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Le Sorceleur #4 – Le temps du mépris

L’aventure prend un nouveau tournant chez Le Sorceleur. Le quatrième volume de la série d’Andrzej Sapkowski, Le temps du mépris, nous guidant vers une lutte inattendue.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, Le temps du mépris sait néanmoins faire monter la sauce. Au travers tout d’abord de la découverte d’Aplegatt. Si sa fonction de courrier risquait de faiblir, tant la transmission de messages via la magie est amplement plus rapide et plus sûre, celle-ci semble recouvrir une certaine activité. Par ce biais et cette « brève » histoire d’un homme tout ce qu’il y a de plus simple, l’on nous dévoile les prémices du contexte de ce nouvel ouvrage. Concrètement, la royauté et la sorcellerie ne sont plus en bons termes. Par conséquent, la première des 2 castes décide de ne plus passer par les sorcières/iers pour leurs messages. Au-delà d’éventuellement protéger certains secrets, ce choix permet tout bonnement de fomenter un plan contre leurs nouvelles/eaux ennemi(e)s. Bien entendu, l’on ne peut s’avérer complètement dupes en face, mais cela se découvrira plus tard.

En attendant, Le temps du mépris nous montre l’évolution de Ciri, toujours avec Yennefer pendant un moment. Mais surtout, l’aspect comédie continue à être très présent, tout en se mêlant à d’intéressantes informations plus sombres. Sa découverte de Gors Velen aux côtés de Fabio Sachs, s’avère juste savoureuse. On apprécie particulièrement le jeune homme, qui fait mieux que se débrouiller, malgré le caractère bien trempé de la demoiselle. Toutefois cette dernière ne pourra bientôt plus autant s’amuser, puisqu’elle sera à l’épicentre de querelles de haute-volée.

Avant d’en arriver là, Geralt De Riv, qui avait déjà fait son apparition bien plus tôt au cas où vous vous le demanderiez, se retrouvera au cœur de la soirée où tout va basculer. Trainé par Yennefer à qui il ne peut évidemment rien refuser. Cet évènement mixera espionnage, sous-entendus et autres jeux de séduction, plus ou moins lourdes selon la coquinerie des sorcières. Soit typiquement ce qu’adore le Sorceleur à la marque du loup… Ou presque. Tout du moins, typiquement l’ambiance dans laquelle il peut beaucoup s’amuser, grâce à sa répartie. Si bien que pour le public que l’on est, le plaisir est immense. On se régale des échanges piquants, tantôt malins, tantôt coquins et généralement très drôles. Geralt devra ainsi se méfier des un(e)s, tant les espion(ne)s sont nombreuses/eux & les pièges davantage encore. Tandis que sa compagne s’occupera de celles trop entreprenantes avec le mutant.

Parmi tout ce beau monde, des absences sont pourtant flagrantes et tout ne tardera pas à tourner au vinaigre. La période devient de plus en plus trouble. Au même titre que les alliances et les éventuelles trahisons. On imagine continuellement qui joue en faveur de quoi et se laisse balader, tant Le temps du mépris devient de plus en plus intense sur ces points. Tout en voyant une atmosphère tendue se faire plus présente. Ce que Jaskier saura lui dynamiter, bien que la période ne s’y prête pas pour les autres. Notre barde est toujours aussi fameux et son contraste avec Geralt nous ravi toujours.

Le Sorceleur continue à nous absorber, avec un scénario de plus en plus poignant au niveau des relations entre nos héroïnes et héros. Tout en conservant l’humour propre à la licence. Confirmant que Le temps du mépris vaut beaucoup plus qu’un sou cassé.

Inod

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