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Langrisser I & II

Licence rôliste qui n’a pas réussi à marquer autant que d’autres de plus ou moins son époque, par rapport à ses débuts il y a une trentaine d’années, puis ses suites, Langrisser a ces dernières années repointé le bout de son nez, notamment sur mobiles. Pour finalement sortir une collection Langrisser I & II, sur machines actuelles. Un bon moyen pour la plupart d’entre nous, dé littéralement découvrir ces jeux, dans des versions d’antan ou retravaillées. Et pour les connaisseuses/eurs, de les retrouver, avec pas mal d’ajouts.

Un jeu de rôle avec des capes & puis aussi des épées

Les scenarii de cette doublette figurent pleinement dans ce que l’on peut connaître des jeux de rôle de l’époque. Et qui se prolongent d’ailleurs via les nombreuses productions de JDR à la manière de ceux 8/16 bits. On (re)découvre) ainsi que Langrisser I & II portent tout simplement le nom d’une épée légendaire, que l’on devra retrouver, en vue d’à peu près sauver le monde dans chaque épisode. Mais l’on n’y arrivera pas par le plus grand des Alhazard… Vous saisirez en jouant… Lors des 2 aventures, le royaume sera mis à mal par l’empire, à des périodes très distinctes. Offrant une nouvelle expérience scénaristique à chaque fois, avec des éléments encore plus poussés au cours du II. Notre personnage, héritier de l’arme évoquée, par qui viendra la lumière, parcourra les lieux, afin de rassembler une escouade, bravant au passage de multiples dangers.

Unités pour tous, tous pour l’unité

Désormais, à peu près tous les genres de jeux se disent au moins en partie JDR, là où auparavant l’appellation était plus restreinte. Si bien que même sans images, l’on savait à quoi cela ressemblerait. Avec quelques différences, notamment au niveau des combats. D’ailleurs sur ce point, Langrisser I & II s’inscrit lui dans le tactical RPG.

On y retrouve l’essence de cette catégorie, par toute la dimension propre aux (dé)placements. En somme, un ennemi éloigné s’avèrera complexe à atteindre. Et il s‘agira d’user de compagnons capables de s’en charger. Vous comprenez ainsi à peu près toute la base, même si vous n’avez pas encore touché à un T-RPG. En revanche, Langrisser I & II possède ses originalités, le montrant en avance sur son temps. Tout d’abord, car le terrain & le choix des troupes en amont, s’avèrent également essentiels. Certes, au niveau de leur éventuelle dominance dans leurs qualités de combattants, par rapport aux caractéristiques adverses. Mais vous devrez simultanément parfois prévoir du monde pouvant se déplacer par les cieux, afin de rejoindre leur cible plus aisément. Surtout que l’on pourra se situer dans des environnements escarpés. Mais aussi au sein de milieux aquatiques & autres. Il faudra donc anticiper de tels affrontements.

Ceci en préparant des unités de soldats. Autre rareté, tant en 1991 quand Warsong (version américaine de Langrisser) est sortie, qu’aujourd’hui. Il est par conséquent primordial de détenir des escadrons adaptés à chaque lieu, loin de s’avérer un simple décor. Tout en veillant aux déplacements de ceux-ci par la suite. Ce à quoi il faut inclure les chemins que l’on sélectionnera & qui nous emmèneront vers une expérience différente. Toutefois l’on aura l’occasion de retourner sur nos pas, pour choisir un autre embranchement, mais sans conséquence.

Nos fameuses unités ne sont pas seules, car dirigées chacune par un commandant. Le gain d’expérience délivrera la possibilité de changer de classe. & de cette manière, de bénéficier de nouvelles méthodes.

Avant/Après

Le choix au niveau de l’enrobage artistique de Langrisser I & II, s’avère une dualité que l’on apprécie toujours. Dans un 1er temps, car cette compilation conserve les illustrations originelles de Satoshi Urushihara. Avec un chara-design & des armures charismatiques, nous renvoyant à un style à la Shurato. Avec aussi les musiques d’époque de Noriyuki Iwadare. Toutefois, la volonté fut de proposer en parallèle une certaine refonte. Et dans un tel cas, l’on répond toujours « pourquoi pas ?». Surtout que les 2 voies sont sélectionnables & il s’agit de la qualité essentielle à une telle sortie. Concernant la nouvelle direction artistique, qui change radicalement de l’ancienne, l’on retrouve Ryou Nagi au chara-design. Les 2 approches au final sont complémentaires & il est intéressant de tenter les 2. Tout comme la bande-son, qui connaît elle aussi sa variante.

En marge de la toujours bonne idée de partager au plus grand nombre une licence peu réputée, l’on se rend rapidement compte à quel point Langrisser I & II se démarque de la masse avec ses mécaniques d’unités/commandants. Ainsi qu’une profondeur environnementale/capacités, des plus élaborées. Soit un véritable intérêt ludique & pas juste historique.

Inod

Développeur : Chara-ani Corporation
Éditeur : NIS America
Genre :
Jeu de rôle
Supports : PlayStation 4, Nintendo Switch et PC via Steam

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