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Interview de Pix’elle, artiste pixel art

Nos licences favorites donnent lieu à des tonnes de représentations artistiques de passionné(e)s, toutes plus originales les unes que les autres. Parmi ces personnes, l’on retrouve Pix’elle, une artiste qui est loin de passer son temps à enfiler des perles…

Inod : Salut Pix’elle. Tout d’abord peux-tu nous faire une brève présentation de toi & de ton activité de pix’artiste ?

Pix’elle : Salut Inod ! Alors moi c’est Justine, 28 ans, maman à plein temps, ou presque et passionnée invétérée de beaucoup (trop ?….) de choses ! Je suis avant tout une mordue de jeu vidéo, depuis aussi longtemps que remontent mes souvenirs d’enfance, mais je suis très curieuse de nature et je m’intéresse à énormément de domaines : séries, littérature, jeux de société, J-music….. Et c’est cette curiosité sans bornes qui m’a amenée à tomber complètement par hasard sur les perles à repasser !

Lors d’une convention où j’étais allée j’avais vu 2 ou 3 stands sur lesquels les gens pratiquaient le papercraft, une activité qui consiste à plier des feuilles de papier selon un patron pré imprimé pour obtenir un objet en 3D. J’étais tombée sous le charme d’une Zelda grandeur nature et je m’étais dit que ça me plairait bien de m’y mettre…. En rentrant chez moi, j’ai donc fouillé sur le net pour trouver plus d’informations et pouvoir me lancer, et dans les résultats de mes recherches je suis tombée sur un Link géant en perles à repasser. J’ai été totalement subjuguée ! Je me suis rendue compte qu’en terme de technique et de matériel les perles me correspondraient sans doute plus, alors j’ai acheté mes premiers paquets, mes premières plaques et c’était parti…. Je crois que ma première création ça a été un fantôme de Pac-Man, de 8 perles sur 7 environ. J’ai très vite accroché, de par la multitude de possibilités qui s’offrait à moi, en envisageant rapidement de « donner vie » à mes perlers (créations en perles), que je trouvais un peu triste comme ça….. Chaque fois que je finissais une de mes créations, j’envisageais un fond, un décor, un habillage qui pourrait la mettre en valeur….  Du coup, j’ai pensé aux toiles pour pouvoir les mettre en forme et j’ai mis l’idée en pratique. Depuis je n’ai plus lâché l’activité, malgré quelques périodes un peu creuses faute de temps, je dois l’admettre.  C’était il y a 5 ans je crois. Aujourd’hui quasi toutes les créations finissent sur toile….. Plus ou moins tôt, mais sur toile quand même !

Inod : Pourquoi ce choix des perles pour tes créations & pas d’autres supports ?

Pix’elle : Il y a plusieurs raisons à ça. La première c’est celle qui a été évoqué plus tôt, ça a été un vrai coup de cœur. Au moment où j’ai commencé je ne me suis pas posé la question de savoir si le rendu allait être chouette ou si c’était le support le plus adapté à ce que je voulais faire…. J’ai aimé l’activité, point.  Et c’est ce qui justifie que je ne me sois pas intéressée à d’autres types de travaux. J’aime travailler les perles, et je ne vois pour le moment pas de raison de m’en écarter. Par la suite c’est moi qui ai adapté le support et les techniques mises en œuvre à ce que je voulais faire.

La deuxième raison concerne le coût de l’activité.  Avec le recul, je me suis aperçu que le matériel n’était pas vraiment onéreux, ce qui est important quand on a besoin de se réapprovisionner régulièrement, là où quelque chose comme le papercraft aurait coûté un rein en papier et en cartouches pour imprimante ! Mon imprimante me sert aussi pour mes créations, mais c’est de façon ponctuelle,  donc ça va. Le plus embêtant à trouver pour pas trop cher finalement ce sont les toiles. D’autant que j’aime avoir plusieurs formats en stock, histoire d’avoir sous la main en permanence les supports nécessaires à la finalisation de mes perlers. Mais ce n’est pas toujours simple, preuve en est le manque de toiles que je subis en ce moment et qui laisse plusieurs créations en attente…..

