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Leisure Suit Larry : Wet Dreams Don’t Dry

On le croyait sur la touche et désormais uniquement mentor pour les générations futures, ayant le même sang que lui dans leurs veines. Enfin pas ses propres enfants, car encore faudrait-il qu’il puisse voir le loup. Et bien non, Larry Laffer est toujours de la partie, comme il compte le prouver au sein de Leisure Suit Larry : Wet Dreams Don’t Dry.

Back to the Leisure

Trop âgé pour la bagatelle avec majoritairement des filles de campus universitaire, Larry Laffer avait laissé la place à son neveu Larry Loveage dans leur saga familiale de dragouille. Mais à l’heure où les remakes et autres reboots sont légion, notre héros originel profite d’un fabuleux intermédiaire pour reprendre les affaires : le voyage dans le temps ! Il est ainsi au top de sa forme et de sa vision des femmes : les années 80. Qu’il emporte avec lui jusqu’à nos jours. Sans prendre une ride, ni même faire évoluer sa conception des choses.

Et finalement, comment penser qu’en parallèle la société a évolué en bien ? Leisure Suit Larry : Wet Dreams Don’t Dry nous le démontrera constamment, en visant particulièrement les nouvelles technologies. Qui rendent inhumaines, dans les 2 sens du terme, les relations actuelles. Là où dans les années 80, les gens se parlaient encore. Et n’étaient pas en recherche de likes. Ni ne se faisaient zapper d’un doigt. Mais en ce qui concerne la partie ludique, pour Larry cette déshumanisation et ce véritable marché international des personnes chaudes de ta région, est une aubaine.

I want your Faith

Justement à propos des nouvelles technologies, la toute puissance de la marque à la Prune sonne comme une révélation pour Larry. Nom de société qui donne bien le ton, tant dans la référence, que dans le côté graveleux. Olive aurait pu s’avérer une sympathique alternative. Si l’application Timber deviendra notre passe-temps favori, afin d’encore, encore, encore pécho, il ne s’agira pas du but ultime de Leisure Suit Larry : Wet Dreams Don’t Dry. Car si l’on enfil… enchainera les dragues de qualité, pour bénéficier d’une excellente note sur l’application, ce n’est pas une fin en soi. Notre objectif est de conclure avec Faith, l’assistante du boss de Prune. Elle qui nous a mis un râteau, mais pas définitif. Si l’on arrive à faire claquer les scores, une nuit de folie nous attend.

Pour davantage profiter d’une traversée du temps, autant retourner vers une ancienne approche de la licence : le point’n click en 2D. Même si plus personne n’y joue aujourd’hui. Vous comprendrez pourquoi nous disons cela, après vos premiers instants sur Leisure Suit Larry : Wet Dreams Don’t Dry. La base du genre est ainsi reprise, au même titre que les tableaux  en 2D comme signalé. Ce qui ne signifie pas qu’ils sont sans profondeur, loin de là. On navigue ainsi en déplaçant Larry, mais aussi notre visée pour dénicher l’endroit ou encore l’élément, avec lequel interagir. La récupération d’objets est également essentielle pour séduire. Puisque la gent féminine est évidemment cupide mérite d’être chouchoutée. Il sera donc nécessaire de répondre aux exigences des damoiselles que l’on désire conquérir.

Heureusement, elles sauront nous récompenser. Au-delà de la bonne rétribution sur Timber, en vue d’émotionnellement parlant toucher Faith, elles savent aussi nous faire des cadeaux. Comme toujours chez la série, il s’agira de clichés plutôt olé-olé. Et grâce aux merveilles technologiques, notre Casanova des temps anciens et modernes à la fois, peut les admirer sur Crapstagram. La carotte qui donne envie à Larry de se taper des allers-retours, pour trouver tout ce dont elles auront besoin. Les énigmes permettent de se triturer l’esprit de manière très drôle. Car si l’univers force volontairement un certain humour, il le fait de manière gaguesque. Tout en l’alliant à cette critique de la société où l’on ne dit pas bonjour dans la rue à autrui. Trop obnubilé(e)s par son écran où l’on tente de matcher avec un maximum de profils que l’on considère à notre niveau…

There’s a heaven above you baby and don’t you dry tonight

Reprenant la patte graphique que la licence arborait à une certaine époque, tout en la magnifiant par les avancées techniques (comme quoi ça peut avoir du bon), Leisure Suit Larry : Wet Dreams Don’t Dry est sans conteste le plus éclatant visuellement. Si l’humour se pare d’un costume gras prononcé, la finesse se retrouve elle dans les traits de ses dessins. Qui plus est l’on découvre de nombreux lieux, ce qui délivre une variété bienvenue. Le tout au sein d’une ambiance colorée explosive. Et comme il ne faut pas oublier d’où l’on vient, les années 80, on a même droit à une variante graphique qui officie dans cette époque.

Relevons également la qualité des doublages, tout en précisant que le français n’y figure pas. Mais que les indications et autres sous-titres sont elles et eux localisé(e)s dans la langue française de qui vous voulez. Surtout si cette langue rapporte une bonne note sur Timber !

Aussi drôle que piquant, avec sa vision d’un homme des années 80 sur notre monde actuel, Leisure Suit Larry : Wet Dreams Don’t Dry dévoile un scénario et un humour, au relief plus important que jamais chez la marque. Tout en l’associant à une aventure PNC à l’ancienne solide et de toute beauté.

Inod

Développeur : CrazyBunch
Éditeur : Assemble Entertainment
Genre : Point’n click
Supports : PlayStation 4, PC
et Nintendo Switch

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