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Killing Floor : Double Feature

Sous l’appellation Killing Floor : Double Feature, l’on retrouve derrière les 2 derniers volets de la saga. Plus précisément Killing Floor 2, avec tout son contenu additionnel. Et Killing Floor : Incursion, jeu profitant du PlayStation VR.

Série Zed

Non pas nanard dans ses scénarii et son ambiance, car cela signifierait qu’il se prend pour quelque chose et qu’il se vautre royalement, Killing Floor : Double Feature fait plutôt dans le décomplexé. L’histoire de Killing Floor 2 reste simple. Elle nous plonge au sein d’une bande de rescapés de l’épidémie due à la Corporation Horzine. L’Europe est désormais la terre de créatures encore plus belliqueuses que les humain(e)s que nous sommes dans la réalité. Et bien sûr, l’on devra venir à bout de ces Zeds. On aborde différemment Killing Floor: Incursion de sympathique manière, puisque l’on devient cette fois un stagiaire de la sécurité d’Horzine. Soit l’envers du décor, qui ne sera pas vain dans la narration. Bien qu’au départ, l’on fera comme dans le jeu précédent en tabassant du Zed.

Comme nous le confions plus tôt, la doublette n’officie pas dans le nanard, car elle décide d’elle-même de partir dans un survival horror, au gore poussé dans ses retranchements. Les 2 épisodes ne cherchent pas à se la jouer sérieux. Ils préfèrent que ça démembre, que ça gicle, que ça fasse mal… Non sans humour. Si frapper un adversaire avec une partie du corps d’un autre est aussi amusant que pratique, c’est dès ses premières touches scénaristiques que l’on découvre leur drôlerie. Plus précisément celle de KF2, avec la description des classes à incarner. Employant le second degré et très marrantes généralement, on se rend compte à partir de là que Tripwire Interactive mise sur le décalage entre ce ton et celui dépravé gore de l’action. Et non sur le sérieux.

Zed mes partenaires

Toutefois, ce sérieux intervient pour s’en sortir dans Killing Floor : Double Feature. De prime abord, par le choix de son protagoniste dans KF2. Une dizaine de classes est proposée et les différences ressenties sont plus que palpables. Avec un équipement différent, des capacités qui le sont tout autant ou encore des objectifs distincts qui octroieront de l’expérience. Cette dernière qui au fur et à mesure, offrira des bonus. De quoi gagner en vélocité, en dégâts infligés, en résistance… L’ensemble de manière bien spécifique. Ce qui élargit considérablement les détails de l’évolution de ses personnages, selon leur catégorie. Entre commando, démolisseur, flingueur, fou furieux, médecin, pyromane, soutien, survivant, SWAT et tireur d’élite. Former une escouade complémentaire de maximum 6 équipières/iers est ainsi plus intéressant, pour ne pas dire primordial. Et au-delà de cette coopération, il existe également un mode survie versus, jusqu’à 12.

L’opposition est au moins aussi variée. On prend un véritable plaisir à relever tous les détails, plus ou moins cradingues, de chaque type d’adversaires. Le plaisir est peut-être moindre lorsque les hordes nous tombent dessus. Car ce sont littéralement des vagues d’ennemis qui déferlent. Plus ou moins résistants, parfois titanesques, on a de quoi faire en ce qui concerne la difficulté. Surtout, celle-ci s’accroit si l’on ne sait pas jouer collectivement. Nous le précisons à nouveau, le besoin de composer une équipe équilibrée est le cœur de l’aventure. Vous pensez vous en sortir en étant du genre à vouloir dribbler le poteau de corner ? Vous risquez juste d’enchainer les défaites.

Un escadron qui bénéficie de comparses aux rôles très divers et avec une stratégie bien établie, aura plus de chances de s’en sortir. Entre un(e) craqué(e) attaquant de front au corps-à-corps. Quelqu’un adepte de puissants tirs de loin. Un(e) membre plutôt branchée sur le mitraillage de masse. Un(e) autre là en support. Ou encore une personne pour soigner, et l’on aura de quoi tenir le coup. Le matériel sera aussi à surveiller. L’avancée nous fait remporter de l’argent, qui sert à acquérir des armes, munitions et autres objets. Avec évidemment un vaste éventail. Tant classique d’un côté, qu’original de l’autre.

En marge de ces atouts concrets, l’on retrouvera des éléments esthétiques. Un tas sera à récupérer via les coffres que l’on débloque par nos sous. S’ils n’ont évidemment pas la saveur de ceux qui nous servent à avancer, on apprécie rapidement se distinguer. Avec un masque, des modèles d’armes, des emotes… Sur tous ces détails, la dose d’humour de Killing Floor : Double Feature monte en grade, tant les propositions sont souvent hautes en couleur.

Gore dans ton casque intégral ?

Au travers d’Incursion, Killing Floor : Double Feature galvanise l’expérience solo. Il est cependant tout à fait possible d’y prendre part en duo cette fois. Celui-ci mise davantage sur le scénario et la survie par ses propres moyens. Là où l’entraide était à l’épicentre du système de son prédécesseur. De cette manière, les 2 logiciels se différencient. Là où le poids de son matos dans KF2 est essentiel, la gestion de son équipement l’est grandement, mais d’une autre façon ici. Selon les capacités de rangements à tel endroit ou tel endroit, sur notre avatar.

Bien sûr l’on continuera à dézinguer à peu près tout ce qui bouge, mais avec désormais une identité réflexion/interaction VR inclue. Ce qui permet par exemple de s’amuser à déverrouiller par le geste. Et bien d’autres possibilités. Mais l’essentiel reste la mobilité. En vue d’éviter qu’en plus des gerbes de sang à l’écran, viennent s’ajouter des effluves gastriques consistantes ayant pour échappatoire notre cavité buccale. Sur ce point il faut féliciter Digital Lode pour sa contribution. Avec les déplacements libres, qui ne nous font pas souffrir.

Même si l’on ne garantit rien pour certain(e)s. Tout dépend de la durée de vos sessions, votre niveau de fatigue et votre résistance à cette technologie. On y est très sensible, par conséquent cela signifie que les autres personnes dans notre cas, auront là une voie pour jouer en VR, sans prendre un risque immédiat. La télé-portation aide elle énormément, au cas où l’on se bloquerait. Ainsi que pour éviter d’enchainer trop de mouvements qui feraient valdinguer le crâne d’une frange de joueuses/eurs, dont l’on fait partie.

Via un combo de 2 expériences très distinctes dans le même univers, avec plus ou moins le même but, Killing Floor : Double Feature propose une expérience à embranchements multiples. Les 2 jeux proposent d’eux-mêmes chacun une, voire des variantes. Entre solo, doublette, coopération élargie, affrontements, dans la peau d’un Zed ou d’un humain, en classique ou en VR… Rien ne fait tâche… de sang bien sûr !

Inod

Développeur : Tripwire Interactive
Éditeurs :
 Tripwire Interactive (dématérialisé) et Deep Silver (physique)
Genre : Tir
Support : PlayStation 4

Voir aussi

Light Hunters : Battalion Of Darkness + Rise of the East & Dawn of Amazonia

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