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Le Sorceleur # 2 – L’Épée de la Providence

Continuons notre plongée dans le monde du Sorceleur/The Witcher, prenant en compte littérature, jeu vidéo, cosplay et autres. Cette fois en suivant le périple de Geralt De Riv dans Le Sorceleur # 2 – L’Épée de la Providence. Qui ne perd pas de temps pour faire suite à Le Sorceleur # 1 – Le Dernier Vœu. Que nous réservent cette fois Andrzej Sapkowski  & son fameux héros ?

Nous avions pu constater lors du premier tome, que les aventures contées étaient de diverses longueurs certes, mais restaient des nouvelles, permettant une lecture de l’une en peu de temps. Voire de piocher à l’intérieur. Même si les suivre dans l’ordre donné est plus intéressant. Changement radical au travers de Le Sorceleur # 2 – L’Épée de la Providence, puisque l’on croise désormais la route d’histoires plus longues. Celles-ci possèdent d’ailleurs au sein d’elles-mêmes plusieurs actes. Bien qu’ils ne soient séparés que par une numération romaine. Nul besoin de projection vers la prochaine page de droite, on reste sur celle en cours.

Cela peut ne sembler qu’un détail, mais l’on sait que beaucoup de personnes privilégient les nouvelles relativement courtes. Pas nécessairement pour la durée de lecture de l’une, puisqu’au final un livre avec des aventures brèves, peut être plus long que celui qui en contiendra un quintet de plus étendues. Il s’agit souvent plutôt d’une préférence de narration. Qui dit histoire plus longue dans la littérature, dit souvent mise en abime plus lente. Parfois même des débuts laborieux, avant d’être captivé(e) par la suite. Ne vous inquiétez pas, réussit son affaire sur ce point. La mise en place de chaque pan du bouquin se fait de manière très fluide. Aucun ne souffre du syndrome de la présentation lourde de personnages, de lieux… Les situations arrivent à être aisément dépeintes et l’on s’engouffre ainsi tout aussi facilement dans chacune de ces expériences.

D’autant plus que l’auteur n’attend pas pour nous servir sur un plateau d’argent, certainement chapardé au duc qui aurait refusé de payer un travail, l’un des grands atouts de sa saga : l’humour ! Toujours avec beaucoup de piquant et de second degré, cette particularité, dans un monde carrément menaçant et sanglant, offre une lecture des plus agréables. On a constamment envie de découvrir ce qui nous attend. Par un bon mot, une action complètement déjantée par rapport à la situation… La galerie de personnages rencontrés par Geralt est propice à cette donne. Tant les caractères de toutes et tous sont aussi différents les uns des autres, délivrant ainsi continuellement de multiples formes d’humour. D’envolées lors de conversations dans une taverne, de jeux de dupes où les piques fusent ou encore de moments de vie pouvant sembler simples.

Sans vous gâcher la surprise de cette régalade humoristique, on vous indiquera juste que parfois cela a un rapport direct entre les protagonistes. Comme lorsque notre mythique barde Jaskier, se retrouve en face de sa consœur Essi Daven. Mais parfois, l’on a droit à du comique touchant à une tierce partie. On adore ce passage où Yennefer et Geralt sont ensemble, à la maison. Mais avant de plonger dans leur échange, on se délecte de la manière & de l’endroit où la sorcière jette l’eau du bain du sorceleur. On vous glissera juste qu’elle utilise ses pouvoirs.

Justement suite à cet évènement banal & donc tellement important, on entre dans une séquence intimiste de Le Sorceleur # 2 – L’Épée de la Providence. La relation entre les 2 est plus que jamais mise en exergue. Vie de couple, avenir, ancien amant… Les pires démons que Geralt a à affronter ne sont pas ceux que de nombreuses personnes pourraient croire. En particulier celles l’appelant pour un boulot qui ne correspond pas à son code d’honneur. Sans oublier les mauvais payeurs. Mais il peut arriver qu’une mission cache autre chose & sache toucher émotionnellement. Particulièrement la première nouvelle. Où il est question de dragons. Déjà rien que la vue du mot dragon donne envie de connaitre la suite & elle a de quoi nous retourner. Tout comme les femmes savent retourner le cœur de Geralt, à l’instar de Ciri.

Relevons également à nouveau une fantastique illustration de Didier Graffet. De quoi afficher fièrement ses 2 volumes. Tant les emblèmes sont superbes et le fond de couverture également. Mais en plus Bragelonne a choisi un matériel de haute-volée pour son rendu visuel et au toucher. Avec une saveur couverture d’ouvrage ancien & important, collant totalement à l’univers.

Comme son prédécesseur, Le Sorceleur # 2 – L’Épée de la Providence nous accroche sans aucun mal. Andrzej Sapkowski sait jouer entre humour, exploration épique, camaraderie à 2 ou dans un groupe plus large, personnalité en public & dans l’intimité… Avec un questionnement perpétuel de Geralt sur sa vie.

Inod

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