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Dragon Ball FighterZ

Il est rare que l’un des jeux les plus attendus de l’année, arrive justement au début de celle-ci & c’est pourtant le pari tenté par Dragon Ball FighterZ (DLC Bardock et Broly & DLC Vegeto & Zamasu). Si la franchise DB dans son ensemble n’est plus à présenter, l’intérêt ne faiblit lui jamais. D’autant plus qu’après Dragon Ball Xenoverse 2, Bandai Namco Entertainment a décidé de redistribuer les cartes, en faisant cette fois-ci confiance à Arc System Works. Pas une première pour la compagnie, qui a déjà développé Dragon Ball Z : Supersonic Warriors 2 (DS) & Dragon Ball Z : Extreme Butôden (3DS). Qu’en est-il du passage sur machines de salon ?

La guerre des clones

Des jeux de combat DB reprenant l’histoire officielle, en sachant souvent y implémenter quelques surprises. Jusqu’à ceux délivrant un gros apport scénaristique, la licence a régulièrement bénéficié d’un scénario se taillant une jolie place. Et ASW ayant tendance a délivrer des histoires riches au sein de ses productions, on ne pouvait s’attendre à moins.

Si l’on avait eu à refaire toute la saga, cela aurait sûrement déçu. Car finalement ce fut déjà plusieurs fois le cas depuis une quinzaine d’années. Dragon Ball FighterZ nous entraine donc dans de l’inédit. Celle-ci nous mettant aux prises avec les clones de nos héros et de nos ennemis. Cela rappelant les versions méchantes de Sangoku & certains de ses alliés, provoquées par les techniques de leurs ennemis dans l’anime. Cela est donc différent ici, puisqu’on les affronte.
Cependant ils n’arrivent pas tels 3 cheveux sur la tête de Chaozu. Se cache derrière un symbole pleinement ancré dans la franchise : C-21 ! Et oui, un nouveau cyborg ou plutôt une nouvelle.

Concrètement, cette partie permet de se déplacer sur la carte, au travers de divers embranchements. Au terme de celle-ci, on sera passé par 3 points de vue. De quoi découvrir des aspects multiples de l’univers, ce qui fonctionne bien dans les faits. On ne ressent jamais un étirement truqué, cherchant à nous faire tenir plus longtemps. De plus les féru(e)s de toujours remarqueront que tout a été réalisé avec respect. Encore heureux ! Mais à partir du moment où un autre support, propose un prolongement scénaristique, on peut vite tomber dans le grand n’importe quoi. Ce qui n’est pas du tout le cas ici. DBF puisant dans l’historique pour ses références, tout en réussissant à conserver le ton de la licence.

Un nouvel Arc à son System

Nous l’évoquions en préambule, Bandai Namco Entertainment a changé la donne en s’associant à Arc System Works. On a l’habitude des jeux de baston 2D de grande qualité de ce développeur, ainsi que de ceux où il s’associe à d’autres studios. Effectivement la 3D a été mise en pause, qui plus est des niveaux 3D très libres durant la baston. Ce à quoi il faut ajouter celle des déplacements entre les phases d’action des DB Xenoverse.

L’autre forte spécificité de base étant l’opposition d’équipes. En l’occurrence du 3 contre 3. Là-dessus, Dragon Ball FighterZ n’est évidemment pas le premier dans les itérations vidéoludiques DB à s’y mettre. Et pour un bon jeu en trio, il faut évidemment que le casting suive, ceci de diverses manières.
Tout d’abord le nombre, avec moins d’une trentaine de personnages. Loin de la titanesque variété que les logiciels DB nous proposaient généralement. Heureusement, on dénote un calibrage aux petits oignons entre chaque. Ainsi Tenshinhan est reproduit à sa juste valeur. Soit un combattant au moins aussi fort que Goku dans sa meilleure forme ! Les disparités ne sont pas au menu. On peut ainsi s’éclater & surtout éclater ses adversaires, avec qui l’on souhaitera. Nul besoin de se limiter aux protagonistes récents, possédant des puissances démentielles dans la série.

