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Fire Pro Wrestling World

On suivait déjà attentivement la sortie du DLC de la NJPW, sur Fire Pro Wrestling World en Amérique du Nord, quand tout à coup est tombée la nouvelle : sa sortie en France ! Une annonce aussi étonnante, que géniale pour nous & particulièrement l’auteur de cette critique il faut l’avouer, dont le catch reste l’une de ses plus grandes passions.

Le puroresu c’est la vie

Dans l’éventualité où vous ne connaitriez pas le monde du catch dans son ensemble, déjà on se demande si vous méritez de lire cet article & même d’avoir le droit de lire quoi que ce soit. Mais l’on est justement là pour vous instruire. On espère au moins que si vous êtes ici, vous connaissez la passion du Japon pour le catch / la lutte professionnelle / wrestling / lucha libre / puroresu, enfin selon où vous vous trouvez.

Comme au sein des divers pays, l’on retrouve diverses fédérations & forcément lorsque l’on évoque celles nippones, l’on songe à la New Japan Pro-Wrestling. Cela tombe bien, puisqu’elle figure au rendez-vous de Fire Pro Wrestling World. On croise ainsi les vedettes locales, l’étant également mondialement : Kazuchika Okada, Tetsuya Naito, Hiroshi Tanahashi, Minoru Suzuki… Mais aussi d’autres nationalités. Certains lutteurs y inscrivirent leur légende & d’autres le font actuellement. De quoi notamment retrouver dans cette cuvée évidemment Kenny Omega, mais aussi Bad Luck Fale, Michael Elgin, Zack Sabre Jr…

On ne va évidemment pas citer tout le monde. Sachez en revanche que l’on a également droit à la trentaine de catcheurs fictifs de l’édition originelle. Ceux figurant dans la SWA (Spike Wrestling Association), où Spike Chunsoft justement, s’éclate à créer des lutteurs charismatiques, sans pour autant qu’ils ne soient réels. Mais ce n’est pas tout, puisque l’on profite d’un éditeur énorme.

Tout est paramétrable dans les moindres détails, tant si l’on décide de former une femme ou un homme. Physiquement certes, mais pas simplement par quelques aspects visuels, ainsi que de taille & de poids. Les divers membres du corps connaissant une personnalisation poussée. De quoi s’éclater en choisissant un format de tête riquiqui, avec un énorme ventre & des bras complètement disproportionnés. On peut littéralement faire tout ce que l’on désire, ainsi que réaliser du grand n’importe quoi. Y compris d’un point de vue vestimentaire.

Il en va de même à propos des qualités de lutte. De ses capacités, coups spéciaux, manière de courir, contres, attaques du coin… Tout figure au menu, afin de fignoler sa catcheuse/son catcheur. De quoi en créer des tonnes & de les partager. Tout en profitant des œuvres de la communauté. Une spécificité que l’on adore dans les logiciels de combat. Tant elle permet d’approfondir l’expérience, en récupérant des réalisations originales, mais également des personnages réels ou fictifs, que l’on s’amuse à incarner. Entre les héroïnes de JV, de dessins animés, d’autres sportives/ifs… La limite n’existe pas. Et il n’y a pas que cela au programme, puisque l’on peut notamment se lancer dans la création d’arbitres.

Assurance de variété

Si le catch est LA discipline permettant de mêler divers styles de combat & arts martiaux, il en va de même concernant les conditions de victoire, les types de matchs, l’organisation d’affrontements simples, de tournois… & l’environnement au sein duquel ils se déroulent. Fire Pro Wrestling World reflète ce triple aspect, avec pléthore de possibilités.

Si l’on retrouve les oppositions en duel & en équipe, la bataille royale, le ring classique, la cage dont il faut s’extirper, les armes, consignes d’éventuelle disqualification… On a également droit à davantage de variété que ce que la concurrence peut proposer. Ainsi les bagarres entre une femme & un homme sont envisageables. Pourquoi pas au milieu d’une arène aux câbles électrifiés ? Autant vous dire que les possibilités nous semblent sans aucune limite. Bon, il doit bien y en avoir… Et c’est à ce moment que les développeurs nous projettent dans une autre arène !

