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Magic : The Gathering La Guerre de l’étincelle : Ravnica

L’actualité bat son plein pour Magic : The Gathering, puisqu’en parallèle au jeu de cartes, on y retourne côté littérature, pour la première fois depuis une décennie. Au travers de La Guerre de l’étincelle : Ravnica, de Greg Weisman, chez Castelmore. Weisman, génial créateur des non moins géniales Gargoyles !

Il y a une spécificité que l’on ne vous cachera d’emblée. Surtout si vous êtes féru(e)s de longue date ou même avez rejoint l’univers Magic : The Gathering il y a peu. Mais que vous connaissez déjà une foultitude de classes, de pouvoirs qui leur sont propres… En l’occurrence, vous aurez ici droit à davantage qu’un passage en revue en bonne et due forme d’un peu toutes les castes et de ce qui en découle. Tant de par leurs capacités, que par leurs histoires, avec leur propre monde plus ou moins évoqué selon les cas. La Guerre de l’étincelle : Ravnica s’avère un véritable rassemblement de tout ce que l’on peut retrouver dans la licence.

Une donne rendue possible grâce à/à cause de Nicol Bolas, le dragon légendaire. Qui compte devenir bien plus. Tout simplement LE dieu tout puissant. Pour le moment il en a déjà l’égo surdimensionné et ses constructions sur Ravnica le prouvent d’autant plus. Il n’en est pas moins un fin stratège, sachant se mettre dans la poche des cités et des Sentinelles, qui auraient tout aussi bien pu être des oppositions supplémentaires. Bien qu’il ne semble craindre rien ni personne. Et pourtant il y en aura du monde pour le combattre et éviter le pire pour l’univers. Voire pour un dessein plus personnel. Bien que lors de la marquante scène de rassemblement, les forces lui faisant face semblent difficilement faire le poids face à celles potentiellement de son côté. Voire qui le sont clairement, sans omettre les NSP. Bolas a su placer ses pions en amont.

Parmi les éventuel(le)s ennemi(e)s du dragon, attiré(e)s sur Ravnica, l’on ne retrouve pas que des Sentinelles. Des mages surgissent de partout, parfois en s’ignorant quasiment. Cela est le cas de Teyo, principal personnage de l’ouvrage. Bien qu’en apprentissage, il n’imaginait même pas ce qu’il était destiné à devenir : un Planeswalker. Une découverte d’autant plus grande, qu’elle a lieu alors qu’il vient d’être enterré vivant au sein d’une tempête de diamants dans son monde. Et qu’il ne connaissait même pas l’existence de ces « Arpenteurs ». Heureusement, il tombe immédiatement sur Rat. Jeune fille pour laquelle l’on a rapidement beaucoup d’affection. Sa facette bavarde gentillette joue vraiment en sa faveur.

Ces deux-là en découvriront constamment davantage sur leurs pouvoirs, sur le tas. Bolas et ses armées étant un exercice de choix.  Cependant, La Guerre de l’étincelle : Ravnica réunit tellement d’entités, que le livre ne se consacre pas qu’à ce duo. La prolifération de protagonistes importants, amène justement une narration dynamique, que l’on adore. Avec en guise de chaque chapitre, le nom du personnage qui sera le plus en vue. Nous offrant plus d’informations sur son passé, ses relations aux autres, ses caractéristiques, son véritable enjeu, son caractère… N’étant jamais très longues, ces diverses séquences permettent de s’approprier plus aisément les diverses informations. Tout en bondissant dans la foulée parfois vers un autre lieu de la cité-monde, où se déroulent des évènements considérablement distincts. On ne se repose jamais sur nos lauriers.

Et pour couronner le tout, l’on bénéficie d’une fantastique illustration de Magali Villeneuve, en guise de couverture.

D’un phénoménal dynamisme lors de ses passages de chapitre en chapitre et les actions y prenant place, aussi bien sur le terrain, que dans la réflexion, Magic : The Gathering La Guerre de l’étincelle : Ravnica nous accroche intensément. Les multiples découvertes, l’enchainement trépidant et les échanges tantôt machiavéliques, tantôt profonds, ne laissent jamais retomber la pression, ni l’intérêt.

Inod

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