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Le Sorceleur #5 – Le Baptême du feu

Les interventions de Geralt De Riv et d’Andrzej Sapkowski s’intensifient. Bragelonne ne nous oublie pas et nous laisse songer que Le Sorceleur est à l’origine de la chaleur estivale avec ce 5e volume : Le Baptême du feu.

Bien qu’un léger suspens puisse être conservé au cours de ses prémices, Le Baptême du feu ne cherche pas non plus à nous piéger tant que cela. L’identité de l’homme, enfin l’homme… La personne blessée et cachée en Brokilone, n’étant autre qu’un certain Gwynbleidd. Dissimulé et soigné autant que faire se peut par les dryades, ce grand gaillard aux cheveux blancs semble pourtant bien mal en point. Se mêler de politique est risqué et il l’a appris à ses dépends. Heureusement pour lui, Triss Merigold a su l’extirper d’une fin annoncée. Désormais mal en point et seul, il ne peut pourtant s’empêcher de se faire du mouron. Se demandant ce qu’il se passe sur place. Ou du moins c’est qu’il voudrait bien faire croire, pour éviter de tout révéler d’emblée à celle à qui il lèguera immédiatement sa confiance.

En l’occurrence Milva, archère des lieux. Bien qu’elle ne goûte guère au danger apporté par la présence de Geralt. D’ailleurs jolie scène à venir quand il se présentera à elle sous ce nom. La jeune femme contrainte de répondre à sa demande d’informations, ira bel et bien en ces lieux désolés, où les affrontements font rage. Et où elle risque gros si elle est reconnue. Car Milva a beau s’avérer très maligne, à force d’entourloupes elle peut se faire repérer. Son intelligence vaut également pour sa compréhension & son empathie envers la réelle volonté de Geralt. Celle de savoir ce qu’est devenue Ciri.

Sa protégée enlevée ? Là est la question ! En tout cas, elle parait manger plus qu’à sa faim en étant promise au titre d’impératrice de Nilfgaard. Là où les autres pourraient se demander s’ils ne devront pas manger du foin. Sauf que ce dernier est lui-même trop cher. Et tandis qu’elle se repose dans des draps de soie, la bande qui la cherchera s’endormira dans les bras les uns des autres. Enfin pas tous… Justement cette troupe se composera évidemment de Milva et Geralt, mais aussi de son fidèle ami Jaskier. Le poète chansonnier s’avère toujours aussi formidable. Tant via sa relation poignante avec le Sorceleur, son humour, ses textes…

Le tout dans de multiples situations. Comme devoir trouver un moyen de s’extirper d’une situation critique où même Geralt n’a pas une suggestion. Alors le voir insister pour que Jaskier y arrive, bien que selon les propos du mutant il n’a que de mauvaises idées, voire ne fait jamais rien, n’en devient que plus hilarant.

Ce vieux couple fonctionne brillamment, mais il a de la rivalité durant Le Baptême du feu. Non pas réellement par une seconde doublette, mais par le trouple qu’il devient avec Milva. Les liens de celle-ci avec Geralt sont forts, tant l’on ressent le désir presque aussi profond de l’archère de rejoindre Ciri. Et d’aider coûte que coûte son mentor. Non sans lui sortir réflexion sur réflexion, tant le caractère de la jeune femme est bien trempé. Ce qui rend son association avec le truculent Jaskier on ne peut plus savoureuse. Ces deux là s’asticotent tellement que l’on pense immédiatement qu’ils finiront ensemble. Sauf si notre artiste ne s’entiche encore plus du nain Zoltan. Tant certaines passions ne peuvent que les rapprocher. Reste un 5e larron, Régis. Le plus mystérieux, surgissant toujours au moment où l’on s’y attend le moins. Mais aussi souvent au moment opportun.

Cependant en parallèle, le Sorceleur est évidemment recherché. Il ne s’agit toutefois pas de la seule menace qui se trame. Même si l’on ignore ce qui peut se dérouler dans la tête de chacune, une Internationale prévue pour 12 magiciennes se compose, afin de sauvegarder la magie justement. Petit à petit, Le Baptême du feu enchainera davantage et de façon plutôt rythmée ces diverses sections. Rendant l’action plus tendue, tandis que notre quintet est loin de se douter de tout ce qui se fomente. Et que Geralt a bien sûr une réputation déformée par rapport à sa relation avec Ciri. Ce qui n’aide pas vraiment pour avancer en ces temps troubles, entre les factions qui luttent et s’espionnent.

La comédie dramatique perdure avec Le Baptême du feu. Ce nouveau tome approfondit encore la dramaturgie que l’on connait chez Le Sorceleur, au travers d’une aventure épique à plusieurs voies. Mais dont l’humour ne s’éloigne jamais, en sachant être piquant, pour même surgir lors de moments difficiles.

Inod

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