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Olive & Tom – Classico

En cette période de Coupe du Monde de football, se pencher sur la licence qui a mené une vaste partie d’entre nous vers le ballon rond au pied est on ne peut plus évident. Ceci au travers d’Olive & Tom – Classico, jeu de cartes d’Olivier Caïra, disponible chez Castelmore.

Avant même de se lancer dans l’explication des règles d’Olive & Tom – Classico, penchons-nous sur l’univers dépeint. Le jeu propose ainsi pour les footballeurs, les noms des versions japonaise et française. De quoi s’instruire pour certaines personnes, car il est toujours intéressant d’avoir les 2. Permettant d’osciller dans ses annonces entre Ben Becker et Taro Misaki ou encore Kojiro Hyuga et Mark Landers. Le nom avec qui l’on a grandi est forcément plus marquant. C’est donc un premier bon point, qu’amène cette double identité. La jaquette nous révèle elle les débuts de Captain Tsubasa. Dans la boite, l’on retrouve effectivement de nombreux joueurs de cette époque. Avec leur physique correspondant. Sous l’égide de la Newpie (Bruce Harper, Arthur…) ou de la Saint-Francis (Ted Carter, Johnny Mason…). Maillot blanc, non vert.

Mais également les prémices d’autres équipes et particulièrement de la Muppet. Néanmoins l’on va plus loin que l’éventuelle fin du premier championnat national. Puisque l’on retrouve des éléments de la Toho (Eddie Bright…). Et certaines vedettes comme les rois de la catapulte infernale : James et Jason Derrick. Ces derniers sous la tunique des Blue Samouraï.

Deux matchs amicaux et un classico, c’est assez pour rassembler nos espoirs et pour forcer la victoire. Voilà en quelque sorte ce que l’on se dit, ou plutôt ce que l’on entonne, en découvrant le déroulement d’Olive & Tom – Classico. Chaque partie prend effectivement place sous 2 premiers matchs, avec 3 jets de dés par concurrent(e). Qui préfigurent l’ultime rencontre : le classico. Celui qui comptera pour le résultat final, en 5 lancers. Originalité, Olive & Tom – Classico n’est pas un simple duel, puisque l’on peut y évoluer jusqu’à 4.

En tant que joueuse/eur, nous nous retrouvons (même si ces entités n’existent pas dans le jeu) dans la peau d’un Roberto Sedinho, Kirk Person ou encore Jeff Turner. Puisque l’on devra sélectionner ses membres en vue de constituer la meilleure équipe. Vous êtes au courant qu’une somme d’individualités ne fait pas tout. Le collectif prime et il sera nécessaire de réaliser une formation sachant évoluer entre ses éléments. Avec l’élaboration d’une tactique, où le collectif risque de primer. Tant mieux pour nous, il s’agit de notre art de vivre. Lors de son tour, l’on a l’occasion d’accomplir 2 actions, parmi un trio. Il est d’ailleurs possible d’effectuer les 2 mêmes types d’affilé.

D’une part, entrainer. Ce qui revient à piocher une carte et à l’inclure dans sa zone de sélection. D’autre part, acquérir. Qui permet d’envoyer sur le terrain un joueur que l’on possède, mais en perdant une certaine quantité de nos cartes. Enfin, le changement d’équipe. Ambiance mercato, puisque l’on peut puiser dans la sélection adverse. On récupère l’un de ses membres, en transférant chez l’adversaire la quantité de joueurs nécessaires pour se l’accaparer. Plus une carte à défausser. Choix à haut risque. Puisque si beaucoup y verront le moyen de récupérer un athlète mythique et très fort, l’équilibre collectif risque d’être fragilisé. Tout en offrant une sélection plus vaste dans le nombre à l’opposant(e). Et donc potentiellement plus intéressante pour la cohésion. Mais également plus riche pour disposer du monde sur le terrain ou échanger des joueurs.

La rencontre débute elle quand la carte Match, représentée par Patty/Sanae en pleine activité d’ōendan, est piochée. C’est à ce moment que la disposition de nos footeux prend tout son sens, au travers des flèches dont ils disposent. Les indications de celles choisies, couplées au lancé des dés, donnant le résultat de l’action. Avec le chemin jusqu’aux filets adverses que l’on doit établir par ce biais. La disposition de sa formation est donc plus importante que jamais, puisque l’on peut très bien rater son action dans les grandes largeurs, selon le hasard des cubes chiffrés. Rendant la dimension stratégique plus profonde, puisque l’on élaborera ainsi plusieurs variantes possibles, avec le même positionnement des joueurs. Permettant d’avoir une ou plusieurs portes de sortie au cas où. Et conserver une chance de foncer droit au but. Tout en possédant quelques techniques spéciales, propres à la franchise Captain Tsubasa.

Et si habituellement l’important c’est les 3 points, un interview avec Ed Warner vous apprendra qu’ici l’important c’est les 3 cartes. Celles que l’on empoche en gagnant une rencontre. Mais Theo dirait peut-être qu’ils sont venus bien en place pour obtenir le résultat nul. Dans ce cas, on récupère chacun(e) une carte pour sa zone de sélection.

Le contenu d’Olive & Tom – Classico offre évidemment plus qu’un simple bonus d’intérêt pour ses cartes. L’on y retrouve une illustration d’un joueur différent sur chaque. Plus celle de Patty. Forcément, c’est la régalade. Tant de par la qualité de celles-ci, que par ce qu’elles évoqueront aux passionné(e)s de la saga. On bénéficie en outre d’un poster, qui sert en parallèle de tapis de jeu. Dommage que les dés restent classiques. Cela permet néanmoins de proposer le jeu à un prix plus abordable. Mais l’on adore toujours avoir de l’originalité avec eux, en plus de gonfler notre collection de dés différents. Ajout bien pensé, les tranches du coffret ! Celles-ci servent de buts pour nos matches. Un quatuor disponible, chacun avec l’un des 4 gardiens les plus réputés du Japon.

La licence Captain Tsubasa s’imbrique particulièrement bien dans le jeu d’Olivier Caira. Olive & Tom – Classico démontre que l’on peut réussir un jeu de qualité à licence, en la respectant et en l’agrémentant de certaines particularités. Ici avec les mouvements spéciaux. Tout en ayant évidemment le plaisir de retrouver ces personnages, qui ont encore eux la passion du football. Contrairement à la réalité désormais des footballeurs, même jeunes. De quoi faire devenir ce jeu de cartes notre meilleur ami, au détriment du ballon ?

Inod

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