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The Last of Us Part II

Le premier épisode de la franchise de Naughty Dog est considéré par beaucoup comme l’un des derniers grands jeux de la PS3. Le studio compte-t-il exécuter le même effet au travers de The Last of Us Part II avec la PlayStation 4, alors que la PS5 approche ?

L’antre de Luciole

Un quinquennat après les évènements de ce que l’on appellera le tombeau des lucioles, pour ne point trop en révéler à celles & ceux n’ayant pas touché au premier, Ellie & Joel se retrouvent à Jackson dans le Wyoming. Rien d’étonnant, car quand une telle pagaille arrive, le seul moyen de s’en sortir c’est par la terre. Fuir toutes ces villes bétonnées comme jamais & à l’industrialisation ” moderne “, étant la bonne solution.
Et cela roule plutôt bien, aux côtés d’un groupe de survivant(e)s installé là. Sauf qu’évidemment, tout ne peut pas continuer ainsi & il fallait que cela tourne chocolat. On ne révèlera bien entendu rien à ce propos, si ce n’est rien de plus tout court.
L’on sait que la plupart d’entre vous joueront à The Last of Us Part II pour son scénario ou au moins, en le suivant réellement. La moindre révélation ici deviendrait donc du gâchis.

L’histoire se construit par des codes classiques du genre, avec la vengeance en fil rouge. Il faut toutefois avouer que quand l’on a le droit à de l’originalité, la majeure partie du public s’en détourne, pour cause d’originalité malheureusement. On ne peut effectuer un reproche à quiconque évoluera dans des atours communs, étant donné que la masse ne désire que ça.
En revanche, le cœur de celle-ci n’en est pas moins intéressant. Les différents personnages croisés sauront apporter des séquences marquantes. Les sujets évoqués auront de quoi pousser à la réflexion. Surtout en ce qui concerne la toile de fond. En l’occurrence, la vengeance & son jusqu’au boutisme.

Nuits rouges à Seattle

Le parcours de cette vengeance, nous mènera vers Seattle, au cours d’un périple loin d’être super sonique. Pas plan-plan non plus, puisque Naughty Dog impose un certain rythme. Où la violence sera de mise, en sus d’haletantes courses pour éviter de tomber dans un traquenard. La pression est intense, accentuant la facette survie. Au-delà du fait qu’à peu près chaque entité rencontrée est une potentielle menace. Sans même parler du décor qui peut tout autant l’être.
Le côté action devient d’ailleurs plus puissant que dans son prédécesseur, au cours des affrontements. Est-ce à cause de l’ambiance se détériorant au fil des années, la soif de vengeance… ? Toujours est-il que tout est mis en œuvre pour que cet impact se ressente. En alternance avec des passages plus tranquilles, installant une atmosphère prenante & lui offrant de l’originalité.

Afin de bien s’équiper, l’on aura toujours l’opportunité d’améliorer nos armes grâce aux ateliers. Sans omettre les divers objets à confectionner.
L’ensemble, en farfouillant dans tous les coins & recoins. On y passait déjà beaucoup de temps dans TLOU & bien idem avec TLOU2. Dénicher des pièces d’armes & autres ustensiles, s’avère tout autant notre but que celui délivré par le scénario. Tant la pression nous laisse d’emblée imaginer que l’on ne pourrait rien, si l’on ne s’équipait pas au mieux. De même à propos des compétences, qui viennent désormais au travers d’arbres spécifiques à débloquer.
L’architecture des lieux offre d’ailleurs un terrain de jeu intéressant pour aller quérir tous ces outils.

Un point qui touche bien sûr l’identité même de l’aventure. Les environnements délivrent des structures tellement bien pensées, avec une verticalité conçue pour nous laisser agir comme on le désire, que l’on prend plaisir à l’exploration. Tout autant qu’à l’élaboration de ses stratégies.
Pour survivre & accomplir sa tâche, ne pas se faire repérer & prendre par surprise, s’avérant un combo gagnant. Il devient par conséquent envisageable d’appréhender moult situations, via l’infiltration.
Qui plus est, analyser & s’approcher de tel ou tel ennemi selon son type, la quantité & l’endroit, peut clairement changer. Les rescapés figurant au sein de 2 grandes bandes nauséabondes, s’affrontant déjà entre elles, deviendront des adversaires envers lesquels l’on ne pourra a priori avoir aucune sympathie. Probablement à l’instar des infectés, toujours de la partie. Avec des surprises dues au virus qui a évolué, redynamisant la licence par cet apport.

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Comme précédemment évoqué, The Last of Us Part II profite d’un formidable travail dans son level design. On n’en attendait pas moins pour créer une forte différence par rapport au premier volet. Une génération de consoles après, mais cela reste à souligner.
Surtout car cette spécificité impacte réellement l’expérience, qui peut souvent s’aborder de multiples manières. Avec un monde particulièrement ouvert. Nous offrant des séquences variées, allant de vastes étendues, à d’étroits passages.
Le tout dans divers styles, permettant aussi bien d’alterner les plaisirs ludiques, que visuels. Les moments plus calmes, offrent justement de sacrés panoramas que l’on a le temps d’admirer. Ce qui n’est pas courant dans le milieu. Nous laissant d’autant plus porter par la bande-son. Cette dernière formant un véritable couple avec notre avancée.

Au-delà de son système de jeu visée/fabrication/combat/fouille… ce qui fait la saveur de The Last of Us Part II, s’avère davantage l’ouverture de l’approche des situations. User de furtivité & d’idées pour attirer l’attention faisant la différence. Idem à propos de son ambiance, sa variation du tempo & les thèmes profondément abordés scénaristiquement.

Inod

Développeur : Naughty Dog
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Genre : Action
Support : PlayStation 4

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