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eCrossminton

Ces dernières années, le marché vidéo-ludique a vu débarquer des sports autres que les 2 constamment représentés : le football comme il est appelé en Europe et le soccer. Si ces disciplines ne sont jamais développées par des mastodontes, mais par des studios indépendants, celles aux licences officielles bénéficient généralement du soutien d’un éditeur assez costaud. Ce qui n’est pas le cas de la jeune structure Daydream Software, qui s’est occupée d’eCrossminton. Vous l’aurez compris, une simulation de Crossminton, un sport qui monte.

Sport majeur

Effectivement, car il a moins de 20 ans d’âge, depuis sa première forme et son 1er nom & est devenu le crossminton en 2015. On ne vous détaillera pas les règles, qui s’avèrent simples. Tandis que celles du basketball par exemple sont nombreuses & complexes, mais aucune critique de jeu vidéo ne les explique. Alors que vous êtes nombreuses/eux à les ignorer. Pour faire simple, il reprend la base de son grand-frère : le badminton ! On s’affronte, chacun(e) sa raquette dans les mains, pour se renvoyer un volant. Sans trop entrer dans les détails, ce dernier est plus lourd, qu’un de badminton. Et les raquettes un peu différentes.

Eu égard à l’origine du sport mis en lumière par eCrossminton. Celui-ci ayant été dans un premier temps conçu pour évoluer à l’extérieur. Ce qui est complexe au badminton, car dès qu’il y a une simple brise, cela devient juste injouable. Tous les volants partant instantanément chez les voisin(e)s…

Au badminton, l’on s’oppose dans un rectangle, dont les 2 parties sont séparées par un filet. Ici pas de filet. D’où la non nécessité de ce matériel pour y évoluer, ce qui est plutôt pratique. Ce changement influe énormément, car à la place en face-à-face, l’on se retrouve chacun(e) dans un carré. Ces morceaux de terrain étant liés par une grande place vide, au sein de laquelle l’on ne peut aller. Chaque participant(e) ne peut se déplacer que dans son propre carré. Et doit envoyer le volant, dans celui de l’autre. S’il atterrit en dehors, par exemple dans l’espace vide entre les 2, il y aura faute et donc point à l’adversaire. Comme s’il s’agissait d’un immense filet. Vous êtes désormais paré(e)s pour vous jouer dans la réalité. Mais surtout via eCrossminton, car si vous faisiez du vrai sport parfois, vous ne seriez certainement pas en train de nous lire.

Acrobaties sans filet

Au niveau des modes, eCrossminton sait panacher les approches, afin de ne pas tomber dans un classique enchainement de matches. Notamment via celui mêlant des mini-jeux & brèves rencontres, que l’on remporte en quelques points sur un set. Même si évidemment il peut durer, si les échanges sont longs. Cependant si le précédent nom de ce sport comportait speed, ce n’est pas pour rien. En effet car les frappes vont vite et le volant, nommé speeder, aussi. Mais cela vaut également par la généralement brièveté des échanges. Les rallyes comme dans l’insipide tennis masculin actuel, n’existent que rarement.

En ce qui concerne les mini-jeux, on retrouve diverses sortes. Adresse, puissance, mix des 2, déplacements… Dans des univers plutôt rigolos, avec des objets pouvant rendre le tout complètement barré. Spécifiquement lorsque l‘on esquivera des balles géantes. On avance ainsi étape par étape dans le défi proposé, avec une difficulté progressive très bien calibrée. On ressent ainsi notre propre apprentissage se faire. Plus encore lorsque l’on remarque qu’un(e) opposant(e) est plus relevé(e) que les précédent(e)s, mais que l’on arrive à lui mettre une rouste. Car l’on maitrise davantage d’aspects désormais. Et à propos des mini-jeux, cela permet de les débloquer, pour s’y adonner par la suite.

Il est également envisageable de participer à des tournois & autres matches basiques. En simple ou en double. Concrètement, l’on reconnait les codes d’un jeu de tennis. Sans surprise, eCrossminton propose la vue de haut en ¾ habituelle, où évidemment l’on privilégie toujours de se trouver en bas. Mais aussi une vision de profil. Ce qui change diamétralement la donne. Tonique comme dans la réalité & usant d’un espace restreint pour chaque joueuse/eur, l’on arrive à couvrir toute notre surface, sans le besoin d’une touche d’accélération. Qui n’existe justement pas. Les coups oscillent entre le basique, le puissant, le chip ou encore le lob. Après avoir beaucoup joué, l’on confirme que la stratégie au travers de ces diverses capacités existe bel & bien. Heureusement, l’on n’est pas dans un jeu de raquettes, où finalement un seul bouton vaut la peine. Tandis que les autres ne servent pas.

Comme chez les disciplines de la même famille, le service sera hyper important. Il est possible de se déplacer sur toute la ligne & de viser aussi bien à gauche, qu’à droite de son/ses adversaire(s). Avec plus ou moins de puissance. Et donc potentiellement plus ou moins long. C’est bien là l’une des grandes forces du jeu. Savoir gérer la puissance & la précision, par rapport à la retombée du speeder. Là où la balle ne sort presque jamais dans les logiciels de tennis, peu importe votre manière de dégainer, ici les fautes peuvent vite arriver si vous n’êtes pas habile.

eCrossminton of the colossus

Nous l’évoquions en préambule, eCrossminton figure parmi les simulations qui bénéficient d’une licence officielle. En l’occurrence de l’ICO, l’International Crossminton Organization. On a ainsi droit à l’habillage qui va bien, les joueuses/eurs… Le tout au sein de plusieurs espaces de jeu très variés. D’une salle sympathique pour débuter, mais restant une salle, on passe à des environnements plus attrayants. Ces derniers se trouvent à l’extérieur, ce qui colle à l’identité première du sport en question. On profite grâce à cela de paysages tous plus différents les uns que les autres & assez originaux.

Très énergique, avec une maniabilité de qualité instinctive, tout en possédant une marge de progression pour les joueuses/eurs & une géniale gestion des sorties, eCrossminton accroche immédiatement. Le mix entre minj-jeux & matches aide pour le faire perdurer, en plus du multijoueur dont l’on ne décroche pas.

Inod

Développeur : Daydream Software
Éditeur : Daydream Software
Genre : Sport
Support : PlayStation 4

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