Autre point essentiel par rapport à son système de jeu, la complémentarité entre les triplettes. Selon l’association déterminée, les attaques changeront. Deux alliés dont l’on connait la proximité, sauront sortir une offensive spéciale impossible si l’un(e) ou l’autre fait ami-ami avec quelqu’un ne présentant aucune affinité avec elle ou lui. Grâce à cette particularité, nait également de nombreuses références.
On apprécie énormément que la véritable histoire influe le gameplay & que le gameplay rende hommage à l’histoire. Les vases communicants sont taillés comme il se doit, pour que les passionné(e)s de la saga s’y retrouvent. Tout en révélant ainsi des possibilités multiples. On aura alors envie d’essayer toutes les combinaisons imaginables, afin de savoir ce qu’il en résulte.

Souvent mis de côté par la majorité car considérés comme trop techniques, les versus fighting d’ASW font souvent peur au grand public. Alors qu’ils ne sont pas trop techniques, ils sont tout simplement techniques & non un vulgaire bourrinage. Fusionnant avec Dragon Ball, le développeur a su trouver une balance efficace & honnête.
Finalement cela s’avère surprenant, tant quand la demande technique est au rendez-vous on n’a pas envie de se faire dégommer par quelqu’un martelant les touches. Sans pour autant repousser les joueuses/eurs moins aguerri(e)s, tentant les premières combinaisons. On n’est pas sectaire, on veut juste ne pas avoir l’impression d’avoir acquis un logiciel mal fichu. Il faut être ouvert à tout le monde, mais chacun(e) à son niveau saura ce qu’il y produit. Le hasard ne pouvant avoir sa place dans un bon JV.
Et c’est justement ce qu’arrive à déployer Dragon Ball FighterZ, avec sa prise en main immédiate. Les raccourcis permettant de vite se sentir capable d’effectuer quelque chose de spectaculaire & percutant. De quoi donner envie aux non habitué(e)s des jeux de combat de s’y lancer. Les aficionadas/os d’ASW ne seront pas en reste, puisque derrière cette accessibilité, se cache une profondeur non feinte.

Les boutons prennent la voie du faible, moyen, puissant, super, sans dissocier les pieds des poings. Les diverses possibilités de contre, ainsi que la téléportation, offrent un dynamisme impressionnant. Celui que l’on veut ressentir à chaque jeu de la marque, où une choppe se verra contrée, une feinte laissera pantois(e) votre ennemi(e) préparant une grosse offensive… La vitesse d’exécution & les surprises rappellent le tournoi des arts martiaux de l’anime & du manga. Ou encore l’affrontement entre Son Goku & Majin Vegeta, qui ne laissait pas un seul instant de répit. On est constamment dans cette tension & ce plaisir. En mêlant frappes, enchainements aériens & combos où kikoho, kamehameha & autres sont bien entendus au rendez-vous, on ne s’arrête jamais. D’ailleurs moult passages par la case entrainement ne seront pas vains.

Brillant comme une morsure du soleil

Si la bagarre de Dragon Ball FighterZ prend place sur un plan 2D, vous aurez probablement constaté à la vue des images que l’on a visuellement droit à un rendu en 2.5D. Une technique fonctionnant très bien sur une telle licence, tant le côté anime de nos personnages ressort davantage. Ce à quoi la patte graphique n’est pas innocente évidemment. De manière ringarde, on dirait que l’on se croit littéralement devant la série. Le style & la fluidité des mouvements propres à ASW se ressentent & l’univers DB se fond dedans comme jamais. Concernant les attaques spéciales, les effets ou même un simple rechargement de ki, on en prend tellement plein les yeux que l’on est en panne de termes pour définir cette qualité.

L’habillage sonore n’est pas en reste. Le bruit des attaques spéciales, des déplacements, des impacts… On se croirait dans l’anime. Cela allant de paire avec les doublages.

La fusion entre l’univers DB & de la baston 2D à la Arc System Works a fonctionné ! Aucun des 2 n’ayant pris le pas sur l’autre, on est persuadé qu’ils ont utilisé les potaras. La baston de Dragon Ball FighterZ s’avérant nerveuse, spectaculaire d’emblée, tout en possédant une fantastique richesse de combos. Le tout imbriqué dans le monde de Dragon Ball, tant les techniques à plusieurs sont référencées & les graphismes décapants. L’une de ces expériences nous faisant dire qu’il s’agit de l’un des jeux de l’année, mais aussi l’une des rares auxquelles on jouera constamment toute l’année & même au-delà.

Inod

Développeur : Arc System Works
Éditeur : Bandai Namco Entertainment
Genre : Combat
Supports : PS4, Xbox One & PC
Date de sortie : 26/1/18

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