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Giraffomètre

Apprendre en s’amusant, quelque chose que l’on recherche souvent, afin de gagner sur tous les tableaux. Justement, c’est ce que compte nous proposer Martin Nedergaard Anderson au travers de Giraffomètre (Lifestyle Boardgames/Atalia).

Cet amusant terme (ndla : évidemment un jeu de mot animalier de qualité, soit un combo réunissant 2 de mes plus grandes passions, je ne peux qu’approuver) de Giraffomètre, n’est autre que l’unité de mesure universelle créée pour le jeu. Celle-ci permet de comparer aussi bien un poids, avec une taille ou encore une vitesse. Et même les 3 à la fois.

Prévu pour s’y fondre jusqu’à une grande tablée de 8, le jeu offre 2 approches. Elles-mêmes pouvant être rehaussées en difficulté, selon la quantité de cartes sélectionnées (jusqu’à 6) pour chaque manche. Celles-ci détiennent toutes d’une face une information : taille de machin, vitesse de bidule, poids de trucmuche… Et de l’autre, la réponse chiffrée allant de 0 à 10 000, à évidemment ne jamais regarder avant révélation. Tout en sachant que chaque valeur est unique, n’imaginez donc pas d’égalité entre elles.

En mode coopératif (adaptable au solo), on les dispose sur le plateau et prend connaissance des textes. S’en suit un conciliabule entre les joueuses/eurs, afin de trouver quelle sera la réponse la plus basse et celle la plus haute. Si l’on a raison pour les 2, l’équipe empoche 2 cartes. Si l’une est bonne et la seconde non, l’on glane une carte & l’autre file dans l’escarcelle du maître du Giraffomètre. Tandis que si l’on échoue, il gagnera les 2.

Néanmoins la situation peut s’avérer encore plus catastrophique. Car si vous prenez l’information la plus élevée, pour celle l’étant le moins, cela fera une carte de plus pour votre adversaire virtuel. Idem si vous croyez que la plus basse est la plus élevée. En somme, il est capable de remporter 4 cartes à vos dépends en une manche. De quoi préférer prendre moins de risques ? Certaines personnes le désirent & sur ce point, en sus de la réflexion & du besoin d’effectuer un choix, la dimension collective se développe d’autant plus.

Vous en aurez peut-être assez de la jouer collectif & privilégierez le côté personnel. Dans ce cas, place au mode compétitif. Cette fois les participant(e)s s’affrontent & le maître part se reposer probablement. Désormais chacun(e) votera, secrètement, pour déterminer quelle information est la plus basse et laquelle s’avère la plus haute. On retourne ensuite les cartes Votes pour la vérification. De base, une bonne réponse vaut un point et une mauvaise 0. Toutefois vous pouvez très bien inclure la règle du mode coopératif, pour faire perdre des points.
Cette fois en sélectionnant l’information totalement à l’opposé de ce que l’on croyait qu’elle était, l’on nous retirera un point. Au bout de 7 en poche, l’on est déclaré(e) vainqueur.

Malin, tant il met l’ambiance en coopération, où se joignent l’entraide et les avis qui divergent, menant à des ronchonnements et plus. Mais également par ses affrontements, où cette fois l’impact est direct. Giraffomètre nous informe ainsi bel et bien, tout en galvanisant les soirées, par 2 biais très différents au niveau de l’atmosphère qui en résulte.

Inod

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