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Dragon Ball Z: Kakarot

Les adaptions vidéo-ludiques de la franchise de Toriyama Akira ont beau défiler depuis 35 ans, bien souvent l’on se laisse happer, pour encore & encore redécouvrir son histoire. Ceci via de multiples biais & genres. En ce qui concerne Dragon Ball Z: Kakarot, nous avons cette fois droit à une approche rôliste pour l’aventure, mixée à un jeu de combat teinté de RPG lui aussi.

Comme à la T.V.

Lors de l’annonce de la production de Dragon Ball Z: Kakarot, l’on se demandait jusqu’où s’étendrait l’histoire. Sans vous révéler les subtilités apportées par l’introduction du jeu, sachez que l’on (re)vivra l’itinéraire de Son Goku, enfin de Kakarot, à partir des débuts de DBZ. En l’occurrence, sa fameuse balade champêtre avec Gohan. Qui déviera sur la rencontre avec Raditz. Puis l’on ira jusqu’au terme de la franchise, avec Buu. En passant par les sagas Frieza et celle des cyborgs, avec évidemment Cell en point d’orgue. Cependant, l’on ne sera point limité au héros emblématique, puisque l’on aura l’occasion de suivre certaines séquences de la trame principale, dans la peau d’un Piccolo, Son Gohan ou encore Vegeta.

On ne vous contera évidemment pas l’histoire, que vous connaissez sur le bout des doigts où même ne serait-ce qu’un minimum pour la plupart d’entre vous. Tandis que les autres, auront le plaisir de la découvrir. Ceci grâce à une narration suffisamment poussée, au travers de nombreuses cinématiques & scènes plus statiques.

Le contexte s’avère particulièrement bien mis en abime & réussit à nous fait ressentir des émotions proches de celles que l’on a pu connaitre en les voyant pour la première fois dans l’anime ou le manga. Sans savoir par avance ce qui allait arriver. Bien que là on s’y attende pour la plupart d’entre nous, retrouver ces moments forts fonctionne toujours autant. Alors qu’on les a déjà traversés au cours de récentes autres adaptations. L’humour est également omniprésent. Via une partie des scènes cultes connues, mais davantage encore par le truchement des missions secondaires. Les anecdotes de ces dernières, ainsi que les PNJ qui n’existent pas dans la série papier ou sur écran & qui surprennent, amènent une touche originale & marquante à DBZ: Kakarot.

On y retrouve notamment des thèmes chers à l’auteur. Entre la nourriture à foison, une touche lubrique (uniquement suggérée dans ce jeu vidéo mais pas omise). Ou encore un décalage total entre le monde qui court à sa perte & les pensées de certaines personnes. En somme, les divers arcs de DBZ (manga & dessin animé, oubliez les OAV) sont au rendez-vous & présents au-delà que dans les grandes largeurs. Avec en sus une importante mise en valeur de la saga originelle Dragon Ball. Permettant de fréquemment croiser Lunch, disparue à partir d’un certain moment dans la réalité de DBZ. Ou encore le terrible gang de Mai, Soba & leur empereur Pilaf. Mais aussi Franky & l’armée du Ruban Rouge, avec ses tours à détruire. Et des moins connu(e)s encore, parfois vu(e)s en guise de clin d’œil dans DBZ. En somme, les Dragon Boloss Z.

Un Dragon Ball Z: Kakarot qui nous absORBE

Voilà en jeu de mots en guise de titre de paragraphe, que ne renierait pas le seigneur Kaio du Nord, comme vous le comprendrez plus tard. L’aventure libre prend place dans le monde de DBZ tel qu’on le connait. S’il ne s’agit pas d’une exploration en monde ouvert, on a plus précisément droit à certaines zones qui se débloquent au fur & à mesure de notre avancée. Pour rejoindre celle désirée, il suffit de la sélectionner sur la carte. Ce qui entraine un temps de chargement longuet, sans la mise à jour désormais là. Heureusement, car ces passages sont fréquents durant Dragon Ball Z: Kakarot. De par des allers-retours régulièrement requis, après juste quelques paroles à un endroit. En vue d’une quête s’effectuant ensuite rapidement ou non, puis vous demandant de réaliser le chemin inverse…

Bien entendu, d’autres logiciels n’ont pas ce chargement entre 2 lieux & nous demandent de marcher, voler, rouler ou autres, pour atteindre au moins autant de points géographiques. Ce qui prend souvent davantage de temps & rallonge de manière stérile la durée de vie. On préfère donc ne pas être pris(e) pour un(e) idiot(e) & avoir simplement des temps de chargement, maintenant brefs, comme ici. & finalement éviter un long périple d’un endroit à un autre. Enfin il est parfois envisageable de traverser la frontière entre certains. Chaque domaine se parcourt avec plaisir, tant il n’y a pas d’abus sur l’étendue. Même avec nos petits petons, puisque nos personnages s’avèrent des coureurs à pied phénoménaux. Mais ils peuvent également profiter de la danse de l’air ou encore de véhicules (nuage magique, voitures ou encore robots bipèdes). Les objets mécaniques améliorables par Bulma, qui servent également pour des courses.

