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Marvel’s Spider-Man

Sans avoir besoin de s’acoquiner à la sortie d’un film, Marvel’s Spider-Man titille l’intérêt du milieu vidéo-ludique depuis son annonce. Mais les attentes seront-elles comblées ou s’agira-t-il juste d’un jeu sympathique ?

J’ai une grosse envie de tisser

Sans soulever la toile du scénario de Marvel’s Spider-Man, sachez que notre héros masqué passera une grande partie de son temps à s’occuper de tous les malfrats du coin. Avec toujours une oreille sur les larcins captés par la police.

En prenant ce parti, plutôt que de se consacrer à un segment précis de la saga, Insomniac Games s’offre moult possibilités. On note particulièrement la présence d’un riche casting de vilains. Ainsi que de tout un tas d’autres détails, comme les costumes à débloquer. L’ensemble provenant de divers pans de la franchise, que l’on a pu connaitre dans certains films & dessins animés. Mais également des moins réputés pour le grand public, avec du contenu issu des bandes-dessinées.

Une aventure clichée ?

Pour atteindre ses objectifs, Spidey aura droit à des tas de variantes. Grande qualité du jeu, puisque la répétitivité n’existera pas. Entre l’infiltration, les courses, les moments avec plus de castagne que d’autres, les missions photos… Ainsi que des surprises mettant en scène Mary-Jane ou Miles Morales.

La première chose venant en tête à propos d’un jeu Spider-Man, s’avère tout ce qui concerne ses déplacements à coups de substance collante & autres toiles. & clairement, Marvel’s Spider-Man réussit ce tour de force avec une souplesse assez phénoménale. On s’éclate à transiter d’immeuble en autre bâtisse, d’instants proches du sol, à d’autres hyper haut sous un ciel dégagé au sec ou dans un coin mouillé & obscur… La quantité d’environnements impacte directement le plaisir du jeu, dans le bon sens. Notamment lorsque l’on désire juste se balader au gré de ses envies & de quêtes annexes que l’on découvrira sans forcer.

Pour sortir la ville du mal qui la gangrène, Peter Parker, enfin non Spider-Man, et PP n’est absolument pas la personne se cachant sous ce costume, en passe souvent par la baston. Des bagarres amplement dynamiques. Nous faisant passer d’un point à un autre de la phase d’action. On prend un malin plaisir à projeter d’une distance éloignée une toile à la capacité électrique, pour mieux arriver en une fulgurance sur 3 autres gus, avant d’esquiver en rejoignant les hauteurs, pour finalement mieux fondre sur un autre adversaire. Le tout agrémenté d’un corps à corps punchy, entre frappes & parades. Soit une approche totalement Spidey. Ce que l’on connait de lui dans ses multiples dérivés & que l’on attend forcément au sein d’une adaptation vidéoludique. Avec toutes les cabrioles que cela comprend.

Au fil de l’expérience, l’on pourra dépenser des jetons afin d’améliorer nos capacités, de bénéficier de spécificités pour nos toiles… Autant dire que les possibilités sont nombreuses & que l’on n’hésitera pas à se jeter dans un maximum de missions, afin d’augmenter ses options filaires. Certains méchants s’avérant résistants à telle ou telle attaque, il s’agira de savoir trouver la résolution à ce problème. La gamme de variantes, permettant d’entretenir le goût des batailles, par un renouvellement constant grâce à ces divers outils.

Tissez ce qu’elle te dit l’araignée ?

Beaucoup de choses, mais surtout elle s’exprime en français. On sait que vous êtes nombreuses/eux à demander des VF à l’audio & bien Marvel’s Spider-Man en a une. Qui plus est, si vous avez regardé les films &/ou suivez les comédiennes/ens récurrent(e)s dans le milieu vidéo-ludique, vous aurez le plaisir de retrouver Donald Reignoux. Déjà bien connu dans le rôle du super héros rouge & bleu. Et si vous vous croyez maligne/in, sachez que non il n’a pas bossé sur QuackShot. Ses camarades de classe lui faisaient déjà la référence à l’époque, vous êtes donc en retard.

On retrouve également les excellentes/ents Jessica Monceau, Anne-Charlotte Piau, Audrey Sourdive, Julie Dumas, Emmanuèle Bondeville, Jean-Baptiste Anoumon, Gabriel Bismuth-Bienaimé, Stefan Godin & bien d’autres.  Ce dernier campant un Jonah Jameson du tonnerre. Que l’on se régale à écouter déverser son fiel sur l’homme-araignée.

Si l’on sait que la large frange désirant comprendre instantanément ce qui est conté est satisfaite, encore faut-il que la qualité soit au rendez-vous. Et c’est le cas. Tant au niveau de la qualité du jeu du casting, que dans la localisation. Comme souvent & plus encore ses dernières années, l’homme-araignée naviguera dans une ambiance teintée d’humour. Bien qu’il traverse des situations graves, à l’instar de toute la Grosse Pomme. Mais l’on croque dedans & ne se laisse pas abattre. Si bien que les missions elles-mêmes sont gorgées de drôleries.

Enfin graphiquement, on ne peut pas dire que le jeu souffre d’un délaissement de la part de l’équipe de développement, qui aurait provoqué l’amassement d’un tas de poussière & de toiles d’araignées. On en prend plein la face esthétiquement parlant. Les protagonistes, les environnements, les effets de lumière, d’eau… Tout claque.

On se le demandait & effectivement Marvel’s Spider-Man tisse une toile « réseau » lument énorme. La variété des missions lui offrant ce statut. La jouabilité également, puisque la complexité de proposer des déplacements à toile, s’avère une grande réussite, à la fluidité de chaque instant. On s’éclate à se balancer de part en part, comme lorsque Peter découvre ses capacités au début de la saga. Et attention à ne se reposer sur un hamac de votre toile, car les contenus téléchargeables arrivent. Le crime ne dort donc jamais même en jeu vidéo.

Inod

Développeur : Insomniac Games
Éditeur : Sony Entertainement Europe
Genre : Action
Support : PS4

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