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Illusion: A Tale of the Mind

Illusion: A Tale of the Mind fait partie de cette mouvance où des expériences tentent davantage d’émouvoir. Néanmoins celle-ci apporte des mécaniques de jeu à sa narration prédominante. Reste à voir si le mélange fonctionne.

Ça c’est Paname

Le Paris des années 20 & ses cabarets d’entre-deux guerres en général, restent des univers marquants & marqués. Le jeu vidéo ne s’y penche pourtant que rarement. Illusion: A Tale of the Mind lui le fait, insufflant ainsi directement une certaine fraicheur.

Enfin une fraicheur devenant vite étouffante, de par son univers bouleversant. Evidemment on ne pourra vous en confier que peu sur l’histoire, celle-ci étant à l’épicentre de l’aventure & pas un simple accessoire. Avec sa folie, le doute mis dans notre tête, l’horreur de la guerre… Sachez néanmoins que l’on incarnera la jeune Emma. Devant sauver de l’esprit d’un déséquilibré, l’âme de son paternel.

Emma, de l’autre côté du miroir

La narration & les dialogues sont omniprésents tout au long d’Illusion: A Tale of the Mind. Tant via le déroulement de base, que par les éléments à dénicher nous informant davantage encore.

Néanmoins on ne fera pas que suivre l’histoire. Le monde déployé devant nous, devant être parcouru de long en large & même en travers. Entre un cirque flippant, un champ de guerre rendant plus lourde l’ambiance & un jardin ayant une chance réduite de gagner le titre de jardin du mois, on a de quoi faire. Avec un peu de plateforme, ainsi que des objets à récolter.

Ces derniers servant à certains casse-tête, l’autre grosse partie du jeu. Diverses sortes de puzzles étant proposées, pour continuer à avancer. Entre formes à assembler ou encore interactivité avec des lumières, le choix est assez vaste pour ne pas s’avérer répétitif.

Illusion, ooh… Aoh… ooh… ooh… ah-ah

Afin de magnifier la narration d’Illusion: A Tale of the Mind, on bénéficie d’une patte artistique  superbe & originale. Un onirisme fou, voire cauchemardesque, s’en dégageant. Avec des environnements pouvant parfois nous laisser croire à une certaine douceur, de par leur rondeur. Avant en fin de compte de nous faire littéralement peur. Cela s’avérant évidemment d’autant plus vrai au sein des décors sombres & à l’inquiétante disposition. Avec toujours un jeu de lumière apportant énormément à la beauté de l’atmosphère. Mention spéciale à notre ami lapinou, charismatique à souhait.

Qui dit aventure misant grandement sur son ambiance, dit bande-son primordiale. & autant confirmer qu’elle fait plus que son travail. On se retrouve emporté par celle-ci, tout autant que par le segment visuel. Imaginez donc ce que donne la combinaison des 2.

Explorer la psyché d’Illusion: A Tale of the Mind, ne s’avère pas une expérience sans conséquence. La guerre est un univers prédominant dans le médium vidé-ludique, mais rarement, pour ne pas dire jamais, abordé de cette façon. L’histoire & la direction artistique subjuguent. Ce à quoi la partie réflexion est un bon ajout, là où trop de jeux misant sur la narration, ont tendance à ne pas chercher plus loin.

Inod

Développeurs : Frima Studio / Groupe PVP
Éditeur : Ravenscourt
Genres : Réflexion/plateforme
Supports : PC, Xbox One & PlayStation 4

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