable, relevons l’un des ajouts d’Onimusha : Warlords. Sûrement le plus important, puisqu’il s’agit de l’utilisation du stick analogique. Si dans les ressorties de jeux 8 & 16 bits l’on privilégie généralement la croix directionnelle, bien que les 2 soient possibles, pour une telle aventure avec les déplacements nécessités, le bâton directionnel nous semble essentiel. Effectivement il fait toute la différence par rapport au pavé de directions. Se mouvoir est ainsi plus agréable et simple, surtout au milieu des mythiques décors fixes en 3D. En plus du fait que la majorité des joueuses/eurs sont habitué(e)s à son emploi & ne pourront ainsi pester car il leur faudrait sinon évoluer avec les touches gauche, bas, haut & droite.

Autre précision, l’Onimusha originel s’avère une expérience musclée, sans non plus être impossible. Et bien encore à l’instar de précédentes ressorties Capcom, l’on retrouve un mode Facile. Excellente idée, puisque sans lui on imagine que de nombreuses personnes auraient tourné le dos à cette version. Sans omettre toutes celles qui se seraient retrouvées bloquées. On ne dira jamais assez que le jeu vidéo est un médium pour tout le monde. D’où notre ravissement de savoir que peu importe votre niveau, vous pourrez vous adonner à Onimusha : Warlords.

Concrètement, notre samouraï usera de sa lame pour moucher les onis, Kaede étant elle reléguée au second plan. L’expérience se renouvelant suffisamment grâce à la découverte de sabres sacrés, qui offrent de nouvelles techniques, pour éviter la répétitivité propres à chaque jeu. Particulièrement à ceux d’action. Surtout qu’au sein de cet univers teinté de mythisme, ces armes sont loin d’être basiques. Celles-ci étant liées à des magies de feu, de foudre ou encore de vent. Mais le plus ou moins corps à corps évoqué, ne sera pas le seul moyen d’arriver à bout de la menace, puisque l’on bénéficie notamment d’arcs. On alterne ainsi avec l’attaque à distance. D’ailleurs à propos d’alternance, cette édition s’agrémente d’une fonction pratique, à savoir le passage d’une arme à une autre via les gâchettes. Et non par le menu comme auparavant.

Tout n’est pas non plus que combat. On croisera la route de nombreux casse-tête, le besoin de glaner une clé & de retourner à tel endroit pour s’en servir… Ce qui permet de varier les plaisirs, entre l’exploration, la réflexion & la technicité des combats.

Onimusha 18 ans rien n’est impossible

Toujours dans le rappel de la remasterisation & non d’un remake total du genre relooking extrême, passons à l’aspect visuel. Malheureusement, les médias ont une fâcheuse tendance à ne pas comprendre la différence & raconter la même idiotie jeu après jeu. Maintenant que vous avez effacé les mauvaises précisions lues &/ou entendues ailleurs, on peut parler concrètement de ce pan d’Onimusha : Warlords. On y retrouve ainsi la touche PS2. En sachant que cette œuvre figurait parmi le top de l’époque à ce niveau, au cas où vous ne l’auriez pas connue.

La remasterisation s’exécute donc sur des graphismes tenant encore la route. Et non sur ceux d’un logiciel qui aurait pu devenir injouable aujourd’hui à cause d’eux. On profite d’une haute-définition, essentielle si vous jouez sur certains types d’écrans. Le mix fonctionne bien, surtout que les décors fixes conservent un charme. Ce qui est moins le cas chez la plupart des jeux aux environnements 3D bénéficiant d’une mise à jour du même acabit. Un peu à l’instar de la 3D 32 bits vieillissant mal, tandis que la 2D des générations précédentes est toujours superbe et jouable. En revanche, si vous êtes du genre à clamer : « c’est moche, c’est nul, c’est vieux » dès que l’on ne navigue dans quelque chose qui n’est pas le dernier cri technologique, effectivement cela ne vous plaira pas. On vous déconseille également de vous balader à proximité d’un musée, vous risqueriez d’y faire une syncope.

La bande-son est elle de grande qualité. Tant en ce qui concerne les musiques de Takashi Niigaki. Mêlant ambiances traditionnelles, accentuant la thématique féodale nipponne, avec des éléments épiques. Que dans les bruitages évidemment, mais aussi la partie doublages. Car si sur 128 bits l’on avait l’habitude de se voir proposer une seule langue dans le JV, généralement l’anglais & ce fut le cas pour Onimusha : Warlords, ici le japonais est également disponible.

Davantage qu’une aventure nostalgique, de par le temps passé entre l’originel & cette version, Onimusha : Warlords permettra en sus à un vaste public de découvrir cette série ayant plus que jamais inspiré tant d’autres cartonnant aujourd’hui. On se plait à retrouver/découvrir cet univers envoûtant & dont la partie jouable démontre que la diversité était déjà au programme. Tandis que les mécaniques des combats, sont toujours aussi agréables.

Inod

Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Genre : Action
Supports : PS4, Xbox One & PC

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