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Mangas en France: Les éditeurs et les libraires sur la pente raide

” Tu l’as lu, le dernier chapitre ? – Non, il n’est pas encore sorti… – Et les scans ? Il était excellent !”. Une discussion banale telle qu’on pourrait la surprendre au coin de la rue, à l’arrêt de bus ou dans les couloirs. Le “dernier chapitre” n’est pas si excellent que ça; pas pour les éditeurs, ni pour les libraires. Avec l’explosion d’internet, le milieu de l’édition et de la librairie est de plus en plus difficile.



On sait que vous en lisez…

Pas les moyens d’acheter tous les mangas en format papier, pas la patience d’attendre la traduction, plus facile à transporter… Nombreuses sont les raisons pour lesquelles il y a des lecteurs de scans.
Cependant, les scans sont dangereux pour les libraires ( notamment librairies indépendantes ) et pour les éditeurs.

Mais c’est pas bien !

Les grandes librairies peuvent encore faire sans les achats de mangas; ils vendent des romans, des documentaires, et un tas d’autres articles qui leur permettent de renflouer puisque d’une part le public de ce type de document est étendu et d’autre part parce qu’ils sont très peu sur internet. Ce n’est pas encore pareil pour les petites librairies indépendantes, notamment pour celles qui ne vendent que des mangas.

Une situation alarmante est également celle des éditeurs. Editer, ce n’est pas seulement valider un titre. C’est aussi traduire, imprimer… S’il y a du matériel à acheter, il y a aussi des salariés à payer. Un éditeur qui perd de l’argent à chaque tome ne peut pas continuer et c’est pour cela qu’il faut les soutenir.

Dans le prix d’un tome, il n’y a pas que pour l’auteur. Ce n’est pas UNE SEULE personne qui reçoit l’argent. Il y a donc la librairie, la société d’édition, le personnel de la société d’édition, d’impression, de traduction…

Certaines sociétés, comme Glénat, par exemple, n’éditent pas que des mangas. Mais des éditeurs plus petits, comme Komikku sont obligés de ralentir la cadence pour compenser. Les solutions ne sont pas toujours évidentes, et les choix éditoriaux non plus. Quand on n’a plus d’argent, on ne peut plus forcément prendre de risques et éditer des titres dont on n’est pas sûrs, on ne peut pas se permettre de spéculer et évidemment ; il y a moins de variété dans les rayons. On réduit les choix, on édite moins, on essaie de limiter les pertes.

La solution ?

La solution, ou plutôt les solutions, ce sera déjà de favoriser la petite librairie au coin de la rue plutôt que les grandes enseignes type FNAC. De plus, les librairies indépendantes font parfois des réductions aux étudiants. D’ailleurs, la plupart des librairies spécialisée dans les mangas vendent également des goodies ( figurines, t-shirts, fan merch diverse… ).
Ensuite, favorisez l’achat plutôt que la lecture via scan. D’ailleurs, même si vous utilisez une liseuse, le format papier ce sera sûrement mieux. Les écrans, ça abîme les yeux et vous passez sûrement déjà assez de temps devant ( “OK Boomer”, vous allez me dire ). Et si vous lisez quand même les scans pour ne plus avoir à attendre la traduction, pensez à acheter le tome une fois disponible en librairie.
Si vous ne savez plus quoi lire, n’hésitez pas à chercher chez les petits éditeurs, c’est parfois chez eux que l’on trouve des pépites. Voici même quelques suggestions:

Pygmalion, Chihiro Watanabe

Pygmalion, Chihiro Watanabe, 2015. 7,90€ / tome, édité par Komikku

En trois tomes ( série finie ), ce court manga d’horreur inspiré de la mythologie ravira les amateurs de mascottes et d’anthropophagie.
Au cours d’une fête célébrant les mascottes japonaises, dont le petit Makoto est fan, les célébrations dégénèrent et les mascottes se métamorphosent en créatures sanglantes. Keigo, le grand frère de Makoto, accompagné de son amie, perd de vue le petit garçon. C’est là le début d’une suite de mésaventures sanglantes à la recherche de Makoto tout en tentant de survivre.

Perfect World, Rie Aruga

Perfect World, Rie Aruga, 2014. 6.99€ / tome, édité par Akata

Pour les plus romantiques d’entre nous mais aussi les fans de tragédie, Perfect World est un josei avec déjà 9 tomes – sur 10 – disponibles en France. Cette série qui mêle amour & handicap reflète avec un certain réalisme les obstacles qui peuvent être traversés par un couple dans cette situation mais aussi d’autres. Si on prend plaisir à suivre les histoires de Kawana, Ayukawa, Kore-Eda ou encore Keigo & Kaede, on en apprend également beaucoup sur les difficultés rencontrées par les handicapés au quotidien.

Magical Girl Boy, Mokkon Icchokusen

Magical Girl Boy, Mokon Icchokusen, 2012. 7,95€ / tome, édité par Akata

Un comique, cette fois-ci. En deux tomes, cette série finie a même eu son anime sur Crunchyroll en été 2018. Dans ce manga clairement WTF, comme l’indique le nom de la collection, Saki Uno, une jeune fille de 15 ans qui chante faux et dont le rêve est de devenir une idôle pour conquérir le grand-frère de sa meilleure amie, devient une magical girl. Mais pas n’importe quel type de magical girl. Un grand homme musclé en robe. Pour se battre contre des espèces de hamsters bodybuildés. On parle même d’une suite au Japon.


Si les éditeurs et les libraires font leur possible pour nous amener de plus en plus mangas en France, il nous faut bien leur rendre, alors lâchez vos scans, filez en librairie, découvrez de nouveaux titres et bonne lecture !

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