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Le Sorceleur – La Saison des Orages

Nous avons déjà vu Le Dernier Vœu et L’Épée de la Providence et l’on enchaine désormais avec Le Sorceleur – La Saison des Orages. Un ouvrage qui vous fera découvrir bien d’autres facettes des aventures de Geralt De Riv.

Les périples de notre ami se composent souvent de missions qui lui demandent d’éliminer une créature. Voire quelque chose ou quelqu’un d’autre, mais peut-être des entités auxquelles il refuse de s’en prendre. Même si pour une fois les deniers trébucheraient & résonneraient. Car il s’agit bien là d’une autre grande partie de ses pérégrinations : la récompense. Qui lui file souvent sous le nez. Voire se trouve considérablement réduite. Le Sorceleur – La Saison des Orages nous prend particulièrement à revers, puisque c’est principalement une menace très différente qui l’attend.

Le mutant à la marque de loup pense néanmoins qu’il part encore pour une protection plus ou moins banale. Même si à force il devrait se rendre compte qu’elles ne le sont jamais. Pourtant assurer la sécurité d’un souverain pour ses noces, ne semble complexe. Bien que l’on sache que de viles personnes sont capables d’user de magie, de faire appel à de belliqueuses créatures… lors d’une telle réunion. Du moins sur le papier, cela parait moins compliqué que lorsque Geralt doit traquer dans des contrées lointaines et abandonnées. Avec pour risque que quiconque lui tombe dessus à chaque pas.

S’il peut s’attendre à festoyer, tout en rendant une copie propre, sa surprise fut grande quand il se fit arrêter. La raison est évidemment invraisemblable. Notre héros vient en effet de connaitre la pire des sortes de monstres : l’homme ! Car c’est bien une entourloupe humaine qui pèse désormais sur le légendaire homme à la blanche tignasse. Et pas n’importe laquelle, puisqu’elle provient de la pire espèce. Celle des politiciens !

Emprisonné, puis ballotté, Geralt ne saura plus sur quel pied danser. Surtout qu’au beau milieu de ce cauchemar, il se retrouve destitué de ses épées. Si bien qu’après tant de périples à pourchasser tout et n’importe quoi, pour leur faire généralement goûter de ses armes aussi tranchantes, que magiques, il doit désormais traquer ses propres épées. Le comble. Surtout que cela signifie évidemment qu’il devra faire face aux menaces, humaines ou autres, sans ces précieux atouts.

Mais qu’il en soit en possession ou non, il ne pourrait quoi qu’il en soit pas toujours en faire usage pour ses soucis. Avec les femmes et les hommes, d’autres méthodes souvent nécessaires. Ce qui donne lieu à certaines facéties. L’humour est ainsi toujours aussi présent dans Le Sorceleur – La Saison des Orages, que chez ses prédécesseurs. La rencontre avec l’avocate de Geralt est plutôt cocasse, tant celle-ci ne semble pas à même de défendre son client. Elle parait à première vue être bien trop inexpérimentée pour le sujet.

Tandis que d’autres personnages que l’on y découvrira, sont bien plus loquaces et rentre-dedans. De quoi allier les soupçons sur elles/eux, tout en accentuant l’effet humoristique. On songe notamment à cette troupe de guerrières, aussi frustres, que drôles. Leur meneuse fait même penser au sorceleur qu’il a tort, à l’instar du ménestrel de notre monde Frank Michael, en proclamant que toutes les femmes sont belles.

Si Le Sorceleur – La Saison des Orages propose une longue histoire et non une suite de nouvelles, l’aventure est toutefois coupée de diverses manières. On peut ainsi simplement trouver une brève citation entre 2 chapitres, une habitude chez la saga. Mais l’on bénéficie également d’interludes, d’une plus ou moins grande longueur. De quoi connaitre des aspects annexes. Avec toujours ce sentiment de rafraichir une lecture. Plus étonnant, on retrouve même une recette du coin. Bien sûr on l’adaptera en version végane. Mais il est sinon amusant de croiser une fiche cuisine, qui à la fois accentue notre connaissance de l’univers. Une idée cuite à point, pour que l’on puisse se fondre (au bain-marie) davantage dans ce monde. Ce qui s’associe à l’aspect chansonnier, qui sera approfondi. Désormais, on possède une chanson de marche pour nos prochaines balades.

Le Sorceleur – La Saison des Orages profite en plus de ce que l’on considère comme la plus jolie couverture, parmi le trio des ouvrages évoqués. La créature l’ornant s’avérant forcément plus attrayante que les symboles des 2 autres. Qui plus est le violet de l’écusson insuffle lui de l’originalité, maintenant que l’on a passé les classiques rouge et bleu.

Sans s’essouffler dans le ton épique, ni dans celui humoristique, Andrzej Sapkowski arrive en plus à trouver de nouvelles approches, histoire après histoire, livre après livre. Le Sorceleur – La Saison des Orages nous plonge lui dans un monde encore plus monstrueux, tant la politique est bien plus vicieuse que n’importe quelle entité démoniaque que Geralt a déjà pu affronter. On hâteque Bragelonne nous délivre la suite.

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