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Kingdom Hearts –The Story So Far –

Suite à un KHIII marquant, Square Enix et Disney proposent de se (re)plonger dans certaines précédentes aventures de leurs héroïnes & héros. Ceci au travers de Kingdom Hearts –The Story So Far –, sur PS4. Attention pas simplement les épisodes I et II de base, comme vous allez le constater.

Le top des tops volumes 1.5, 2.5 et 2.8

Sachez au préalable que Kingdom Hearts –The Story So Far – se decompose en 2 grandes parties. D’un côté, Kingdom Hearts HD 1.5+2.5 ReMIX & de l’autre Kingdom Hearts HD 2.8 Final Chapter Prologue. Nous n’allons point détailler les scenarii de chaque jeu au cours de cet article. Tant pour ne pas être rébarbatif si vous les connaissez, que pour évidemment conserver les surprises que la fin d’un volet, engendre sur un autre. Mais également car l’on vous prépare un dossier spécial sur ce qu’apporte Kingdom Hearts –The Story So Far – & ses bonus scénaristiques, par rapport à un simple enchainement KHI, KHII & KHIII.

Démarrons avec la première moitié, de la première partie. Kingdom Hearts FINAL MIX, soit le KH originel, qui connait des ajouts tant au niveau ludique avec de nouvelles armes. Que scénaristique, via des cinématiques supplémentaires. On y découvre notre héros, Sora, ainsi que ses ami(e)s Kairi et Riku. La troupe a soif d’aventure et prépare son départ de l’Île du Destin. Une nuit, surgissent les Sans-cœur, qui deviendront nos emblématiques ennemis. Cet évènement entraine l’acquisition par Sora de l’unique arme pouvant venir à bout de cette menace : la Keyblade ! Capable de frapper, autant que de boucler les portes pour éviter que les fameux vilains ne continuent de consommer les cœurs des divers mondes. Simultanément, Riku se retrouve lui projeté dans un monde bien plus sombre. Mais l’on n’en dévoilera pas davantage.

Sora trouve néanmoins d’autres amis pour mener à bien sa quête, à commencer par Donald & Dingo. L’aventure nous fera évidemment traverser de multiples univers, la majorité provenant de Disney. Une fois n’est pas coutume, petit instant subjectif & à la première personne. Pour ma part, et son âge est évidemment « en cause », celui-ci contient le lot de mondes me plaisant le plus. D’Aladdin, à La Petite Sirène, en passant par La Belle et la Bête ou encore Winnie L’Ourson, j’en suis continuellement émerveillé. Le rapport aux goûts de chacun(e) apporte forcément quelque chose d’indescriptible. Davantage encore s’il y a un lien à son enfance.

Au niveau du système de jeu, Kingdom Hearts FINAL MIX propose 3 attributs, dont l’on devra choisir nos préférences en matière de développement. Magie, force & défense, s’offrant à nous. Les combats prennent place en temps réel, en enchainant les attaques avec la croix. Tandis qu’un menu qui reste à gauche de l’écran, permet de rapidement faire défiler les options de magie et les objets potentiellement utilisables. Sans pour autant s’arrêter de jouer. Le dynamisme est ainsi constant.

Les ennemis laissent, suite à leur défaite, des orbes pour remonter nos jauges de magie & de santé. Mais aussi des Munnies. De quoi notamment s’octroyer  l’un des grands moments de l’expérience : les invocations. Si les chimères que l’on découvre pour la première fois dans un Final Fantasy savent déjà nous retourner, voir Simba ou le Génie débouler, agrémente l’aventure d’un sentiment particulier. Pour en revenir aux vilains, les boss possèdent eux des mécaniques à analyser, donnant lieu à des affrontements toujours plus épiques. Notons également que le vaisseau Gummi, à bord duquel l’on rallie les niveaux, nous délivre une phase totalement différente. Un jeu de tir sur des rails, qui permet d’épicer le contenu.

L’enchainement avec Kingdom Hearts Re:Chain of Memories, renouvelle considérablement l’approche. On ne se retrouve pas en face d’une structure similaire, avec une autre histoire. Désormais l’on bénéficie d’un système de cartes. Qui permet de combattre, d’appeler des comparses, mais également de débloquer des serrures. Il s’agira donc de collecter les celles idoines, pour se frayer un chemin au travers des nombreuses portes jalonnant notre parcours. Celui-ci ayant pour but premier de retrouver Mickey et Riku. Cependant, une sombre histoire de souvenirs affectés viendra renverser l’exploration.