La dernière raison c’est la technique en elle-même, très abordable. Créer avec des perles à repasser est à la portée de chacun, ça ne demande aucune aptitude particulière. Il suffit d’en avoir envie et de faire preuve d’un peu d’imagination. Pour le reste, on place des perles sur une plaque puis on repasse… Rien de vraiment sorcier ! N’étant pas un modèle de patience ou de précision extrême, il me fallait une activité sur laquelle je ne me prendrais pas la tête durant des heures, quelque chose de relativement simple et rapide (tout dépend du modèle à créer pour ça, évidemment !). Les perles sont de ce fait le loisir créatif idéal pour moi, même si je dois avouer que certains modèles m’ont parfois fait m’arracher les cheveux et que j’ai plusieurs fois failli tout envoyer voler à travers la pièce ! Mais le fait que j’ai tenu bon est la preuve ultime que je suis définitivement accro à mes petites perles….

Inod : Envisages-tu justement de te mettre à d’autres supports, tout en restant dans le pixel art ou en t’essayant à un autre style ?

Pix’elle : Très honnêtement, au moment où j’écris ces lignes, je n’envisage rien d’autre… Il m’a déjà fallu des années pour atteindre le « niveau » où j’en suis aujourd’hui et engranger un minimum de confiance dans ce que je fais, je ne me vois pas reprendre à zéro sur autre chose.  Néanmoins, il ne faut jamais dire jamais, je ne sais pas ce que me réserve l’avenir. Au départ, je devais uniquement utiliser mon imprimante pour mes toiles, aujourd’hui je ne jure presque plus que par les pinceaux, alors va savoir… Demain j’aurai peut-être changé d’avis !

Pour ce qui est de m’essayer à un autre style, je ne sais même pas si on peut dire que j’ai vraiment un style identifié et indentifiable, donc pour ce qui est d’en changer… Ceci dit, je ne m’interdis pas d’évoluer et de tenter des choses. C’est ce que j’ai fait avec le lettrage pour MGS ou la tentative de lavis pour Resident Evil par exemple. Prochainement, j’envisage d’essayer le dégradé et l’impression sur calque ou d’utiliser différents types de matériaux sur une même toile. Tout ça est toujours un saut dans l’inconnu, puisque j’apprends sur le tas, et c’est toujours très perfectible, mais je prends beaucoup de plaisir à essayer de nouvelles choses même si c’est loin d’être parfait en général. Donc on peut dire que je m’essaie fréquemment à de nouveaux styles, tout en restant dans ma zone de confort…

Inod : De quelle manière détermines-tu les franchises sur lesquelles tu te penches ?

Pix’elle : Ca se fait de différentes façons et ça varie souvent. Les premières franchises sur lesquelles j’ai travaillé sont des licences dont je suis fan et qui me sont vite et naturellement venues à l’esprit. Final Fantasy, Zelda, Mario… ce sont des noms qui me suivent depuis mes tout premiers pas de gameuse et sur lesquelles je trouvais on ne peut plus normal de me pencher. Depuis, les choses ont un peu changé… Puisque je travaille essentiellement pour mon propre plaisir, je fonctionne assez largement à l’affect. Je m’intéresse toujours à ce dont je suis très fan, mais j’ai un peu étendu mon univers et je peux voir plus large. Ca va de mes jeux préférés (j’ai toujours un projet Ocarina of Time en suspens…) à des opus qui ont jalonné et marqué ma vie de joueuse, en passant par des séries que j’aime, mais un peu moins, voire que je ne connais que très peu mais qui, de mon point de vue, ont une grande importance et un vrai rayonnement dans le monde vidéo-ludique. C’est le cas par exemple de Resident Evil et Metal Gear Solid, deux jeux auxquels je n’ai jamais touché mais qui sont des monuments du genre. Je me suis aussi un peu éloignée du « pixel pur », en ne faisant plus uniquement du jeu vidéo ou de l’animé, puisque j’ai fini une toile Doctor Who et que je prévois de m’attaquer à d’autres séries. Je m’inspire aussi des goûts des gens qui m’entourent, de mes proches, mes amis ou d’éventuelles suggestions que l’on peut me faire… D’une façon générale, dès qu’un thème ou un sujet me paraît suffisamment intéressant à travailler pour que des idées me viennent spontanément dès que j’en entends parler, alors je l’ajoute à ma liste de projets à venir. Le souci, c’est qu’étant très curieuse et aussi très ouverte, beaucoup de franchises me font de l’œil et j’ai régulièrement des envies qui jaillissent d’un seul coup et qui semblent venir de nulle part !