Si souvent dans la réalité le catch & le MMA s’opposent, ici ils ont tendance à s’unir. On retrouve ainsi un terrain & des règles dignes des arts martiaux mixtes. Une arène fermée sur les côtés. Mais non prévue pour s’échapper, on n’est pas dans un steel cage match. Et une approche nouvelle dans la bagarre. De quoi notamment user de son jujitsu & non plus de projections dans les cordes, puisqu’il n’y en a pas. On pourrait affirmer que l‘on retrouve ainsi 2 jeux en 1, mais l’on y voit davantage le summum du mélange des arts martiaux, à partir du moment où l’on mêle ces 2 disciplines phares, regroupant elles-mêmes tout ce qui se peut se faire. Du muay thai, au sumo, en passant par le pancrace, le kickboxing, la simple bagarre de rue & tant d’autres.

Les styles & les mixes de ceux-ci n’ont quasiment pas de fin, tant l’on peut faire ce que l’on veut, comme au catch dans la réalité. Si bien que le système de jeu, proposant une immense quantité de frappes, parades, agrippements, projections, finitions… Tant debout, qu’au sol, en hauteur… S’en retrouve démultiplié par la richesse des styles. On retrouvera ainsi pour tout le monde une utilisation identique de la manette, encore heureux étant donné que l’on peut produire une infinité de combattant(e)s, mais capables de délivrer des mouvements n’ayant rien à voir avec ceux de l’adversaire.

Selon l’endroit où vous vous trouvez sur ou en dehors du ring, la position par rapport à votre ennemi(e) (devant, derrière, proche ou loin…), sa propre situation [debout, allongé(e) de face ou de dos…], les conséquences seront différentes. Même si vous appuyez sur un unique bouton d’action, effectuez une combinaison entre deux ou encore choisissez l’association de l’un & d’une direction. En sachant que selon celle déterminée, le résultat changera également. Tandis que les réflexes sont également d’une importance primordiale, afin de réussir à appuyer au bon moment lors des tentatives de prises sur l’autre.

Peut-être n’avez-vous rien connu de la licence dont est issu Fire Pro Wrestling World avant cet article. Celle-ci remontant à 1989. La bonne époque du catch & de la vie, & comme la vie c’est du catch, le catch c’est la vie ! Par conséquent, vous serez peut-être surpris(e) en découvrant ses graphismes. Ceux-ci n’officiant pas dans un rendu cherchant le réalisme, mais plutôt dans un courant du pixel art. On bénéficie par ce biais d’un style nous renvoyant aux plus anciens jeux de catch, profitant tout de même de la technologie actuelle. Les courbes étant léchées, les détails corporels présents…  Particulièrement à propos des visages, où l’on profite de versions proches de la réalité, dans une approche davantage dessin animé. Et pas juste de couleurs capillaires et d’une éventuelle pilosité faciale.

On le disait, une approche DA, rendant nos athlètes aussi explosives/ifs visuellement, que dans leurs coups de la corde à linge & sauts de la 3e corde. Les mouvements s’avèrent également très fluides à l’écran. L’aspect à l’ancienne prouvant une nouvelle fois qu’il a été revisité, pour ce rendu des coups, des courses… Tout en y gagnant aussi sur les effets, souvent amusants, comme celui des câbles électriques. On se gausse lorsque l’on arrive à y envoyer notre opposant(e).

On retrouve également des voix bien sûr, ainsi que les musiques d’entrées des athlètes de la NJPW. Pour davantage se fondre dans l’ambiance. Au même titre que les photos des catcheurs, tant en train de poser, que celles en pleine action. Désormais le top serait d’avoir les commentaires en français de Norbert Feuillan et Alain Mistrangélo. Le duo s’occupant de la NJPW sur J-One.

Riche dans la technique de ses combats & dans la personnalisation de catcheuses/eurs, mais également de tout ce qui les entoure, Fire Pro Wrestling World s’avère juste titanesque. L’amusement direct, la profondeur & la rejouabilité étant au rendez-vous. Avec en plus du catch à 4 (pas du catch attack), tant en local, qu’en ligne.

Inod

Développeur : Spike Chunsoft
Éditeur : Ravenscourt (Koch Media)
Genre : Catch
Supports : PS4 & PC 

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