La nouvelle donne concernant le gameplay, n’enlève toutefois rien au dynamisme de la franchise. Les cartes étant disposées en tourniquet & jouées en temps réel. De l’originalité, tant l’on ne rencontre que rarement une telle approche. On prend assez rapidement le coup de main, pour peu que l’on soit attentive/if aux valeurs. Un élément inférieur à la carte adverse se voyant contré. Tandis qu’une égalité annule les 2. Alors qu’une valeur de 0 peut briser n’importe quelle autre carte, sous réserve de ne pas être contre-attaquée par une valeur supérieure. Surprendre ses opposant(e)s s’avère par ailleurs essentiel. Celles/ceux-ci se trouvent ainsi en mauvaise posture, lors du déclenchement de la bataille. Cette dernière qui se déroule dans un cadre fermé et non directement au sein de la carte. On ne s’échappe donc pas face au menu fretin, contrairement à bien souvent chez les autres opus de Kingdom Hearts –The Story So Far –.

Enfin, Kingdom Hearts HD 1.5 ReMIX propose les cinématiques remastérisées en haute-définition de Kingdom Hearts 358/2 Days. Un bonus pas si anodin, tant l’on en prend plein les yeux de différentes façons. La beauté des images elles-mêmes certes, mais bien sûr aussi la connexion que l’on a avec les protagonistes. Avec des passages grandiloquents & un humour omniprésent. D’ailleurs  ce sont ces derniers que l’on continue surtout de regarder après avoir joué. Et que l’on montre autour de nous, pour convaincre tout le monde de se plonger dans les jeux.

Kingdom Hearts 2.5, le retour de la vengeance

Chez Kingdom Hearts HD 2.5 ReMIX, l’on démarre avec Kingdom Hearts II FINAL MIX. En somme, la version plus de KHII. Nous n’aborderons que très légèrement son contexte scénaristique. Dans le cas contraire, nous risquerions de vous gâcher les 2 premiers chapitres de Kingdom Hearts –The Story So Far –, évoqués précédemment. Apprenez toutefois qu’après un sommeil d’un an, Dingo, Donald et Sora remette le couvert. Sans vous dévoiler le déclenchement, ni certains personnages clés que l’on retrouve d’emblée, mais que vous découvrirez tout d’abord via le pan KH 1.5 ReMIX, nous allons tout de même vous parler de la nouvelle menace. Les Similis, là encore on ne peut vous en confier davantage. Mais après les Sans-cœur, qui ne seront jamais bien loin, voici des coquilles vides au moins aussi inquiétantes.

Pour endiguer le danger, l’on parcourra à nouveau divers mondes, avec pas mal de nouveautés. Offrant toujours le plaisir des retrouvailles avec tel ou tel univers Disney. Tout autant qu’avec les personnages, alliés ou ennemis, à l’instar de Scar. Un grand moment. Mais FF n’est pas en reste et si vous êtes également féru(e)s de la série de Square Enix, vous aurez aussi de quoi bondir de plaisir sur cet aspect.

Le système de jeu conserve la forme globale du premier KH. En l’agrémentant de mécaniques loin d’être accessoires. On combat toujours en temps réel, avec la possibilité d’user d’objets, de magie et de changer ses partenaires via le menu en direct. Mais vient s’ajouter une notion de quick time event. Lors de certains affrontements, appuyer au bon moment sur triangle, permettra d’esquiver ou encore d’effectuer une offensive spéciale. Généralement hyper spectaculaires, ces séquences offrent aussi bien des instants visuels déments, que des techniques indispensables à la victoire. Aux invocations, s’ajoutent les fusions. Ces dernières voient Sora fusionner avec un ou des membres de son escouade, octroyant des capacités accrues. Et l’on retrouve évidemment du rail shooter au travers du vaisseau Gummi. Dans une version améliorée.

