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Dynasty Warriors 9

Les épisodes se suivent & clairement, Dynasty Warriors 9 ne ressemblera à aucun autre. Car si l’identité de la saga reste bien là, elle s’aventure désormais au monde ouvert. Choix judicieux pour Omega Force & Koei Tecmo ?

Les Trois Royaumes

On ne change pas une formule qui gagne & qui, il faut l’avouer, passionne, au travers de Dynasty Warriors 9. On retrouve l’histoire des Trois Royaumes, Shu, Wei & Wu, au sein de la Chine du 3e siècle. La licence sachant faire les choses en grand, avec à chaque fois plus de tout, cet épisode ne déroge pas à la règle. On s’approche ainsi de la centaine de héros à incarner, avec pour tous des points-clés propres.

Entre missions principales & annexes, on a de quoi faire avec chaque. Qui plus est, les objectifs secondaires ne s’avèrent vraiment pas accessoires. Ils s’implémentent directement dans ce contexte historique touchant à la réalité. Soit l’une des grandes forces de la série, répondant encore à l’appel. Tout en ayant un impact sur la trame majeure. Sans oublier de menues quêtes, afin de glaner de l’expérience, des objets ou encore quelques deniers. Des phases de montées en niveau ne faisant jamais de mal… hormis à nos adversaires.

Au-delà de cet aspect, on apprécie grandement le choix d’avoir embarqué le casting complet du précédent volet. Sans omettre d’y inclure des nouveaux. S’il ne manquait ne serait-ce qu’un protagoniste, on y trouverait à redire. Même si personne au monde ne voulait le jouer.

Dynasty Warriors 9 nous met le grappin dessus

Grande nouveauté insufflée par Dynasty Warriors 9, l’exploration en monde ouvert. On peut l’affirmer immédiatement, cela change tout. Désormais, il sera envisageable d’aller explorer comme bon nous semble, peu importe notre but.

Qu’il s’agisse de l’envie de parcourir les détails de cette Chine, aux paysages variés. Entre forêts à la végétation luxuriante, montagnes dominant cet univers, villages, villes… Au sein d’un cycle jour-nuit & d’une météo évolutive, l’atmosphère change ainsi régulièrement. Une particularité de bon ton, afin de varier les plaisirs lors de nos parfois longs périples. La carte fourmillant de matériaux à dénicher, défis à remplir & luttes à remporter. Les lieux étant souvent malfamés, on devra en découdre régulièrement, sans même évoquer les pléthoriques batailles.

Justement, les combats gagnent également en profondeur. Des attaques spéciales & actions contextuelles apportant beaucoup aux affrontements. La répétitivité pouvant survenir si l’on joue longtemps à un DW, comme à tout beat’em all. Sauf si on lui octroie des changements dynamiques & spectaculaires. Ce qui est le cas avec ces ajouts. Au même titre, les oppositions face aux boss retors sauront amener un contraste bienvenu par rapport aux grandiloquentes bagarres à 1 contre 1000.

Tout comme la dimension stratégique, se développant par le biais du monde ouvert. Ainsi que par l’emploi du grappin. On pourra de cette façon jouer à l’alpiniste espion, en grimpant puis en se faufilant dans la bâtisse ennemie. De quoi prendre à revers la menace.

La facette rôliste est elle de plus en présente. On retrouve bien sûr la classique évolution, avec les points à distribuer entre de multiples caractéristiques. Mais rien d’étonnant là-dessus. En revanche, on plonge avec délectation dans tout ce qui concerne la cuisine. Permettant de concocter des mets utiles pour nous donner un atout temporaire. On apprécie également améliorer ses armes, avec une dimension forge pleinement établie. Et tout ne sera pas servi sur un plateau. Il faudra récolter sur le chemin ou gagner auprès de nos opposants tout le nécessaire. Entre les matériaux dont l’on a besoin en tant que tels, ainsi que les parchemins apprenant comment se servir des objets & autres denrées.

Ça pousse & ça Musô

Techniquement, la franchise a toujours fait un choix. Celui d’avoir la capacité d’afficher un nombre faramineux de protagonistes, au “détriment” de la qualité visuelle. D’une moins d’une partie, les personnages que l’on incarnera, ainsi que nos adversaires les plus relevés ayant droit à une direction artistique de toute beauté. Retranscrite comme elle le mérite à l’écran durant les phases de jeu.

Ce sont surtout les décors qui en pâtissent évidemment, sans quoi DW9 ne pourrait jamais tourner de par la puissance de calculs nécessaire. Ce qui n’est pas dérangeant jusque-là dans la licence, mais ce monde ouvert y connait quelques manques. Sans non plus s’avérer de moins bonne qualité sur ce point, que la concurrence ou même que les JDR.

La profondeur scénaristique de Dynasty Warriors 9, fait perdurer la légende de la saga. On en apprend sur l’histoire réelle, tout en la voyant romancée de telle manière à ce qu’elle soit captivante. Ceci même sans être passionné(e) de la Chine féodale ou d’Histoire tout court. Titanesque atout, les sous-titres en français. Malheureusement de nombreux jeux à l’histoire intéressante n’en bénéficient pas. Une large frange du public ne se penchant dans ce cas même pas sur d’innombrables excellentes sorties.

Notons comme toujours une bande-son de qualité, renforçant notamment l’identité épique de l’expérience.

Plus grand, plus fourni, avec plus de combats, d’aspects stratégiques & d’options rôlistes, Dynasty Warriors 9 s’impose sans problème. Surtout que la dimension historique nous emporte toujours avec elle. On espère que la franchise perdurera sur cette voie du monde ouvert.

Inod

Développeur : Omega Force
Éditeur : Koei Tecmo
Genre : Action
Supports : PlayStation 4, Xbox One & PC Windows
Date de sortie : 13/2/18

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