Rien qu’en répondant à cette question, il m’est venu au moins 3 ou 4 noms sur lesquels je n’ai encore aucun travail en cours et qui pourtant le mériteraient, ou des jeux sur lesquels je n’ai pas œuvré depuis un moment et qui me manquent… L’avantage c’est que je pense ne jamais être à court d’idées, mais en contrepartie je manque de temps pour réaliser tout ce que j’ai en tête. D’autant qu’à mes débuts, je ne travaillais quasi exclusivement que sur des perlers déjà existants que je me contentais de reproduire, alors qu’aujourd’hui il m’arrive de plus en plus souvent de bosser sur des modèles que je pixellise moi-même à partir de dessins ou de fan arts trouvés sur Internet, ce qui rend les possibilités quasi infinies. Toutefois, je me fixe comme limite de ne jamais forcer mon imagination. Si une licence me vient à l’esprit mais que rien ne gravite autour, ni toile de fond, ni idée de personnage ou de mise en scène précise, alors je mets l’idée entre parenthèses parce que j’estime qu’elle a besoin de mûrir un peu. Il m’arrive parfois de changer d’idée à la dernière minute, parce qu’une autre alternative m’a sauté aux yeux, mais j’ai pour règle de ne jamais me prendre la tête durant de longues heures sur le design final d’une toile, parce que ce ne serait plus du plaisir.

 

Inod : Est-il possible de te passer commande, tant sur des licences connues, que des créations originales si l’on te fournit des images ou encore une demande plus ou moins précise mais sans franchise, ni exemple visuel ?

Pix’elle : Alors que je n’étais pas moi-même au courant, il semblerait en effet que l’on puisse désormais me commander des travaux… En réalité, j’avais toujours envisagé de le faire un jour, mais je n’ai jamais réussi à me décider, par manque de confiance en mes capacités de le faire sans doute. Et puis, il y a peu, une maman est venue me chercher en me demandant de réaliser un cadeau d’anniversaire pour son fils. J’ai été un peu prise au dépourvu, parce que je ne m’y attendais absolument pas, je dois l’avouer, mais finalement c’est peut-être le déclic dont j’avais besoin pour me jeter à l’eau…

Donc oui, il est maintenant possible de passer commande. Toutefois, il faut garder en tête que Pix’elle est avant tout un loisir et un plaisir pour moi. Je ne suis pas une entreprise, je travaille seule et j’aime autant le faire sans pression. Je ne veux pas devoir marcher au rendement et je n’ai pas envie que mon activité devienne une usine à gaz. Si ce que je fais intéresse les gens au point qu’ils aient envie qu’une de mes toiles trône au milieu de leur salon j’en serais bien sûr la première ravie ! Mais dans la mesure du possible, je voudrais pouvoir œuvrer en binôme avec les personnes pour qui je crée. J’aimerais pouvoir faire valider chacune des étapes, discuter, envisager des changements ou différentes possibilités quand c’est faisable et nécessaire… C’est comme ça que j’ai procédé pour ma première commande et je souhaiterais en faire autant par la suite, mais pour ça j’ai besoin de temps. Donc plus tôt on formule sa demande, mieux c’est ! Je n’ai pas envie qu’il y ait l’expéditeur d’un côté, le destinataire de l’autre et que le dialogue se limite à donner un prix en échange de l’émission d’un souhait exprimé en une simple phrase. Quand je bosse pour moi, les choses sont simples. Je suis dans ma tête, je sais ce que je veux, où je veux aller et comment y arriver. Pour une personne tierce c’est forcément plus compliqué. Maintenant, on peut envisager plusieurs façons de faire. On peut me dire « je veux tel personnage de tel jeu vidéo, dans telle position, dans ce format là et avec ça en toile de fond », ou on peut simplement me donner une piste que je creuse et sur laquelle on réfléchit ensemble. Quoi qu’il en soit, je ne ferais rien sans qu’on ait auparavant approuvé la voie que je veux emprunter. Sauf si on me laisse une carte blanche totale, mais pour le moment je préfère ne pas l’envisager…

 