I’m a KH girl

Voyage dans le temps avec Kingdom Hearts Birth by Sleep Final MIX, qui se déroule 10 ans avant le premier KH. On n’évolue ainsi pas avec un Sora de 4 ans, mais avec un trio parmi lequel l’on devra choisir sa première aventure. Une femme, Aqua, & deux hommes, Terra et Ventus. Chacun(e) possédant sa propre histoire. Les 3 se croiseront bien entendu, pour délivrer une narration à embranchements très intéressante. Les caractères des éléments de la triplette sont aussi grandement différents. Ce que l’on remarque dès la mise-en-bouche, lors de l’examen qui peut leur permettre de devenir des Maîtres de la Keyblade. Terra s’y montre déjà possiblement proche des ténèbres. Nos soupçons fusent alors sur les probables situations à venir.

Surtout que Xehanort, un des maîtres leur ayant fait passer le concours, vient à disparaitre. Nos ami(e) se lancent ainsi chacun(e) de leur côté à sa recherche. Toutefois les raisons & ambitions des 3, sont loin d’être semblables. Les changements par rapport à ce que l’on appellera la trame principale avec Sora, ne concernent pas que le fait d’avoir ce trio à disposition. Le système de jeu évolue, en proposant désormais des capacités et magies propres à chaque protagoniste, préétablies par nos soins dans le fameux jeu de commandes. Auquel il faudra s’habituer rapidement, sous le nom de JDC. Rien à voir avec le JDC (Jeu De Cartes) que peut s’avérer KH Re:Chain of Memories.

Si comme nous vous enchainez les épisodes, vous ressentirez plus encore la fraicheur apportée. Avec un véritable apprentissage. D’ailleurs l’introduction mêle de cette manière fort justement l’examen de la triplette et notre approche de cette nouvelle donne. Il est en sus nécessaire de veiller sur des jauges inédites. Celle de Lien-D pour les invocations. Ou encore la Concentration, pour utiliser le Tir Visé. Mais aussi Commande, qui offre elle un changement de style de combat. Les différences sont plus que palpables et démontrent que l’on est bien en face d’un nouveau jeu, et non d’une facile reprise, avec de nouveaux skins. On se plonge avec délectation dans cette nouvelle manière de se préparer & de se bagarrer. Avec un coup de main qui se prend finalement assez vite. Bien que la richesse soit au rendez-vous.

Pour conclure, Kingdom Hearts Re:coded reprend les cinématiques remastérisées en HD, du jeu DS du même nom. Lui-même remake du jeu sur portables KH: Coded. Ce qui nous laisse voir la suite des évènements survenus dans Kingdom Hearts II.

Enfin/Déjà la fin ?

Vraisemblablement, l’on penche plutôt pour la seconde option, en arrivant sur l’ultime triplette de Kingdom Hearts –The Story So Far –, que contient Kingdom Hearts HD 2.8 FINAL CHAPTER PROLOGUE. En commençant par Kingdom Hearts Dream Drop Distance HD, qui tire ses origines du jeu 3DS. Soit déjà un premier point à vous signaler : la réussite de la transposition d’un logiciel à double écran, dont un tactile, plus les boutons concernés, vers un seul écran et une manette. Malgré les qualités que l’on connait chez Square Enix, le pari était loin d’être gagné. On soulignera d’ailleurs le clin d’œil tactile, avec la possibilité notamment de caresser ses esprits en touchant le pavé de sa Dualshock.

Cette fois, nous naviguerons dans les Mondes Endormis. Dont Sora et Riku doivent sortir triomphant, pour finaliser leur examen du symbole de maîtrise. En vue par la suite de devenir des Maîtres de la Keyblade. Mais il n’est pas sûr que ces lieux restent très longtemps apaisés, à cause des Avale-Rêves que l’on aura à affronter. La doublette ne s’avère pas qu’un élément scénaristique, puisque l’on jouera bel & bien tour à tour les 2 amis/ennemis.

D’ailleurs en évoquant la facette amis/ennemis, cette dernière colle également à notre relation avec les Avale-Rêves. Car si l’on en vaincra tout d’abord, l’on pourra ensuite en former. Dès que l’on en aura, il s’agira de les cajoler ou encore leur donner à manger. Reconnaissant, ils nous aideront sur le terrain. Avec des possibilités de fusions pour Sora et de capacités particulières pour Riku. Ce à quoi s’ajoutent celles provenant des Altérations du Réel. Des compétences très variées & sacrément puissantes. Autre atout très appréciable : le monde de Mickey, Donald, Dingo : Les Trois Mousquetaires. On apprécie beaucoup ce dessin animé & l’y retrouver est donc un plaisir.

