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Flipping Death

Il est peu de dire que Zoink Games apprécie créer des univers sortant du commun des mortel(le)s. Après la facette autocollante de Stick it to the man !, voici celle flippante de Flipping Death. Et oui, on peut placer un JDM en français, que le studio n’envisageait pas.

Travail tempmortuaire

En décédant, Penny se disait certainement qu’enfin elle allait pouvoir passer une vie (sic) tranquille. Rester en paix, aucune contrainte, pas de responsabilités… Le pied ! Que nenni. La grande faucheuse a justement envie de prendre du bon temps & sa remplaçante est toute trouvée : vous ! Si crever nous file instantanément un boulot morbide, finalement ce n’est pas plus l’enfer que sur Terre. Et l’on se demande bien où est passé le fameux repos éternel que l’on nous vend depuis la nuit des temps.

Mais l’on fait avec & l’on part au turbin, avec pour but d’aider les fantômes. Pas à enlever la vie. Surtout qu’au travers de nos pérégrinations, l’on pourra en apprendre davantage sur sa propre mort. Enfin celle de Penny. Précisons que Zoink Games a créé autour de Flipping Death un univers davantage à mourir de rire, que morbide. Second degré au menu, soutenu par l’auteur Ryan North. Bonne nouvelle, la présence des sous-titres français, en parallèle aux doublages en anglais. De quoi ouvrir davantage cette aventure hilarante.

Eh Luc t’as un penny pour qu’on s’fasse un flip’ ?

Comme le titre l’indique, on pourra retourner la mort ou plus exactement son monde. Penny a pas mal de boulot devant elle. Mais afin d’accéder à son ancien environnement, elle devra récolter de petits esprits. Que d’autres ne manqueront pas de vous faire perdre en vous pourchassant.

Concrètement, Flipping Death prend la forme d’un jeu de plateforme, avec des tas d’énigmes à résoudre. Et pas juste découvrir où se trouve tel levier ou encore venir à bout d’un casse-tête pour déclencher un interrupteur. On a vraiment à se décarcasser, tel un jeu d’aventure/point’n click capillotracté. Pas impossible non plus. Les situations ne connaissent pas cette mauvaise particularité qu’ont certains JV, en proposant des puzzles n’ayant ni queue, ni tête. Où les objets à associer, les lieux… n’ont rien en commun & où il s’agit simplement de tout essayer, afin d’avoir une chance de tomber sur la bonne combinaison.

Ici la logique glauque & marrante se comprend & délivre des énigmes tenant la route. Il faudra néanmoins régler son cerveau dans cet esprit. Sinon l’on sera perdu(e). De quoi demander un indice. Celui-ci n’en faisant jamais trop, il aide à guider vers une certaine « direction », sans pour autant mâcher le travail. Point essentiel, tant vous serez peut-être nombreuses/eux à en utiliser au début. Suite à quoi vous n’en aurez plus besoin, car vous comprendrez le ton de l’expérience.

La majorité des logiciels, permet à notre avatar d’acquérir des capacités. Penny elle en a une intéressante : pouvoir posséder les gens. De quoi lire leur conscience & accentuer la drôlerie évoquée précédemment. Plus utile, les posséder permettra d’employer la capacité propre à chaque, mais pas à s’accaparer celle-ci. Un personnage = une capacité. Besoin de couper quoi que ce soit ? Un le peut, tandis que le reste du casting fera autre chose. Parfois de l’assez loufoque ou amenant vers un résolution l’étant. Une fois sous notre contrôle, celles & ceux-ci auront vraiment un comportement de pantins désarticulés. Et pourront sinon, à l’instar de Penny, se déplacer & sauter, mais dans ce style débraillé, changeant ainsi pas mal la donne. Tandis que notre moroïne (on tente des fusions), aura également la possibilité de lancer sa faux, pour se téléporter à l’endroit touché.

Tadadindin clac clac

Le double monde de Flipping Death, se traduit par autant d’aspects visuels. D’un côté le monde des vivant(e)s. Avec des couleurs, n’officiant pas dans le flashy, mais suffisamment claires pour que l’on y ressente la vie. De l’autre côté, l’au-delà, aux tons gothiques, avec une dominante pourpre. Le noir inquiétant & le rouge sang étant laissés à d’autres jeux. On prend au passage un grand plaisir à transiter entre les 2, afin d’admirer la séquence retournant l’écran.

La direction artistique est à tombée avec, en plus des environnements, des personnages drôles rien qu’à les voir. Si l’on n’est pas du genre à user de comparaisons, on se doit tout de même de souligner que les aficionadas/os de Tim Burton s’y retrouveront sans mal. Néanmoins l’on n’est pas dans la copie. Flipping Death possède sa propre identité, trempant également dans le théâtre de marionnettes. Au travers de ses décors semblant en carton & de ses protagonistes, davantage encore celles/ceux possédé(e)s.

Original en nous faisant passer d’un(e) protagoniste à un(e) autre, afin d’user d’une unique capacité, Flipping Death sait apporter une touche ludique fraiche. Cette dernière s’ancrant dans le scénario, aux dialogues emplis d’humour, relevés par un univers graphique épatant.

Inod

Développeur : Zoink Games
Éditeur : Rising Star Games
Genre : Plateforme
Supports : PS4
, Xbox One, Nintendo Switch et PC

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