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Entre les lignes

Entre les lignes (Act In Games/Blackrock Games) est l’adaptation française de Subtext (Spielwiese). Jeu de Wolfgang Warsch dont le titre français a été particulièrement bien trouvé, tant il s’agira de faire comprendre entre les lignes, jusqu’ici on l’on reste sur l’expression, au travers de dessins qui accentuent évidemment le terme Lignes. On espère que le jeu en lui-même sera tout aussi bon que ce jeu de mots.

Les 4 à 8 dessinatrices/eurs d’une partie d’Entre les lignes, devront par le biais d’une illustration, évoquer un mot. Ce mot, nous ne le connaissons pas. Ni vous, ni nous. Seule la personne qui s’en charge, la/le joueuse/eur active/if, sait de quoi il s’agit. Mais parmi l’assemblée, s’en cache une seconde détenant le même terme. Sans pour autant que cette doublette ne le sache. Il faudra donc réussir à la démasquer, même si bien entendu elle n’effectuera sûrement pas un croquis plus ou moins similaire. La saveur de l’expérience provenant, en plus de ce jeu de dupes, de la manière de faire deviner. Surtout que l’on peut monter le niveau de difficulté des mots, qui va de I à V.

Un tour débute par le tirage d’un mot à retenir par la/le joueuse/eur active/if. Qui ensuite piochera moitié moins de mots, qu’il n’y a de participant(e)s. Cette fois-ci elle/il ne les regarde pas, mais les mélange avec celui qu’il a mémorisé. Puis les distribue au hasard aux autres. Ainsi, l’un(e) devient sa/son complice possédant le fameux mot. Néanmoins tout le monde ignore qui est qui. Si bien qu’en passant à la phase de dessin dans la foulée, chacun(e) représente plus ou moins le terme personnellement attribué. Plus ou moins, car l’on peut réaliser une esquisse, une illustration très complète ou encore une allusion qui permettra de dissiper les doutes. Bien que vous ne sachiez même pas si vous êtes la cible.

Ainsi, quiconque y va à tâtons & malignement, pour que sa/son potentiel(le) collègue du tour en question la/le remarque en lisant Entre les lignes. Tout en restant nébuleuse/eux pour ses opposant(e)s, en vue de récolter un maximum de points. Mais vos allusions vous feront peut-être percuter en voyant le dessin de l’autre. Tandis que vos adversaires n’y verront que du feu dans le meilleur des cas.

Ce que l’on découvrira via la séquence de déduction. Où l’on utilisera chacun(e) face cachée, le jeton Vote qui correspond à la personne que l’on pense être complice de la personne active. En précisant que cette dernière doit bien sûr aussi en désigner un(e). Dans l’éventualité où la vérification dévoile que les complices se retrouvent, attention les 2 doivent deviner, un point sera glané par vote erroné chez les concurrent(e)s. Il s’avère par conséquent nécessaire de ne pas être trop direct dans ses dessins, pour que la tablée ne fasse pas le rapprochement. Tout en étant les fesses entre 2 chaises, un peu moins pour l’active/if. Cependant si l’on a vu juste, sans figurer dans ce duo, l’on gagnera toujours un point, plus éventuellement un par mauvais vote. La/le vainqueur étant celle/celui avec le meilleur score, au terme de la quantité de tours indiqués selon combien nous sommes.

Évidemment, les visuels d’Entre les lignes vaudront pour beaucoup à nos propres œuvres. Néanmoins, le jeu n’est pas dénué d’attrait visuel. Notamment par ses pions, un atout trop souvent laissé de côté, & qui bénéficie là d’illustrations rigolotes de Muti – Folio Art. Qui se sert justement de lignes, pour prolonger cette atmosphère très Alinéa. Et pour prolonger la partie visuelle, signalons l’adaptation graphique par Cédric Michiels.

Conclusion

On apprécie particulièrement les jeux de déduction, où des comparses doivent être débusqué(e)s, tout en devant elles/eux-mêmes se repérer. C’est spécifiquement ce que propose Entre les lignes, avec cette originalité de procéder au travers de dessins. Sans besoin d’être talentueuse/eux, tant il s’agit davantage d’être mali(g)n(e).

Inod

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