Comme sa donnée chiffrée l’indique, Kingdom Hearts 0.2 Birth by Sleep –A fragmentary passage–, nous ramènera dans le passé. Toutefois dans le futur, par rapport à BBS. On y suivra Aqua, qui avait notre préférence d’emblée dans KH BBS et découvrir ce pendant qui lui est propre, s’avère quelque chose de fort. Encore une fois, l’on restera nébuleux à propos du scénario. Sans quoi dès ses prémices, l’on vous ruinerait tout BBS. Et comme l’on n’est pas aussi vilain(e) que Maléfique et Pat Hibulaire, mais que l’on est plutôt un sacré Loulou, on n’en révèlera pas plus. Sachez quand même que cette tranche de KH est profondément émotionnelle.

Au niveau du gameplay, il assouplit les spécificités de BBS d’une certaine manière, afin de les démultiplier. Tout en les mixant au game system de base des KH. Il en résulte un cocktail à l’identité propre. Prouvant une fois supplémentaire la volonté de Square Enix et Disney, de ne pas simplement sortir plus de jeux. Mais de constamment réaliser des œuvres fortes. Qui se distinguent les unes des autres.

On ne change pas les habitudes, Kingdom Hearts χ Back Cover concluant ce triptyque par une cinématique. Pour ne pas dire un film, en HD forcément. Celui-ci traite des Oracles, de mystiques Maîtres, et part vers les origines de KH. Des évènements que vous avez peut-être découverts avec le jeu sur navigateur Kingdom Hearts χ et celui sur mobiles Android et iOS : Unchained χ. Pour notre part, nous ne les avions point connus, mais cela n’a posé aucun souci. Au cas où vous vous le demanderiez, si vous êtes dans un cas identique. Bien sûr si vous désirez développer vos connaissances, jouer à ces deux-la en plus aidera considérablement, à ce que l’on a pu comprendre de nos recherches.

 

Ce rêve bleu… mais en HD

Reprenant des JV sortis sur diverses consoles, portables comprises, l’appellation HD aurait très bien pu s’avérer un banal lissage. Qui n’aurait peut-être même pas sied à certains, comme on peut le remarquer régulièrement dans la tendance de la remasterisation. Plus encore lorsqu’une partie se retrouve pour la première fois sur grand écran, avec de potentielles déformations. Aucun problème sur ces parties techniques chez Kingdom Hearts –The Story So Far –. La féérie des milieux traversés n’en est que renforcée. Ceci tant tout est somptueux, les couleurs toujours plus prononcées qu’elles soient pétaradantes ou ténébreuses, les effets encore plus clinquants…

Et si forcément, voyager au sein de ces univers et rencontrer des personnages cultes nous faisant rêver depuis l’enfance offre davantage encore de magie, cela n’est pour autant pas automatique. D’accord, apercevoir Donald et sautiller, puis se mettre à chanter Prince Ali dès que l’on arrive vers Agrabah, se fait instantanément. Mais cela n’irait pas plus loin si l’écriture n’était pas magistrale. Tant dans le scénario même de toute la saga Kingdom Hearts, que dans celle des protagonistes que l’on connait depuis longtemps, via Disney ou Final Fantasy. Le tout bercé notamment par les compositions de Yoko Shimomura. Pour un ensemble épique d’un côté et très varié de l’autre, au même titre que les environnements visuels.

Renversant, énorme dans son contenu pas juste numériquement, mais grâce à une palette d’approches considérablement différentes. Tout en conservant une saveur propre à KH, on a bien du mal à ne pas vous dire que Kingdom Hearts –The Story So Far – est indispensable dans une ludothèque. Tant de jeux et d’univers grandioses, avec un scénario en fil rouge grandiloquent, capable de faire rire et émouvoir. Pour un prix on ne peut plus abordable, avec une telle richesse à l’intérieur.

Inod

Développeur : Square Enix
Éditeur : Square Enix
Genre : Jeu de rôle
Support : PlayStation 4

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