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L’Ambition des Rois

Tirant son origine dans Greedy Kingdoms de Kisaragi Hayato, sorti en 2009, L’Ambition des Rois est une nouvelle version, fruit de sa collaboration avec Bruno Faidutti, venant d’arriver chez Gigamic.

Plus débordante que jamais, L’Ambition des Rois vient malheureusement comme souvent, d’une simple et stupide gueguerre entre 2 égos. Le peuple ? Rien à faire de ces gueuses et ces gueux ! « C’est moi qui possède le plus gros royaume » « Non c’est moi et en plus ma couronne elle est plus belle nananèreuh… ». C’est un peu le genre de conversations qu’ont ces 2 personnages. D’ailleurs notre parchemin le confirme avec quelques citations réelles de leur part. De « Je suis plus célèbre que toi », à « Bien sûr que non, de toute évidence je suis le plus célèbre », il y a de quoi se rendre compte que leur vanité n’a d’égale que leur avarice.

Un beau jour, un voyageur les met au pied du mur. En leur arguant qu’un splendide palais est la seule marque de prestige qui compte. Et que celui qui réussira à en ériger 2 le plus vite, sera déclaré comme le plus prestigieux des 2 rois. Qu’à cela ne tienne, le duo relève le pari. Avec évidemment l’envie de travailler le plus rapidement possible  chacun dans son coin. Mais également de mettre des bâtons dans les roues de son rival. Ce qui nous amuse d’autant plus en tant que joueuses/eurs. Afin de pouvoir les ériger, il sera nécessaire de récolter les ressources requises pour acquérir 2 des 3 cartes du paquet Palais.

Pour en arriver là, l’on évoluera en duel. Précisons néanmoins immédiatement que si vous avez le privilège de posséder 2 exemplaires de L’Ambition des Rois, vous pourrez y jouer à 3 ou 4. Avec quelques adaptations précisées dans la règle. Comme l’utilisation de 5 palais évidemment. Ou encore le sens horaire, puis l’inverse, pour déterminer qui affronte qui lors de tel ou tel tour. Les oppositions restent ainsi des face-à-face à 2. Régulées de manière à ce que l’on change les rôles entre les adversaires, ce qui fonctionne très bien. Mais revenons-en à une partie classique à 2.

Tout d’abord la/le joueuse/eur offensive/if dévoile des cartes Royaume, pour que le Marché en propose 5. Et reçoit éventuellement ce que la banque lui doit par rapport à ses bâtiments. On peut ensuite se procurer au marché, moyennant des ressources (honneur, nourriture, or ou encore terrain) des citoyens/nes, des bâtiments et des objets magiques. Ces personnages, constructions et autres ustensiles pourront, selon les cas, rapporter d’autres/davantage de ressources. Mais aussi provoquer des effets. Qui peuvent nous être utiles pour gagner plus de ressources à nouveau, voire influer sur les bagarres. Cependant, l’on a tout autant la possibilité d’esquiver cette phase d’achats, si rien ne nous intéresse. Ou si l’on n’en a pas les moyens.

En vue des batailles, chacun(e) tient en main 9 cartes héro(ïne)s de départ au 1er tour. Les 2 sets étant identiques. Pour la bonne et simple raison que durant l’affrontement, l’attaquant(e) sera repoussé(e) si on lui répond par un avatar avec la même icône de catégorie. Peu importe si l’on retrouve des héro(ïne)s de départ ou avancé(e)s, dont l’on traitera par la suite. Ce combat prend en quelque sorte la forme d’un pierre/papier/ciseaux. Puisque l’on commence en sélectionnant 3 cartes, que l’on garde face cachée devant soi et que l’on révèle simultanément. Avec donc ce match nul s’il y a 2 choix semblables. Tandis que si un(e) ou plusieurs héro(ïne)s offensives/ifs n’ont pas été contré(e)s, la/le joueuses/eur derrière pourra se servir de leur éventuel effet. Et de récolter les ressources dévolues.

Toutefois seulement en payant le coût indiqué sur la ou les carte(s) de son souhait. Une victoire n’oblige pas l’achat et dans cette situation, n’apportera rien. On réfléchit donc grandement, pour savoir quelles ressources et effets seront les plus intéressant(e)s par rapport à ce que l’on a déjà et notre objectif final. Puis les 2 concurrent(e)s reprennent leurs cartes dans leur main. Il est dans la foulée envisageable pour l’attaquant(e) de réaliser un second développement, comme celui d’avant bataille. Ce qui peut potentiellement lui permettre de financer un palais. Mais si cela n’est pas encore faisable, peut-être qu’acquérir d’autres éléments apportera des ressources et effets important(e)s pour continuer à évoluer. Dont la promotion d’un(e) héroïne/héros. Que l’on peut effectuer lors de l’une de ses 2 séquences de développement, en confiant 2 ressources à la banque. Ce qui délivre un personnage plus performant.

Et si après cela la personne qui attaquait n’a pas encore 2 palais, L’Ambition des Rois continue, en inversant les positions d’attaquant(e) et de défenseur(e).

Visuellement, on se fait énormément plaisir avec les illustrations de Minat’s et Gong Studios. Les personnages s’avèrent charismatiques et pas juste les héro(ïne)s. Les objets possèdent même une approche dynamique, grâce à l’environnement qui les entoure. Nous donnant encore plus l’impression de sévir au sein d’un anime, tout au long de nos parties de L’Ambition des Rois.

 

Entre le hasard, le jeu d’esprit et à la fois tactique du choix des héro(ïne)s et la stratégie de l’évolution de son royaume, L’Ambition des Rois délivre une réflexion étendue et une grande rejouabilité. L’ensemble au sein d’un univers graphique attirant.

Inod

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