On a ainsi l’occasion de voyager comme bon nous semble, pour aller débusquer des fruits, des matériaux… Ou encore des orbes de diverses couleurs, partout au sol, sur les bâtiments, dans le ciel… Essentielles pour acquérir de nouvelles capacités. Tant pour les protagonistes que l’on aura plus ou moins l’occasion d’incarner en tant que principal personnage, que ceux de soutien. Avec des arbres de compétences différents selon ce statut dévolu de base par Dragon Ball Z: Kakarot. On peut alors, au fil des orbes nécessaires, mais également d’un niveau requis, de séances d’entrainement & de progression dans le scénario, s’octroyer des transformations, techniques au corps-à-corps, celles usant de vagues d’énergie, des capacités physiques… Voire des bonus pour les objets & orbes glanées après bagarre, du soutien, des PV en extra ou diminuant en échange d’une contrepartie… Moult possibilités pour C-18, Tenshinhan, Chaozu, Yamcha, Krilin, Son Goten, Trunks…

De quoi adapter la cyborg & les héros selon nos envies, au travers de la limite de choix sur les attaques spéciales & facultés annexes, pour les affrontements. Des techniques particulières (dodompa, kamehameha, kienzan, coup de poing du dragon…) établies sur au maximum les 4 boutons d’actions pour les personnages principaux, 2 pour les soutiens. Que l’on active en combinant une gâchette, avec la touche choisie. Encore faudra-t-il bénéficier de suffisamment de Ki, à engranger en pressant la touche d’action du haut. Voire selon certaines méthodes, dont des techniques le remontant. Les transformations à sélectionner en appuyant sur les 2 gâchettes simultanément, entament également cette jauge. Mais permettent d’amplement gagner en puissance notamment.

Tandis que les soutiens, selon si l’affrontement le permet, lutteront à vos côtés. Tout en déclenchant une attaque spécifique via la tranche droite, plus le bouton de l’action déterminée. Bien sûr cette utilisation nécessite un certain temps pour à nouveau être lancée. Et à force de soutiens, une barre se remplit pour user d’un combo Z où notre trio bénéficiera d’une offensive de haute-volée. En dehors de tous ces cas spéciaux, l’on peut également enchainer les frappes à proximité en matraquant un bouton d’action. Alors qu’un autre permet de balancer de classiques vagues d’énergie. Enfin le 4e offre des déplacements instantanés. Sans oublier qu’une gâchette délivre une garde. Soulignons un atout fort de Dragon Ball Z: Kakarot : son système d’expérience. L’on ne nous force jamais à améliorer ses personnages. Le niveau des adversaires, hors entrainements spécifiques, étant calibré pour être proche de celui du protagoniste principal en cours.

La quête finale des 7 boules de cristal & au-delà

Entre 2 bastons, durant les épisodes narratifs laissant certaines libertés, les interludes au milieu de 2 arcs, voire après l’histoire principale, Dragon Ball Z: Kakarot propose énormément d’activités. Des livraisons, de l’enquête, des objets à rassembler… Et même du baseball, en référence à la fameuse scène de Gohan au lycée. Des recettes sont aussi à dénicher, pour accomplir des mets surtout avec Chichi. Toujours parée à proposer des repas complets. Surtout que la cuisine avalée aura un impact sur certaines statistiques. En parallèle, l’on se régale des diverses manières de se tenir à table chez nos protagonistes.

Une spécificité utile donc, mais non indispensable. Tout comme le tableau communautaire. Au fil de notre avancée, l’on remporte les emblèmes de personnages. Que l’on associera sur de multiples tableaux (guerriers Z, entrainement, adultes, cuisine, aventure…), avec pour chacun un élément de base (Son Goku, Kaio, Tortue Géniale, Chichi, Yajirobé…). Plus l’on réussira des associations par des liens (amitié, capacité, famille…), plus le niveau de la communauté grandira. Tandis que l’on offrira aux personnages, des cadeaux trouvés ou gagnés, afin de faire grimper l’amitié & débloquer des récompenses. Tout en évoluant le niveau du tableau en question, donnant des extras en jeu. Comme davantage d’orbes ou objets après batailles, boutiques ou constructions moins onéreuses, meilleure récupération, attaque, défense…

Les boules de cristal du dragon sont évidemment au rendez-vous & peuvent être récupérées en dehors des phases historiques signalées par le jeu. Après leur utilisation, elles réapparaitront au bout de 20 minutes dans la réalité & non une année. Même si là Bandai Namco & CyberConnect2 auraient pu proposer un défi ultime, l’on préfère leur approche plus rapide. Sans vous gâcher les surprises, sachez que ces vœux offriront notamment à Son Goku l’occasion de toujours plus s’éclater. Tout en renforçant la facette humoristique du jeu. Grâce à de cocasses situations & dialogues survenu(e)s suite aux souhaits, demandant à Shenron de ressusciter des PNJ très particuliers.

L’émotion quant à elle est d’autant plus vibrante par la présence des thèmes musicaux de l’anime. On ne peut s’empêcher de fredonner des BGM & même d’entonner les génériques. Avec un Cha-La Head-Cha-La toujours aussi dantesque. L’ensemble porté par une réalisation des héroïnes, héros & autres malandrins, typiquement dessin animé, au cours de chaque phase. Déplacements libres, cinématiques, dialogues statiques, combats… Avec pour ces derniers un dynamisme époustouflant & des techniques spéciales démentes.

L’aventure complète et emplie d’activités, permet de toujours avoir de quoi s’occuper durant votre expérience de Dragon Ball Z: Kakarot. Tout en étant autant captivé(e) que la première fois que l’on a pu découvrir l’histoire de DBZ. L’ensemble profite en plus de mécaniques de combat JDR action proches de DB Xenoverse 2, retranscrivant la folie des oppositions de la licence. Il ne reste plus qu’aux joueuses/eurs de la première heure que nous sommes, à attendre la capsule temporelle, pour que Trunks du futur nous ouvre le chemin vers des missions manquées. Car c’est là le seul défaut du jeu, ne pouvoir retenter celles-ci une fois la progression effectuée dans le scénario.

Inod

Développeur : CyberConnect2
Éditeur: Bandai Namco Entertainment Europe
Genre : Jeu de rôle
Supports : PlayStation 4, PC & Xbox One

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