Il faut aussi prendre en compte plusieurs facteurs pour le laps de temps dont j’aurais besoin pour venir à bout de la création. Ce sera d’office plus simple et plus rapide pour moi si on veut un modèle que j’ai déjà réalisé ou qui existe déjà que si on a envie de quelque chose de complètement original, qui demandera de la réflexion et une progression par tâtonnements. Sans compter que j’ai un côté tatillon et perfectionniste qui peut parfois me faire perdre pas mal de temps sur des détails…. Mon mari me dit souvent que je me prends la tête pour rien, il a sans doute raison (ne lui répétez pas…), mais c’est ma nature qui veut ça. De la même façon, quelqu’un m’a un jour questionné sur le fait que je ne réalisais pas de « portrait ». Pour le moment je n’en suis juste pas capable à mon avis. Sauf si on me fournit un dessin ou un croquis à la sauce cartoon, là ça pourrait devenir envisageable. Mais il ne faut pas oublier cependant que je pratique le pixel art surtout en tant que passionnée, surtout pas comme une professionnelle. Si on me soumet un projet que je ne me sens pas capable de réussir, je pourrais aussi bien refuser. Je préfère rester réaliste quant à mes possibilités et à mes capacités plutôt que de risquer de décevoir et de faire perdre du temps à la personne qui aura fait appel à moi.

Inod : Au fil des ans, on a vu ta progression. D’une toile d’une certaine taille, la suite s’est vue grandir, avec des représentations plus détaillées… Pour en arriver aujourd’hui  à la création d’un quintet de sailors. Quelle est la prochaine étape ?

Pix’elle : En toute franchise, je ne crée pas en me fixant des objectifs ou des étapes à franchir. J’y vais à l’envie et à l’instinct et je vois après où ça me mène. Quand j’envisage un projet, je ne me dis pas « chouette, c’est encore plus spectaculaire que le précédent ! ». Je pense que je progresse, c’est indéniable, mais je prends surtout confiance. Et c’est ce qui fait que je ne m’interdis plus vraiment grand-chose. Quand j’ai une idée en tête et que j’ai les moyens matériels de la mettre en œuvre, je couche mon idée sur le papier et advienne que pourra… Je suis de plus en plus attirée par des créations de grande taille, c’est vrai, mais je pense que c’est surtout dû au fait que je veux respecter au mieux les franchises que je traite et que plus il y a de matière à travailler, plus je m’éclate ! Plus une pièce et une toile sont grandes, plus elles offrent de choix et de moyens de les modeler.

Je dois avouer que quand je regarde dans le rétroviseur et que je vois où j’ai commencé et où j’en suis arrivée, ça représente une certaine fierté. Maintenant, les perles à repasser ne sont pas une source de défis que je m’oblige à relever les uns après les autres. C’est pour moi un moyen d’expression que j’explore un peu plus à chaque nouveau support sur lequel je me penche et qui me permet d’explorer des horizons bien plus vastes que ce que j’aurais cru. Le critère numéro 1 quand j’ai un nouveau travail en vue, c’est de faire une récréation du moment à venir et d’en retirer du positif. Pour le reste, si j’engrange de l’expérience sans m’en rendre compte et si mes œuvres gagnent en qualité, alors tant mieux !

Ceci dit, j’ai toujours en tête le Link géant vu sur le Net lors de mes toutes premières recherches….. Lui, c’est mon objectif ultime ! Si j’ai un jour le matériel, la place et la patience nécessaires pour en venir à bout, alors là on pourra dire que j’ai franchi une étape ! Pour ce qui est de trouver une toile à sa taille, ça c’est une autre histoire…

Inod : Justement concernant tes projets, quels sont ceux à venir ?

Pix’elle : Là encore, ils sont plutôt nombreux ! J’aimerais pouvoir boucler tous mes projets en attente dans un premier temps. Faute de toiles, plusieurs perlers sont encore sans support et je n’ai pas envie que ça dure, ils risqueraient de s’abîmer. J’ai notamment en tête un projet assez phénoménal autour de Fallout, qui se ferait sur une toile qui mesure un mètre de long. Je sais ce que je désire réaliser précisément, quant à savoir si je vais y arriver, je ne le saurais qu’une fois l’œuvre terminée…  Il y a aussi les Sailors qui patientent gentiment, Crash, les pierres ancestrales d’Ocarina of Time… Sans compter toutes les franchises que j’imagine et sur lesquelles j’ai hâte de m’attarder : Odin Sphere, Kingdom Hearts, Pokémon, Tomb Raider… J’ai récemment eu un très gros coup de cœur pour deux séries, à savoir la Casa de Papel et Stranger Things, et j’ai vraiment plus qu’envie de réfléchir à un projet autour de ça aussi ! Et puis il y a LE jeu, le chef d’œuvre qui se trouve dans mon top 3 de mes jeux favoris de tous les temps mais auquel je ne me suis malheureusement pas encore attachée, par peur de ce que je pourrais en faire sans doute : The Last of Us ! L’idée me trotte dans la tête depuis longtemps, je n’ai pas encore osé me lancer, mais je crois qu’il est plus que temps de m’y attarder… Ce sera un très gros challenge de rendre un vrai et bel hommage à cet univers si cher à mon cœur, mais quel que soit le résultat j’y aurais mis mes tripes, c’est plus que sûr !

