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Dreamscape

Ne laissons plus les rêves se former d’eux-mêmes, mais aidons-les à s’accomplir à travers Dreamscape (Sylex/Atalia) de David Ausloos. Espérons qu’il ne s’agisse pas d’un jeu cauchemardesque.

En tout cas, Dreamscape désire nous permettre de nous éloigner de nos songes maudits. Suite à plusieurs nuits agitées, notre esprit virevolte au sein d’un univers mystique, dont les paysages évoluent constamment. Et au sein duquel l’on décide de complètement se plonger. Avec pour objectif de le découvrir plus en profondeur certes, mais surtout d’y dénicher le moyen d’y (re)trouver le calme.

Pour ce faire, la/le joueuse/eur en solo ou les jusqu’à 4 participant(e)s, devront amasser des fragments de rêve adéquats, afin de confectionner leur paysage de rêve, le fameux Dreamscape. Que chacun(e) retrouvera sur sa propre carte du rêve & devra par conséquent retranscrire. & éventuellement même ses cartes, puisqu’au fur & à mesure que l’on en complètera, l’on en piochera des supplémentaires. Sans omettre les desseins du rêve (un maximum de tel type de fragment, être le plus éloigné de l’entrée, le maximum de cartes complétées…), qui sont eux communs à l’assemblée.
Toutefois Monsieur Cauchemar (pour les règles avancées) est toujours paré à encombrer notre esprit. En piégeant notre parcours. Rendant la stratégie essentielle au cours des 5 cycles d’une partie. Dont le but sera d’accumuler le plus de points Dreamscape.

Ces cycles se découpent eux-mêmes en 3 phases. Sauf l’Émergence, qui deviendra la 1e phase des 4 cycles suivants. En tant que séquence de réapprovisionnement & de récupération des fragments sur les cartes, envoyés directement dans les Mains (du jeu, pas vos propres mains). Ainsi que d’avancée du témoin du cycle en cours & de la vérification de l’ordre du tour à venir. Déterminé selon les positions des pions, le plus en retrait jouant en 1er et ainsi de suite.

S’en suit Le Voyage, où l’on exécutera les actions souhaitées et envisageables, grâce aux 5 points dévolus. On peut tout aussi bien déplacer notre dormeur sur le plateau, que récolter un fragment. En sachant que chacun de ces actes coûte un point.
Si un endroit adjacent à la position de notre dormeur n’a plus de fragment ou si l’on détient la couleur identique à celle de ce dernier, l’on peut se mouvoir à cet endroit. Cette fois sans perdre un point d’action. La résolution du pouvoir d’un lieu est quant à elle également gratuite. Tout comme celui d’une carte, sur laquelle l’on posera un fragment pour en bénéficier.

Selon la situation, les fragments peuvent agir sur vous. Pour vous confier quelques exemples, un fragment de terre (marron) offrira un déplacement supplémentaire quand l’on tombera dessus. Tandis qu’au moins 2 fragments de pierre (gris) empilés, formeront une montagne, et délivreront 2 points de sommeil en passant dessus. Toutefois cela ne fonctionne qu’une fois par tour. Ne vous amusez donc pas à ne faire que cela lors de votre séquence de jeu.
D’autres habiletés pourront être enclenchées, à l’instar de celle de chaque carte du rêve. Une fois par cycle en y disposant un fragment, l’on aura l’opportunité de s’en servir. Le pouvoir du Roi des Songes risque également de vous intéresser, puisqu’il permet de piocher un Dreamscape, sans même avoir besoin d’en finir un auparavant.

Enfin surgit la 3e phase, la Création. Le moment où l’on dispose les fragments acquis, de manière à représenter ce que les cartes de rêve indiquent. Tout en respectant les consignes, ce qui contraint à se déplacer & attraper les fragments en planifiant comme il se doit. Sinon l’on arrivera juste avec un tas de fragments, pouvant très bien ne pas correspondre. Et ainsi être défaussés. Néanmoins les poser dans notre Dreamscape reste envisageable, pour les avoir à disposition par la suite.
En sachant que pour confectionner notre paysage, l’on débute par celui d’entrée. Puis chaque nouveau sera placé adjacent ou au-dessus d’un fragment vide.

L’onirique univers de Dreamscape est également représenté visuellement par David Ausloos. Des paysages et des tons très doux, où la nature est omniprésente. Tant dans les éléments (eau, arbres, pierre…) que dans leurs coloris très doux. L’on ressent la véritable volonté de l’auteur de nous faire voguer vers d’apaisants songes. Même si le mode pour les expert(e)s vous infligera un Monsieur Cauchemar en rouge & noir, à l’air menaçant. L’un des plus qui fait la différence au niveau des objets de JDS à collectionner. Ce qui vaut tout autant pour les pions dormeurs, très originaux.

Sa voluptueuse atmosphère nous happe vers Dreamscape, tel le pays des rêves qui nous attire avec facilité. Ce n’est pas pour autant qu’il nous endort, tant ses mécaniques de placement, de collection et de pouvoirs, le rendent très dynamique.

Inod

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