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Le Sorceleur #3 – Le Sang des elfes

La saga du Sorceleur d’Andrzej Sapkowski se poursuit avec la trame numérotée, Le Sang des elfes étant le N3, entrecoupée par La Saison des Orages. Où l’entourage de Geralt sera plus présent que jamais.

Si celui que l’on pourrait présenter comme notre Sorceleur solitaire, possède tout de même quelques relations fortes, ces dernières seront davantage mises en avant durant Le Sang des elfes. Tandis que Geralt De Riv sera plus en retrait qu’à l’accoutumée. Peut-être car il a trépassé ? Ce que semble croire certaines personnes. Il en va de même à propos du sort de Triss Merigold, voire de Yennefer. Au moins, l’on est immédiatement sûr(e) que Jaskier va bien. Bon, jamais pour très longtemps. Notre troubadour ayant toujours la fâcheuse tendance à se fourrer dans de beaux draps… et généralement pas tout seul. Même si au-delà des jalousies qu’il peut susciter, car il était au lit avec une dame particulière. Ou encore car il a piqué des vers à un(e) concurrent(e). On sait que ses amitiés peuvent lui coûter cher.

Effectivement, il est plus simple de s’en prendre au ménestrel ne bénéficiant de pouvoirs autres que ses talents d’auteur, musicien et conteur. Surtout si c’est dans le but de mettre la main sur Geralt. Tant ce dernier sait se cacher. Et s’il s’agit d’une autre histoire, il vaut mieux s’en prendre au faible, plutôt qu’au fort. Et par la même occasion avoir un atout sur lui. Mais c’est sans compter sur ses habituelles esquives rocambolesques. Qui finissent généralement mal et de manière comique. Alors qu’il y croyait pleinement. On remarque ainsi rapidement que cet ouvrage fait perdurer la double-identité de la franchise. Entre humour et sérieux assez sombre.

Justement en ce qui concerne cette seconde facette, Le Sang des elfes nous entraine au sein de l’apprentissage de Ciri. Secourue par Geralt, l’unique survivante du royaume de Cintra est encore très jeune et à tout à découvrir. De par le caractère du Sorceleur, on se doute bien qu’il ne sera pas aisé pour lui de s’en occuper. Les relations et leur complexité entre les divers personnages au cours de l’évolution de Ciri, s’avèrent un point essentiel de l’ouvrage. Prenant la part belle aux explorations et combats. Même s’il s’agira évidemment d’en passer parfois par ces derniers. Surtout en vue de la protéger. La princesse ayant tendance à attirer de viles personnes.

Qui plus est au fil du temps, son pouvoir s’accroit. Être élève de Yennefer doit grandement aider. Mais son potentiel est présent depuis plus longtemps comme beaucoup semblent le savoir. Les liens entre la jeune fille et la magicienne aguerrie sont particulièrement intéressants. N’oublions pas que Ciri n’a plus personne de son entourage et qu’elle se pose bien des questions sur la vie, en dehors de la magie. Ce qui peut donner lieu à de savoureux moments. Comme lorsqu’elle se tracasse à cause de ce que racontent les autres jeunes filles du coin. Arguant qu’à leur âge, il faut déjà avoir mis un homme dans son lit. Toutefois Yennefer ne se démonte pas et arrive à la conseiller pour savoir si le moment est venu. Et de quelle manière choisir le, voire les heureux élus.

Méthode très drôle, qui contraste à nouveau avec le côté plus sérieux. Auquel a rapidement envie de revenir la magicienne. On ressent lors d’un tel passage, tout le besoin d’enseignement humain, de la science de la vie, voire de l’affection, dont nécessite Ciri. Rendant très touchant l’ensemble. Dont l’on n’omettra pas le blason de Didier Graffet en couverture, qui profite d’un nouveau coloris.

Conclusion

Aussi intriguant, mystique et drôle que ses prédécesseurs, Le Sorceleur #3 – Le Sang des elfes confirme la qualité de la licence et ses multiples approches, s’amalgamant aussi bien que les flux de magie de ses protagonistes. Avec à nouveau une narration qui se différencie des autres volumes. Ce qui offre une continuelle originalité.

Inod

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