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Legendary Eleven

La Switch avait donné le coup d’envoi de Legendary Eleven. Après avoir atteint la mi-temps sur PC, ce sont désormais la PlayStation 4 (notre version) & la Xbox One qui viennent engager la seconde période de ce jeu de football. Qui rend honneur à l’époque qui était bien mieux que maintenant.

Un match dans ton logis

Comme son nom l’indique, Legendary Eleven prend place dans le sport à onze. Des 11 de légende effectivement, mais d’époques qui le sont tout autant. Tandis qu’actuellement nous vivons une période nulle, qui ne sera trouvée intéressante que dans 20 ans, par les jeunes d’aujourd’hui qui seront dans leur délire de c’était mieux avant. Pour Eclipse Games, cet avant se situe jusqu’à 1992 grand maximum. Le logiciel nous propose ainsi notamment de revivre des moments-clés et d’en inventer de nouveaux.

Démarrons justement par l’approche originale de Legendary Eleven : le mode campagne. En son sein, l’on découvre plusieurs scenarri mythiques du foot. De Cameroun-Argentine, où les lions indomptables d’Omam-Biyik et Milla, avaient vaincu les champions du monde en titre, menés par Fabbri, Caniggia et consorts. Ou bien encore vaincre avec l‘U.R.S.S. dans la chaleur mexicaine face à l’Uruguay. Voire revivre le plus grand exploit irlandais en CDM…

Avec à chaque fois des subtilités propres à la réalité. Le France-RFA de Séville en 82, vous projettera ainsi dans les ultimes minutes de la prolongation. Avec le besoin pour l’Allemagne Fédérale de remonter 2 buts. Les statistiques des joueurs entrent également pleinement en compte durant ces moments. La surprise du Danemark face aux allemands réunifiés à l’EURO 92, ne fut pas étonnante pour rien. On se retrouve donc dans la peau des danois, qui sont loin de détenir des qualités de folie dans le jeu. Exactement ce que les médias pensaient d’eux à l’époque. Alors que les germaniques sont eux gonflés à bloc. Il ne vaut mieux pas leur laisser de l’espace, ils savent vite en profiter. Au même titre que tout affrontement face au Brésil, qui prouve constamment la qualité de son joga bonito.

Accomplir les divers objectifs, octroie des points pour acquérir des vignettes. Référence sympathique aux autocollants à la marque du nom d’un sandwich chaud. Contrairement à la vie réelle, on ne les ajoute pas dans son album. Ces vignettes peuvent directement impacter une partie, en les associant à son équipe. Ce qui peut améliorer nos performances, mais également délivrer un coup spécial, à l’instar d’un super tir. Des atouts à utiliser dans les autres modes, dont le simple match amical, mais aussi des coupes. En l’occurrence continentales, ainsi qu’une Coupe du Monde.

ESPN Classic Sport

Clairement tourné vers l’arcade, Legendary Eleven ne propose pas non plus de faire n’importe quoi, malgré son évident ton spectaculaire. Comme nous vous le confions, les 36 nations, possèdent des effectifs aux capacités très différentes. Les équipes s’étant le plus distinguées dans les époques retranscrites, voire dans toute l’histoire, sont d’autant plus avantagées. Tandis que celles avec un passé à la gloire moindre, pourront même rivaliser de joueurs à la moyenne sous les 50. Ce qui n’empêche pas pour autant de performer avec des escouades sous-cotées par la presse & renverser la donne. Comme ce que l’Algérie a pu réaliser en CDM & que l’on nous propose de refaire.

D’ailleurs incarner des pays moins mis en avant par les statistiques, pousse à devenir de plus en plus collectif. Méthode amplement privilégiée par Legendary Eleven. Enchainer les passes, remonte la jauge qui permettra de réussir une action démente et le boost de vitesse. En sus d’avoir de meilleures chances de déstabiliser l’adversaire. Foncer seul sera loin d’être une tactique maligne. La fatigue aidant, l’on verra cravacher le gus en question si l’on accélère constamment. Le bon moment pour appuyer sur le carré, afin de tenter une interception plutôt propre. Tandis que l’on se risquera au tacle glissé avec rond.

Attention, les arbitres ont le sifflet facile. Parfois idem à propos de la sanction administrative. Si bien que l’on en a nommé Heudebert, car il a la biscotte facile. Une particularité dont l’on remarque rapidement tout son sens, car cela tournerait sinon à l’arrachage de jambes, à la Red Card Soccer. Si bien que l’on ne s’en sortirait plus.

En attaque, le carré offrira des dribbles chaloupés. Tandis que l’on exécutera des passes courtes avec croix, en profondeur avec triangle, des centres/passes longues avec rond & les tirs aussi avec rond. L’unique point faible de Legendary Eleven. Puisque dans la concurrence, l’on adore centrer ou passer loin, même si l’on est proche des cages et que le gardien est juste devant nous, afin de surprendre & planter un but incroyable. Sauf qu’ici, dans un tel cas l’on va tirer dès que l’on appuiera. Tandis qu’excentré, parfois l’on frappera, parfois l’on centrera. Le mauvais geste pourra très bien être celui sorti. Dommage que le dribble ne soit pas alloué à une gâchette et le tir au carré.

Le L2 permettra lui d’effectuer une action spéciale & là-dessus, le jeu en met plein la vue. Ne serait-ce que la base, nous montre notre footballeur jongler, éventuellement réaliser un ou des coups du sombrero si un ou des opposants sont là, puis réaliser une bicyclette de toute beauté. Qui ira souvent se loger dans les filets. Même si l’on a déjà réussi à repousser celles adverses. Mais nous avons marqué les nôtres. Intervenir sur un athlète débutant son mouvement est quasi impossible. On ressent toute sa puissance, tel Mark Landers. Plusieurs gaillards viennent le tacler pendant qu’il jongle ? Ils sont éjectés comme s’il était un roc ! Nous avons quand même su subtiliser le ballon juste avant le 1er jongle, alors que l’action fut enclenchée.

T’as le look coco

Pour rendre hommage au temps d’avant, Legendary Eleven propose des apparences plutôt distinguées. De nombreuses coupes dignes de Gérad Janvion & Robert Herbin, des moustaches à gogo… Ainsi que des tenues à l’ancienne. On regrette quand même que beaucoup de roumains arborent une coiffure afro. Pourtant à l’époque en Europe de l’Est, la plupart des personnes portaient un mulet. Pas de licences officielles, mais Eclipse Games s’est amusé dans les noms. Ou d’ailleurs plus généralement les prénoms. On retrouve ainsi les prénoms des vedettes de l’équipe de France des années 80 & à peu près aux bons postes. Comme Joël dans les buts, un sacré Marius en défense, Patrick en attaque avant d’être freiné par la sortie de route d’Harald…

Des physiques non réalistes, mais pas non plus trop forcés, ont été choisis pour accentuer le côté funky. Visuellement tout l’enrobage renforce ce sentiment, avec de chaudes couleurs, des ambiances festives, un annonceur en feu quand quelqu’un marque…

 

Sachant être spectaculaire, tout en le mêlant à une dimension collective, Legendary Eleven amuse sans lasser, grâce à cette touche tactique évitant les percées en solo. Le tout dans une ambiance explosive & des références/relectures historiques, qui font plaisir aux passionné(e)s.

Inod

Développeur : Eclipse Games
Éditeur : Eclipse Games
Genre : Sport
Supports : PlayStation 4, Xbox One, PC & Switch

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