Par ailleurs, concernant plus directement les gens qui me suivent, un concours devrait bientôt arriver sur ma page Facebook. Il y a un moment déjà que j’en parle, mais je n’avais ni le temps ni le matériel suffisant pour l’organiser correctement, mais cette fois-ci devrait être la bonne. S’il le faut je laisserais encore mes projets entre parenthèses quelques temps, mais je voudrais pouvoir mettre ça en place avant la fin de l’année. Le temps de tout préparer dans les règles de l’art et des informations plus précises arriveront sans doute sur les réseaux sociaux.

En parlant de réseaux sociaux justement, dernièrement il m’est venu l’idée de me rapprocher d’autres plateformes. Ca ne se fera que dans un futur assez lointain a priori, si ça se fait, mais je me dis qu’un support comme Instagram pourrait être bien adapté à la communication autour de ce que je fais. Je laisse l’idée faire son chemin, j’y réfléchis et on verra… Ceux qui me suivent seront de toute façon mis au courant du moindre mouvement de ma part, comme ils le sont de tout le reste.

Inod : Comptes-tu rencontrer le public, ainsi qu’exposer/vendre, lors d’expositions, conventions… ?

Pix’elle : Quand j’ai commencé cette activité, échanger et partager autour de ce que je fais a tout de suite été une perspective que j’ai envisagée. J’en ai toujours l’envie aujourd’hui, parce que c’est toujours enrichissant de pouvoir discuter de ses passions, avec qui que ce soit. Toutefois, il faut que l’idée puisse plaire à mes interlocuteurs autant qu’à moi. Au moment où j’écris ces lignes, je crois qu’on est une petite soixantaine sur ma page Facebook. Je ne pense pas que ça puisse être suffisant pour organiser une exposition et réunir des curieux autour de mes créations. Je n’ai pas pour vocation de devenir la Kim Kardashian du pixel art et être suivie par plusieurs centaines de milliers de personnes qui ne seraient pas là pour les bonnes raisons, loin de là ! Je ne pensais même pas en arriver là où j’en suis maintenant quand j’ai ouvert ma page ! Mais organiser une rencontre ou une exposition demande du temps et je voudrais être sûre de pouvoir vraiment intéresser le public avec mon travail avant d’entreprendre quoi que ce soit. Je garde de toute façon cette idée sous le coude, et si un jour je sens un vrai engouement ou un véritable élan qui pourrait me pousser dans cette direction, alors pourquoi pas… Mais ne vous attendez pas à me rencontrer à Japan Expo tout de suite ! Quoi qu’il se passe, je vais y aller progressivement, étape par étape, comme pour tout le reste.

Inod : Merci Pix’elle pour cette entrevue. Désires-tu ajouter quelque chose à propos de tes œuvres, le pixel art et/ou un message pour nos lectrices et lecteurs ?

Pix’elle : Tout d’abord je tiens à présenter mes excuses aux courageux qui m’auront lue jusqu’au bout, parce que je crois que j’ai été un peu bavarde ! Je suis insatiable quand on me parle et que je dois parler de ce que j’aime, je crois que ça s’est vu…

Ensuite je remercie d’avance le ou les éventuel(s) curieux qui passera/ont faire un tour sur ma page. Si j’ai pu interpeller ne serait-ce qu’une personne au cours de cet entretien ce serait déjà très chouette ! A noter que je serais ravie d’avoir des avis sur ce que je fais, d’où qu’ils viennent et quels qu’ils soient. J’accepte les critiques sans souci, pour peu qu’elles soient constructives et je suis ouverte à toute suggestion.

Enfin, merci à toi Inod pour cet entretien. Je suis toujours très touchée qu’on m’accorde du temps et qu’on me donne la possibilité de promouvoir mes créations ! Donc je te remercie vivement.

Inod

Facebook de Pix’elle

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